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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2500028

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2500028

lundi 28 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2500028
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Doubs de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré le certificat de résidence sollicité, conduisant le tribunal à inviter la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai d’un mois, la requérante est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, il est donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2025, Mme C B, représentée par son mandataire M. A D, doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle le préfet du Doubs a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2025, le préfet du Doubs informe le tribunal qu'il a délivré un certificat de résidence algérien valable du 27 novembre 2024 au 26 novembre 20234 à l'intéressée et conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Par une lettre du 17 mars 2025, le tribunal a demandé à la requérante, en application de l'article R. 612-5-1 du code justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () ".

2. D'une part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles () ".

4. En dépit de la demande qui a été adressée le 17 mars 2025 à 11h28 à M. D A, son mandataire, au moyen de l'application " télérecours citoyen " et qui est réputée lui avoir été notifiée deux jours plus tard, Mme B n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti. Par suite, Mme B doit, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être regardée comme s'étant désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B, représentée par M. A D et au préfet du Doubs.

Fait à Besançon le 28 avril 2025.

La présidente,

C. Schmerber

La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2500028

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