jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102555 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ROUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 4 août 2021 et 13 avril 2023, Mme B A, représentée par Me Allégret-Dimanche, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune Collorgues à lui verser la somme de 26 619 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis ;
2°) de mettre à la charge de cette commune la somme de 3 000 au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions par lesquelles son maire lui a retiré l'indemnité d'administration et technicité, lui a infligé un avertissement et a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident survenu le 21 janvier 2016, et qui ont été annulées par le juge administratif, sont illégales et constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de la commune de Collorgues ;
- elle a subi des faits de harcèlement moral de la part du 1er adjoint au maire alors en exercice qui constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de la commune qui n'a pas assuré sa protection et sa sécurité ;
- la responsabilité sans faute de la commune est également engagée aux fins d'indemnisation de l'ensemble des préjudices personnels et patrimoniaux qui a résulté de son accident de service survenu le 21 janvier 2016 ;
- elle a subi des préjudices patrimoniaux, qui doivent être indemnisés à hauteur de 9 086 euros, résultant des frais médicaux, des frais d'expertise et d'une perte de primes lors de son arrêt maladie ;
- elle a subi un préjudice moral devant être réparé à hauteur de 15 000 euros :
- elle a subi une perte de chance dans la progression de sa carrière.
Par des mémoires en défense enregistrés les 3 mars 2022 et 3 mai 2023, la commune de Collorgues, représentée par Me Roux, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, à ce qu'il soit enjoint à Mme A de communiquer la décision judiciaire " D/A " relative aux intérêts civils ou, à défaut, qu'il soit sursis à statuer dans l'attente de cette décision et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme A le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- seul le 1er adjoint au maire a été condamné pénalement pour des faits de harcèlement à l'encontre de Mme A ;
- la commune n'était pas à l'origine des actes et agissements fautifs puisque l'équipe municipale a changé le 4 juillet 2020 et qu'elle a toujours dénoncé le comportement et la personnalité de l'ancien élu ;
- Mme A ne saurait être indemnisée deux fois pour les mêmes faits dans la mesure où une action civile a déjà été engagée à l'encontre du 1er adjoint au maire ;
- le montant mensuel de l'indemnité d'administration et de technicité réclamé par Mme A ne pouvait lui être versé puisqu'elle était en arrêt maladie sur la période considérée ;
- les montants des indemnités réclamées au titre des frais médicaux et d'expertise et du préjudice moral ne sont pas justifiés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires ;
- le code de la fonction publique ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°65-773 du 9 septembre 1965 :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fanny Béréhouc,
- les conclusions de M. Michaël Chaussard, rapporteur public,
- et les observations de Me Allégret-Dimanche, représentant Mme A, et de Me Roux, représentant la commune de Collorgues.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, agent administratif 1ère classe titulaire de la commune de Collorgues depuis 2004, a été réintégrée sur un poste de secrétaire de mairie, le 1er juillet 2015, à la suite de son congé parental. Le maire de cette commune, par arrêté du 4 janvier 2016, a décidé de lui retirer le bénéfice de l'indemnité d'administration et de technicité et, par décision du 14 janvier 2016, de lui infliger un avertissement, sanction disciplinaire du 1er groupe. S'estimant victime d'une situation de harcèlement moral, Mme A a alors sollicité l'octroi de la protection fonctionnelle le 17 janvier 2016 et a été placée en arrêt de travail à compter du 21 janvier 2016. Par arrêté du 7 février 2017, le maire de Collorgues a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son état de santé. Le tribunal administratif de Nîmes, par un jugement du 22 décembre 2017 devenu définitif, a annulé l'arrêté du 4 janvier 2016 et la décision du 14 janvier 2016 précités et, la cour administrative d'appel de Marseille, par un arrêt devenu définitif du 12 novembre 2020, a annulé l'arrêté du 7 février 2017. Mme A après avoir vainement adressé à la commune, le 13 avril 2021, une demande préalable d'indemnisation, demande au tribunal de condamner la commune de Collorgues à lui verser la somme de de 26 619 euros en réparation de l'ensemble des préjudices consécutifs à l'illégalité fautives de ces décisions, au harcèlement moral subi et à son arrêt de travail.
Sur le cadre du litige :
2. Les dispositions des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et, pour les fonctionnaires affiliés à la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, le II de l'article 119 de la loi du 26 janvier 1984 et les articles 30 et 31 du décret du 9 septembre 1965, déterminent forfaitairement la réparation à laquelle un fonctionnaire victime d'un accident de service ou atteint d'une maladie professionnelle peut prétendre, au titre de l'atteinte qu'il a subie dans son intégrité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Compte tenu des conditions posées à leur octroi et de leur mode de calcul, la rente viagère d'invalidité et l'allocation temporaire d'invalidité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Les dispositions, rappelées ci-dessus, qui instituent ces prestations, déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Ces dispositions ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait ;
Sur la responsabilité de la commune de Collorgues
3. La circonstance que les agissements subis serait la conséquence d'une faute d'un agent administratif préposé à l'exécution d'un service public, laquelle aurait le caractère d'un fait personnel de nature à entraîner la condamnation de cet agent par les tribunaux de l'ordre judiciaire à des dommages-intérêts, et que même cette condamnation aurait été effectivement prononcée, ne saurait avoir pour conséquence de priver la victime de l'accident du droit de poursuivre directement, contre la personne publique qui a la gestion du service incriminé, la réparation du préjudice souffert. Il appartient seulement au juge administratif, s'il estime qu'il y a une faute de service de nature à engager la responsabilité de la personne publique, de prendre, en déterminant la quotité et la forme de l'indemnité par lui allouée, les mesures nécessaires, en vue d'empêcher que sa décision n'ait pour effet de procurer à la victime, par suite des indemnités qu'elle a pu ou qu'elle peut obtenir devant d'autres juridictions à raison du même accident, une réparation supérieure à la valeur totale du préjudice subi.
En ce qui concerne l'existence d'une faute :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, anciennement article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ".
5. D'autre part, l'autorité de la chose jugée appartenant aux décisions des juges répressifs devenues définitives qui s'impose aux autorités et juridictions administratives s'attache à la constatation matérielle des faits mentionnés dans le jugement et qui sont le support nécessaire de son dispositif.
6. Il résulte de l'instruction que la cour d'appel de Nîmes a, par arrêt du 1er juin 2021 devenu définitif, a confirmé le jugement du tribunal correctionnel de Nîmes du 9 septembre 2020 en ce qu'il a reconnu M. C D coupable de harcèlement commis sur la personne de Mme A et l'a notamment condamné à une peine de cinq mois d'emprisonnement assorti du sursis. Tel que cela figure dans la motivation de leurs décisions, les juges répressifs ont considéré qu'il était établi que Mme A, dès son retour de congé maternité en juillet 2015, a été victime, au sein des services de la commune de Collorgues, de pressions, de reproches incessants, de vexations et de remarques humiliantes de la part de M. D, alors 1er adjoint au maire, que la suppression de son indemnité d'administration et de technicité avait résulté, dans ce contexte, de l'initiative de ce dernier qui n'a cessé de l'accabler afin de la pousser à quitter le service et que " le harcèlement de M . C D a provoqué chez la victime un syndrome dépressif majeur que plusieurs expertises médicales ont déclaré imputable au service ". Mme A est donc fondée à soutenir qu'elle a été victime d'une situation de harcèlement constitutive d'une faute de service engageant, conformément à ce qui a été dit au point n° 3 du présent jugement, la responsabilité de la commune de Collorgues pour l'ensemble des préjudices qui y sont consécutifs.
En ce qui concerne le lien de causalité :
7. Il résulte de l'instruction, et notamment des décisions précitées du juge pénal, que la situation de harcèlement dont a été victime Mme A a entrainé la dégradation de son état de santé psychique et son placement en arrêt maladie à compter du 19 janvier 2016, que le maire de Collorgues en exécution du jugement du tribunal administratif de Nîmes du 9 mai 2019 confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 12 novembre 2020, a reconnu comme étant imputable au service.
En ce qui concerne l'indemnisation des préjudices :
S'agissant des préjudices patrimoniaux :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme A, du fait de la faute commise et l'arrêt de travail qui y a été consécutif, a été privée du bénéfice de l'indemnité d'administration et de technicité, d'un montant de 154,75 euros, durant cinquante-neuf mois, soit d'une somme de 7 760 euros dont elle est fondée à demander l'indemnisation par la commune de Collorgues.
9. En second lieu, en revanche, il ne résulte pas de l'instruction que des frais médicaux seraient restés à la charge de la requérante après remboursement des indemnités versés par les organismes sociaux ni qu'elle aurait supporté les frais correspondant aux honoraires de l'expert judiciaire dont elle demande réparation. L'existence de ces préjudices n'étant pas établie, les demandes tendant à leur indemnisation doivent donc être rejetées.
S'agissant des préjudices extra-patrimoniaux :
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, du fait de la faute commise, Mme A a subi un syndrome dépressif sévère qui l'a empêchée d'exercer ses fonctions durant cinq années durant lesquelles elle a dû, en outre, supporter les angoisses des diverses procédures judiciaires et administratives qu'elle a engagées afin notamment d'être rétablie dans ses droits et d'obtenir la réparation de ses préjudices. Dans les circonstances et eu égard à la nature et à la gravité des faits dont elle a été la victime, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral de Mme A en fixant à 15 000 euros le montant de sa réparation.
11. En second lieu, il ne résulte pas de l'instruction, en revanche, et notamment des avancements statutaires d'échelon et de grade dont elle a bénéficié durant son arrêt maladie, et alors que la perte de chance d'obtenir une promotion, un concours ou une formation ne peut être regardée comme constitutive d'un préjudice suffisamment certain, que Mme A aurait sérieusement pu prétendre à un grade supérieur sans la faute commise. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à solliciter l'indemnisation d'un préjudice professionnel distinct du préjudice moral.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander la condamnation de la commune de Collorgues à lui payer la somme de 22 760 euros en réparation de ses préjudices. L'arrêt rendu le 1er juin 2021 par la cour d'appel de Nîmes, s'agissant de l'action civile introduite par Mme A à l'encontre de M. C D, a ordonné une expertise visant à établir l'étendue des préjudices subis par la requérante et lui a alloué une somme de 2 000 euros à titre de provision à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices. Dans ces conditions, conformément à ce qui a été dit au point 3 du présent jugement et sans qu'il soit nécessaire de faire droit à la demande de communication de la décision de justice présentée en défense, le paiement de l'indemnité de 22 760 euros que la commune de Collorgues est condamnée à verser à Mme A doit, d'office, être subordonné à la subrogation de cette commune, jusqu'à concurrence de cette somme, aux droits de Mme A qui résulteront pour elle de la condamnation qui sera définitivement prononcée à son profit par le juge judiciaire.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que demande la commune de Collorgues sur ce fondement. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Collorgues la somme de 1 500 euros à verser à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La commune de Collorgues est condamnée à verser à Mme A une somme totale de 22 760 euros en réparation de ses préjudices, sous réserve que le paiement en soit subordonné à la subrogation de cette commune, à concurrence de cette somme, dans les droits détenus par Mme A à l'encontre de M. D.
Article 2 : La commune de Collorgues versera à Mme A la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Collorgues.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
Mme Vosgien, première conseillère,
Mme Béréhouc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.
La rapporteure,
F. BEREHOUC
Le président,
G. ROUX
La greffière,
F. DESMOULIÈRES
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2102555
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026