mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-1500215 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ACCARIES |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 6 décembre 2016, le tribunal de céans :
1°) sur la requête de M. B C enregistrée sous le n° 1500215 et tendant à l'annulation de la délibération du 27 novembre 2014 par laquelle le conseil municipal d'Arzenc-de-Randon a autorisé des coupes de bois par l'agence départementale de l'office national des forêts de la Lozère sur les parcelles cadastrées E25 et E51 et à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente d'une action en revendication de propriété de la section de commune de Donnepeau ;
2°) après avoir écarté une exception d'incompétence, ainsi que les fins de non-recevoir opposées en défense ;
3°) a décidé de surseoir à statuer jusqu'à ce que le tribunal de grande instance de Mende se soit prononcé sur la question de la propriété des parcelles E25 et E51.
Vu le jugement du tribunal judiciaire de Mende en date du 20 septembre 2022.
La procédure a été communiquée au préfet de la Lozère et au tribunal judiciaire de Mende, qui n'ont pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 10 juin 1793 et la loi du 9 ventôse an XII ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. A,
-les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique,
-les observations de Me Accariès représentant la commune d'Arzenc-de-Randon.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Par un jugement du 20 septembre 2022, le tribunal judiciaire de Mende a reconnu que M. C est propriétaire indivis des parcelles E25 et E51, et a débouté la section de commune de Donnepeau de son action en revendication de propriété sur ces parcelles. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la délibération contestée a été prise en méconnaissance de son droit de propriété sur les parcelles E25 et E51.
2. Dès lors, sans qu'il soit besoin d'examiner le défaut allégué d'habilitation du maire pour représenter la commune d'Arzenc-de-Randon dans la présente instance, la délibération du 27 novembre 2014 par laquelle le conseil municipal d'Arzenc-de-Randon a autorisé des coupes de bois par l'agence départementale de l'office national des forêts de la Lozère sur les parcelles cadastrées E25 et E51 doit être annulée.
Sur les conclusions présentées par la commune d'Arzenc-de-Randon sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées par la commune d'Arzenc-de-Randon sur le fondement de ces dispositions doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La délibération du 27 novembre 2014 par laquelle le conseil municipal d'Arzenc-de-Randon a autorisé des coupes de bois par l'agence départementale de l'office national des forêts de la Lozère sur les parcelles cadastrées E25 et E51 est annulée.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Arzenc-de-Randon formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la section de commune de Donnepeau, à la commune d'Arzenc-de-Randon, au préfet de la Lozère et au tribunal judiciaire de Mende.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Bala, première conseillère,
M. Aymard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
Le rapporteur,
F. A
Le président,
J. B. BROSSIER
La greffière,
E. NIVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Lozère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026