jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2100963 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GOLOVANOW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 et 27 mars 2021 et le 29 avril 2021, M. A E, M. C G, Mme H F et M. D B demandent, au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n°2021-013 adoptée le 5 mars 2021 par le conseil municipal de la commune des Monts-Verts, ayant pour objet : " Travaux Berc/Vigours/Bois-Grand " ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune des Monts-Verts de faire cesser immédiatement les travaux objet de la délibération n°2021-013.
Ils soutiennent que :
- le conseil municipal a délibéré irrégulièrement à huis clos ; le recours au huis clos est abusif et a uniquement pour but d'exclure tout témoin ;
- la délibération attaquée est irrégulière dès lors que le compte-rendu de la séance ne mentionne pas le départ d'un conseiller municipal et les observations présentées par M. E concernant les travaux en litige ;
- elle est irrégulière dès lors que le tableau intitulé " préparation des budgets primitifs " et comportant la référence à la délibération 2021-14 n'a pas été présenté en séance ; la délibération 2021-14 constitue un faux ;
- elle est illégale dès lors que les travaux en cause ne revêtaient aucun caractère d'urgence ;
- elle est illégale dès lors qu'elle porte sur un marché illicite, réalisé dans des conditions irrégulières, établi en 2016 sans la moindre délibération ni adoption préalable d'un budget dédié et dénoncé par le préfet ;
- elle est illégale dès lors qu'elle porte sur un contrat ayant un contenu illicite en tant qu'il porte sur une partie des travaux liée à l'assainissement dont la compétence avait été transférée à un syndicat intercommunal ;
- elle est illégale dès lors que la réalisation des travaux sur laquelle elle porte nécessitait l'engagement d'une nouvelle procédure de mise en concurrence ou la conclusion d'un nouveau contrat pour les travaux en litige dont rien n'indique au dossier qu'ils auraient été confiés à l'entreprise titulaire à des seules fins privées ;
- elle est illégale dès lors que ces travaux auraient dû être financés à 90% par des propriétaires privés ;
- avant d'être élu, le maire de la commune s'était engagé contre ces travaux ;
- plus de la moitié des conseillers municipaux avait signé la pétition contre ces mêmes travaux en décembre 2019 ;
- des subventions n'étaient pas encore sollicitées lors de l'adoption de la délibération attaquée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 juillet 2021 et le 20 décembre 2022, la commune des Monts-Verts, représentée par Me Golovanow, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et, en tout état de cause à ce qu'il soit pris acte du décès de M. E et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est devenue sans objet dès lors que les travaux ont été achevés le 11 février 2022, que M. A E est décédé le 29 juin 2021 et qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Le tribunal a été informé le 13 juillet 2021 du décès de M. E survenu le 19 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivité territoriales ;
- le code des marché publics ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Chevillard,
- les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,
- les observations de Me Duvieubourg substituant Me Golovanow, représentant la commune des Monts-Verts.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération n°2021-013 adoptée le 5 mars 2021 par le conseil municipal de la commune des Monts-Verts, ce dernier a décidé la reprise de travaux sur les hameaux de Berc, Vigours et Bois-Grand et autorisé le maire de la commune à procéder aux démarches nécessaires en ce sens. Par la présente requête, M. A E, M. C G, Mme H F et M. D B demande au tribunal d'annuler cette délibération.
Sur le non-lieu à statuer :
2. La commune des Monts-Verts fait valoir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la légalité la délibération n°2021-013 du 5 mars 2021 en litige dès lors que les travaux qu'elle a autorisés ont été entièrement réalisés ainsi qu'il ressort du procès-verbal de réception du 11 février 2022. Toutefois, dès lors que cette délibération a produit des effets, notamment du fait de la réalisation des travaux qui en sont l'objet, la requête n'est pas devenue sans objet. Par suite, il y bien lieu de statuer sur cette requête.
Sur la légalité de la délibération n°2021-013 du 5 mars 2021 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales : " Le maire a seul la police de l'assemblée. () ". Aux termes de l'article L. 2121-18 du même code : " Les séances des conseils municipaux sont publiques. / Néanmoins, sur la demande de trois membres ou du maire, le conseil municipal peut décider, sans débat, à la majorité absolue des membres présents ou représentés, qu'il se réunit à huis clos. () ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'une requête tendant à l'annulation de délibérations adoptées par le conseil municipal à l'issue d'une séance à huis clos, de contrôler que la décision de recourir au huis clos, autorisée par les dispositions précitées de l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales, ne repose pas sur un motif matériellement inexact et n'est pas entachée d'erreur de droit, d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir.
5. Les requérants soutiennent que la séance du conseil municipal de la commune des Monts-Verts du 5 mars 2021 s'est abusivement tenue à huis clos dans le but d'empêcher la présence de tout témoin durant les discussions concernant une affaire délicate, alors que la séance aurait pu se tenir hors des horaires de couvre-feu. Il ressort des termes mêmes du compte-rendu du conseil municipal que celui-ci a décidé que la séance du 5 mars 2021 se tiendrait à vingt-et-une heures un vendredi, hors la présence du public en raison de l'application du couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, il ressort des termes du même compte-rendu que le principe de l'instauration du huis clos a été accepté par la majorité absolue des élus présents. Il n'est par ailleurs pas contesté, et ressort des délibérations produites en défense, que pour des motifs d'organisation professionnelle et personnelle, toutes les séances du conseil municipal ont eu lieu à vingt heures trente ou vingt-et-une heures le vendredi soir, y compris lors des périodes non concernées par le couvre-feu et que le huis clos n'a pas été décidé uniquement pour la séance du 5 mars 2021, au cours de laquelle la délibération attaquée a été adoptée, mais également lors du conseil municipal précédent du 12 février 2021 et pour les suivantes. En outre, les circonstances tirées de ce que les travaux en litige n'étaient pas urgents et que les conseils municipaux des 12 février et 19 mars 2021 se sont également tenus à huis clos pour les mêmes motifs sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Dans ces conditions, les requérants ne démontrent pas l'intention qu'aurait eu le conseil municipal d'utiliser le huis clos afin d'empêcher le public d'assister à la réunion. Par conséquent, ils ne sont pas fondés à soutenir que la décision prise par le conseil municipal de se réunir à huis clos reposerait sur un motif matériellement inexact, serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ou serait entachée d'un détournement de pouvoir.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales : " () Le maire doit rendre compte à chacune des réunions obligatoires du conseil municipal. ".
7. Les requérants ne sauraient utilement soutenir que la délibération attaquée est irrégulière dès lors que le compte-rendu de la séance ne mentionne pas le départ d'un conseiller municipal après le vote sur les travaux en litige, cette circonstance n'étant pas de nature à révéler une irrégularité dans la procédure ou l'adoption de la délibération attaquée. Tel est également le cas des circonstances que le compte-rendu de la séance précédente du 12 février 2021, au demeurant non produit, contiendrait des mentions erronées sur l'absence de certains élus ou que la reprise de ces travaux ait été reportée à la réunion suivante. Par suite, ces moyens inopérants doivent être écartés.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ".
9. En application des disposition citées au point précédent, le maire est tenu de communiquer aux membres du conseil municipal les documents nécessaires à leur participation à la délibération sur les affaires de la commune. Lorsqu'un membre du conseil municipal demande la communication de documents faisant partie de la correspondance échangée entre l'avocat de la commune et son exécutif ou des consultations juridiques rédigées par cet avocat pour le compte de la commune, il appartient au maire, sous le contrôle du juge, d'une part, d'apprécier si cette communication se rattache à une "affaire" qui fait l'objet d'une délibération du conseil municipal et, d'autre part, eu égard à la nature de ce document, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général n'y fait obstacle, avant de procéder, le cas échéant, à cette communication selon des modalités appropriées.
10. Les requérants soutiennent que la délibération attaquée est irrégulière dès lors que le tableau intitulé " préparation des budgets primitifs " et comportant la référence à la délibération 2021-14 du 5 mars 2021 n'a pas été présenté en séance. Toutefois, les irrégularités supposées de cette délibération adoptée lors de la même séance, mais postérieurement à la délibération attaquée et qui a uniquement pour objet de récapituler l'ensemble des investissements prévus, une fois qu'ils ont été votés en détail pour la préparation du budget sont sans incidence sur la légalité de la délibération contestée qui détaille les travaux en litige et leur montant et qui a fait l'objet d'un débat puis d'un vote comme en attestent les pièces versées au dossier et les écritures même des requérants. Ces derniers soutiennent également que la délibération aurait été adoptée dans un contexte houleux, sous la pression et de manière hâtive sur la base d'informations manquantes ou erronées. Toutefois, les requérants n'apportent aucun élément à l'appui de leurs allégations, notamment des témoignages d'élus présents lors de cette séance ou des demandes de rectification des mentions portées tant sur la délibération qui fait état d'un vote à la majorité absolue des suffrages exprimés, que du compte-rendu de séance, qui ne comporte aucune réserve particulière des élus ou demande de communication de pièces complémentaires qui aurait été refusée avant le vote alors que l'un des requérant aurait produit en séance un dossier très étayé sur toutes les supposées irrégularités de celui-ci afin d'éclairer le débat. En outre, les requérants ne précisent pas sur quel point les informations données aux élus auraient été erronées ou incomplètes. Ainsi, les conditions d'adoption de la délibération ne révèlent ainsi aucun défaut d'information des élus, abus de droit, méconnaissance de la charte de l'élu local ou tout autre principe démocratique. Par suite, les moyens doivent également être écartés.
11. En quatrième lieu, seule une irrégularité tenant au caractère illicite du contenu de celui-ci ou à un vice d'une particulière gravité, relatif notamment aux conditions dans lesquelles les parties ont donné leur consentement peuvent conduire à prononcer l'annulation ou la résiliation d'un contrat, ou encore à en écarter l'application dans le cadre d'un litige relatif à son exécution.
12. Les requérants soutiennent que la délibération attaquée est illégale dès lors qu'elle porte sur un marché illicite, réalisé dans des conditions irrégulière, établi en 2016 sans la moindre délibération ni adoption préalable d'un budget dédié et dénoncé par le préfet. Toutefois, en l'absence de toute autre précision ou élément de nature à révéler l'existence d'un vice du consentement, les requérants ne sont pas fondés à se prévaloir de l'absence de délibération du conseil municipal et d'adoption d'un budget dédié à l'opération préalable à la conclusion du contrat en 2016, dont la signature, le montant et l'exécution leur était connus, sans qu'ils ne s'y soient formellement opposés par la voie d'un recours préalable ou d'un recours contentieux formé contre ce contrat. En tout état de cause, la commune fait valoir, sans être contestée en réplique que les crédits afférents à cette opération ont bien été prévus au budget adopté en avril 2016 dans la limite du montant de l'opération retenue à la signature du contrat en septembre suivant. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. En cinquième lieu, les requérants soutiennent que le contrat concerné par la délibération attaquée a un contenu illicite en tant qu'il porte sur une partie des travaux liée à l'assainissement dont la compétence avait été transférée à un syndicat intercommunal. Par une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nîmes du 25 juillet 2017, la suspension du marché conclu en 2016 a été prononcée, suite à un déféré préfectoral, au motif qu'il portait pour partie sur le réseau d'alimentation en eau potable pour lequel la commune ne disposait plus de la compétence pour assurer la maîtrise d'ouvrage des travaux afférents compte tenu du transfert opéré au profit d'un syndicat intercommunal. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté qu'à la suite de cette ordonnance, la commune et le titulaire du marché ont conclu un avenant le 17 mai 2018 pour retirer l'ensemble des travaux concernant le réseau d'eau potable du marché initial, comme le rappelle la présentation des modifications de programme de travaux figurant dans la délibération en litige. Ainsi, contrairement à ce que soutiennent les requérants, cette dernière n'a pas été prise pour l'application d'un contrat illicite ou inexistant dès lors qu'elle ne porte pas sur la partie des travaux liée à l'assainissement dont la compétence avait été transférée à un syndicat intercommunal. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. En sixième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de ce que les travaux concernés par la délibération attaquée, dont rien n'indique au dossier qu'ils auraient été confiés à l'entreprise titulaire à des seules fins privées ou de favoritisme, auraient nécessité l'engagement d'une nouvelle procédure de mise en concurrence ou la conclusion d'un nouveau contrat pour les travaux en litige. Par suite, le moyen inopérant doit être écarté.
15. En septième lieu, si les requérants soutiennent que le maire de la commune s'était engagé contre ces travaux avant son élection et que plus de la moitié des conseillers municipaux avait signé une pétition, mi-décembre 2019, contre ces mêmes travaux, de telles circonstances sont sans incidence sur la légalité de l'acte en litige. Par suite, ce moyen doit être écarté.
16. En huitième lieu, l'objet des travaux porte sur des aménagements de voiries et des enfouissements de réseaux dont il n'est pas contesté qu'ils concernent le domaine public communal et doivent pour ce motif être pris en charge par le budget de la commune. Par suite, le moyen tiré du caractère illégal de la délibération attaquée au motif que ces travaux auraient dû être financés à 90% par des propriétaires privés n'est pas fondé et doit être écarté.
17. En dernier lieu, si les requérants font valoir que les travaux d'un montant d'un peu plus de 100 000 euros n'étaient ni urgents ni nécessaires, et de nature à grever le budget municipal, ils n'apportent aucun élément de nature à étayer leurs allégations alors que, comme ils le soulignent eux-mêmes, plusieurs séances du conseil municipal ont porté sur ces travaux qui ont fait l'objet d'un débat et d'un vote à la majorité absolue des membres présents ou représentés sans faire par ailleurs l'objet de réserve. De même, la circonstance que des subventions n'étaient pas encore sollicitées lors de l'adoption de cette délibération, dont la légalité s'apprécie à la date à laquelle elle a été prise, est en tout état de cause sans incidence sur celle-ci. Par suite, les moyens doivent être écartés.
18. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à contester la délibération 2021-013 du 5 mars 2021. Par suite, les conclusions en annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des requérants la somme que la commune des Monts-Verts demande au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. E, M. G, Mme F et M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune des Monts-Verts au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C G, à Mme H F, à M. D B et à la commune des Monts-Verts.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
M. Chaussard, premier conseiller,
M. Chevillard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
Le rapporteur,
F. CHEVILLARD
La présidente,
C. BOYER
La greffière,
F. DESMOULIÈRES
La République mande et ordonne au préfet de la Lozère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2100963
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026