LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2103334

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2103334

mardi 28 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2103334
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET LPA CGR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 octobre 2021 et 9 mars 2023, la société anonyme Société française du radiotéléphone (SFR), représentée par Me Cloëz, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2021 par lequel le maire d'Avignon s'est opposé à la déclaration préalable qu'elle a déposée en vue de l'installation de trois antennes relais de téléphonie mobile ;

2°) d'enjoindre au maire d'Avignon, à titre principal, de lui délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable qu'elle a déposée dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 300 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder à son réexamen dans les mêmes conditions ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Avignon le versement de la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le maire a méconnu l'étendue de ses pouvoirs de police, les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et le principe de précaution ;

- la substitution de motifs sollicitée en défense doit être écartée.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 novembre 2022, la commune d'Avignon conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- elle sollicite une substitution de motifs tirée de la méconnaissance de l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lahmar,

- et les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SA SFR demande l'annulation de l'arrêté du 12 août 2021 par lequel le maire d'Avignon s'est opposé à la déclaration préalable de travaux qu'elle a déposée le 20 juillet précédent en vue d'installer trois antennes relais de téléphonie mobile supplémentaires sur le toit d'un bâtiment situé 2, chemin de Saint-Jean.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors en vigueur : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () "

3. Il ressort des mentions de l'arrêté attaqué qu'il se borne à viser les dispositions des articles L. 422-1 et suivants et R. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme et les divers avis émis par les autorités consultées sur le projet sans n'exposer aucun motif justifiant qu'il soit fait opposition à la déclaration préalable en cause. Il ne comporte donc pas l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et la société requérante est fondée à soutenir qu'il est entaché d'un défaut de motivation.

4. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est de nature à fonder l'annulation de l'arrêté attaqué.

5. En second lieu, lorsque le juge, saisi d'un moyen en ce sens, constate qu'une décision administrative est insuffisamment motivée, l'administration ne peut utilement lui demander de procéder à une substitution de motifs, laquelle ne saurait, en tout état de cause, remédier au vice de forme résultant de l'insuffisance de motivation.

6. Il résulte de ce qui vient d'être dit que la commune d'Avignon ne peut utilement solliciter une substitution de motifs tirée de la méconnaissance par le projet de l'article UB2 du règlement du PLU.

7. Il résulte de ce qui précède que la SA SFR est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 12 août 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

8. Le présent jugement, qui prononce l'annulation de l'arrêté litigieux pour un vice de forme, implique seulement qu'il soit enjoint au maire d'Avignon de réexaminer la déclaration préalable déposée par la SA SFR dans un délai de deux mois suivant sa notification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais de l'instance :

9. Il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune d'Avignon la somme de 600 euros à verser à la SA SFR.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 12 août 2021 du maire d'Avignon est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire d'Avignon de réexaminer la déclaration préalable de la SA SFR dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune d'Avignon versera à la SA SFR une somme de 600 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SA SFR et à la commune d'Avignon.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023 où siégeaient :

- M. Roux, président,

- Mme Lahmar, conseillère,

- M. Mouret, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 28 novembre 2023.

La rapporteure,

L. LAHMAR

Le président,

G. ROUXLa greffière,

A. OLSZEWSKI

La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions