LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2101322

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2101322

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2101322
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantVENEZIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 23 avril 2021, 9 mai 2022 et 12 mai 2023, M. C A, représenté par Me Venezia, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 25 février 2021 par laquelle le président du conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Avignon (COGA) a rejeté sa demande tendant au versement de sommes non perçues au titre de l'indemnité spécifique de service (ISS) depuis sa nomination au grade d'ingénieur principal, le 1er juin 2015 ;

2°) de condamner la COGA à lui verser la somme de 15 015,84 euros correspondant au montant non perçu au titre de l'ISS pour la période d'avril 2017 au jour du dépôt de sa requête ;

3°) d'enjoindre au président du conseil communautaire de la COGA de fixer son taux d'ISS à 0,85% dans un délai de dix jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard, et de le rétablir dans ses droits, y compris ses droits à la retraite ;

4°) de condamner la COGA à lui verser la somme de 3 500 euros en réparation du préjudice moral subi ;

5°) de mettre à la charge de la COGA la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête n'est pas tardive ;

- la décision du 25 février 2021 a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- cette décision méconnaît les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 instaurant l'indemnité spécifique de service dès lors que la décision de diminuer son taux d'ISS de 0,85% à 0,6093% lors de sa nomination au grade d'ingénieur principal au 1er juin 2015, soit bien en-deçà du taux minimum fixé pour ce grade, et ne reposant sur aucun motif lié à la qualité de ses services et aux sujétions attachées à ses fonctions, n'est pas justifiée ;

- en conséquence de l'annulation de cette décision, il est fondé à demander qu'il soit enjoint à la communauté d'agglomération de le rétablir dans ses droits, et notamment son taux d'ISS fixé avant sa nomination à ce grade à 0,85% et ses droits à la retraite compte tenu de la minoration injustifiée du taux d'ISS dans le calcul de ces derniers depuis son admission à la retraite le 1er avril 2022 ;

- il est également fondé à demander le versement des sommes qu'il aurait dû percevoir au titre d'une ISS au taux de 0,85% à compter du mois d'avril 2017 dans le respect de la prescription quadriennale, soit 312,3 euros par mois sur quarante-huit mois, ce qui fait un montant total dû de 15 015,84 euros ;

- il est fondé à demander l'indemnisation du préjudice moral subi qui doit être évalué à 3 500 euros en raison de l'inégalité de traitement dont il a été victime du fait de la minoration de cette prime durant six années au regard des rémunérations perçues par les autres agents du même grade recrutés plus récemment et sans responsabilité d'encadrement.

Par des mémoires en défense enregistrés les 5 octobre 2021 et 10 août 2022, la COGA, représentée par Me Gardère, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le montant de sa condamnation au titre de l'ISS non perçue soit calculé sur la base d'un montant maximum de 163 euros mensuels à compter du mois de janvier 2020, et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les conclusions tendant au versement du montant non perçu au titre de l'ISS sont irrecevables car tardives, dès lors que les demandes préalables des 4 novembre 2019, 9 février et 23 avril 2021 ont été présentées postérieurement à la date à laquelle l'arrêté du 21 mai 2015, fixant le taux de cette prime à effet du 1er juin suivant, a acquis un caractère définitif ;

- ces conclusions sont également irrecevables dès lors que la décision de rejet du 25 février 2021 est purement confirmative de celle du 19 décembre 2019 et, à défaut, la décision du 25 février 2021 doit être regardée comme confirmative de celle du 19 décembre 2019 pour la période antérieure au mois de janvier 2020 ;

- la créance dont se prévaut M. A est prescrite depuis le 31 décembre 2019 en vertu de la prescription quadriennale dont le point de départ est la notification à l'intéressé de l'arrêté fixant le taux d'ISS le 5 juin 2015 ;

- les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisante motivation, constituant des vices propres de la décision du 25 février 2021 liant le contentieux, sont inopérants ;

- l'illégalité d'un acte individuel ne peut être invoquée par voie d'exception que s'il n'est pas devenu définitif ;

- la manière de servir de l'agent n'étant pas totalement satisfaisante, c'est à bon droit, conformément à l'article 3 de l'arrêté du 25 août 2003, qu'il a été décidé de ne pas lui attribuer le coefficient minimal de 0,735, la modulation de ce coefficient devant permettre d'inciter les agents à progresser, l'attribution du taux de 0,6093 est donc justifiée ;

- à titre subsidiaire elle ne pourra être condamnée que sur la base d'un taux de 0,735% tel que demandé par le requérant dans son recours préalable et correspondant au taux minimum prévu pour son grade par l'arrêté du 25 août 2003, soit un solde de 163 euros par mois au regard du montant qu'il perçoit déjà ; cette indemnité ne pourra courir qu'à compter du mois de janvier 2020 dès lors qu'en l'absence de contestation du rejet de son précédent recours indemnitaire le 19 décembre 2019 il doit être regardé comme ayant renoncé à ses prétentions indemnitaires sur la période antérieure à janvier 2020, et jusqu'au mois de mars 2022 puisqu'il a été admis à la retraite au 1er avril suivant ;

- le requérant ne justifie pas avoir subi un préjudice moral distinct de la minoration de l'ISS ;

- sa demande d'injonction est devenue sans objet compte tenu de son admission à la retraite au 1er avril 2022 ; à titre subsidiaire, il conviendra également de se limiter à ce taux de 0,735%.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Vosgien, rapporteure,

- les conclusions de M. Chaussard, rapporteur public,

- et les observations de Me Venezia, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Suite à sa nomination au grade d'ingénieur principal territorial, M. A, exerçant ses fonctions au sein de la communauté d'agglomération du Grand Avignon (COGA), s'est vu attribuer, par un arrêté du 21 mai 2015, une indemnité spécifique de service (ISS) au taux de 0,6093% à compter du 1er juin 2015. Par deux courriers des 4 novembre 2019 et 12 février 2021, l'intéressé a demandé le versement d'une somme de 8 476 euros, à parfaire, correspondant à l'écart entre le montant de l'ISS perçu depuis sa nomination au grade d'ingénieur principal en juin 2015 et celui qu'il aurait dû, selon lui, percevoir, ainsi que l'indemnisation du préjudice moral en résultant sur la même période. Par un courrier du 25 février 2021, le président du conseil communautaire de la COGA a rejeté sa demande, confirmant sa précédente décision du 19 décembre 2019 à laquelle il se réfère. Par sa requête, M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision du 25 février 2021 et la condamnation de la COGA à lui verser les sommes de 15 015,84 euros correspondant au montant non perçu au titre de l'ISS pour la période d'avril 2017 au jour du dépôt de sa requête et 3 500 euros au titre de son préjudice moral.

Sur la nature du litige :

2. Lorsque sont présentées dans la même instance des conclusions tendant à l'annulation pour excès de pouvoir d'une décision et des conclusions relevant du plein contentieux tendant au versement d'une indemnité pour réparation du préjudice causé par l'illégalité fautive que le requérant estime constituée par cette même décision, cette circonstance n'a pas pour effet de donner à l'ensemble des conclusions le caractère d'une demande de plein contentieux.

3. En l'espèce, si M. A a intitulé son courrier du 12 février 2021 : " recours indemnitaire préalable ", celui-ci ne tendait, pour ce qui concerne le montant non perçu au titre de l'ISS, qu'au versement de la rémunération correspondante et avait, dès lors, un objet purement pécuniaire. En formulant la même demande dans sa requête, par voie de conséquence de l'annulation pour excès de pouvoir également sollicitée de la décision du 25 février 2021 rejetant expressément cette demande, par l'invocation de moyens de légalité externe et interne dirigés contre celle-ci, et alors même qu'il sollicite, par ailleurs, la réparation du préjudice moral en résultant, M. A n'a pas donné à l'ensemble de ses conclusions le caractère d'une demande de plein contentieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, par arrêté du 15 janvier 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 3 février suivant, M. D B a reçu délégation du président du conseil communautaire de la COGA à l'effet de signer tout acte en toute matière relevant des attributions propres de ce dernier, à l'exception de certaines mesures limitativement énumérées, dont ne fait pas partie la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.

5. En deuxième lieu, la décision du 25 février 2021 rejetant la demande de M. A tendant au versement des sommes non perçues au titre de l'ISS fait expressément référence à la décision du 19 décembre 2019 ayant rejeté une précédente demande de l'intéressé ayant le même objet, et transmise à nouveau en pièce jointe à la décision contestée. Celle-ci étant suffisamment motivée en fait et en droit, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée n'était pas elle-même suffisamment motivée.

6. En troisième lieu, d'une part, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.

7. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dans sa rédaction alors applicable : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Il résulte des dispositions de l'article R. 421-5 du même code que ce délai n'est toutefois opposable qu'à la condition d'avoir été mentionné, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision.

8. En soutenant que la décision contestée méconnaît les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 instaurant l'indemnité spécifique de service dès lors que la décision de diminuer son taux d'ISS de 0,85% à 0,6093% lors de sa nomination au grade d'ingénieur principal, au 1er juin 2015, soit bien en-deçà du taux minimum fixé pour ce grade, et ne reposant sur aucun motif lié à la qualité de ses services et aux sujétions attachées à ses fonctions, n'est pas justifiée, M. A doit être regardé comme excipant de l'illégalité de l'arrêté du 21 mai 2015 fixant son taux d'ISS à 0,6093% à compter de la date de sa nomination dans ce grade au 1er juin suivant. Or, il ressort des pièces du dossier que cet arrêté, notifié avec la mention des voies et délais de recours le 5 juin 2015, a fait l'objet d'un recours gracieux du requérant reçu le 29 juin suivant, qui a fait naître une décision implicite de rejet le 29 août 2015. En l'absence de recours formé dans le délai de deux mois suivant cette décision, ledit arrêté a acquis un caractère définitif le 29 octobre suivant. Par suite, M. A n'était pas recevable, à la date d'enregistrement de sa requête, le 23 avril 2021, à exciper de l'illégalité de cet acte non réglementaire pour contester la légalité de la décision attaquée, sans que l'absence de prescription des créances en litige ait une incidence à cet égard.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 25 février 2021 par laquelle le président du conseil communautaire de la COGA a rejeté sa demande tendant au versement des sommes non perçues au titre de l'indemnité spécifique de service. Ses conclusions tendant à cette fin devront, ainsi, être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à la condamnation de la COGA au versement de ces sommes d'un montant total de 15 015,84 euros.

Sur les conclusions indemnitaires :

10. M. A n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il aurait fait l'objet d'une différence de traitement illégale et fautive par rapport à d'autres agents se trouvant dans une situation identique à la sienne. Il ne démontre ainsi pas l'existence d'une faute engageant la responsabilité de la COGA pour le préjudice moral dont il demande réparation.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la COGA, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A le versement de la somme que la COGA demande sur le fondement des mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la communauté d'agglomération du Grand Avignon présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la communauté d'agglomération du Grand Avignon.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Roux, président,

Mme Vosgien, première conseillère,

Mme Béréhouc, conseillère.

Lu en audience publique le 31 octobre 2024.

La rapporteure,

S. VOSGIEN

Le président,

G. ROUXLa greffière,

F. DESMOULIÈRES

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions