mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2103430 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 octobre 2021 et le 6 mai 2022, la société civile immobilière (SCI) FEBI, représentée par Me Mazarian, a demandé au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 août 2021 par lequel le maire de Cavaillon a délivré un permis de construire à la société par actions simplifiée (SAS) GMPI en vue de l'édification d'un ensemble de bâtiments industriels sur un terrain situé chemin de Moricelly ;
2°) de mettre à la charge des parties défenderesses la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutenait que :
- elle a respecté les formalités de notification prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- elle est propriétaire de parcelles jouxtant le terrain d'assiette du projet et justifie d'un intérêt à agir ;
- le maire de Cavaillon aurait dû consulter le service en charge de la voirie et des démarches auraient dû être entreprises auprès de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement ;
- le dossier de demande de permis de construire est irrégulièrement composé ;
- le projet litigieux méconnaît l'article UE 3 du règlement du plan local d'urbanisme et le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 ;
- il ne respecte pas l'article UE 6 du même règlement ;
- il contrevient à son article UE 13 ;
- il méconnaît le 6.2.1 du chapitre 5 de ce règlement.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 avril 2022, la commune de Cavaillon, représentée par Me Gouard-Robert, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute pour la société requérante de justifier du respect des exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la société requérante, qui ne justifie pas de sa qualité de propriétaire, ne dispose d'aucun intérêt à agir ;
- les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mai 2022, la SAS GMPI, représentée par Me Menestrier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la société requérante, qui ne justifie pas de sa qualité de propriétaire, ne dispose d'aucun intérêt à agir ;
- les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un acte enregistré le 15 janvier 2024, la société requérante demande au tribunal de lui donner acte de son désistement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- et les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS GMPI a déposé, le 2 avril 2021, une demande de permis de construire, ultérieurement complétée, en vue de l'édification d'un ensemble de bâtiments industriels sur un terrain situé chemin de Moricelly sur le territoire de la commune de Cavaillon. Par un arrêté du 23 août 2021, le maire de Cavaillon a délivré ce permis de construire dont la SCI FEBI demande au tribunal de prononcer l'annulation.
2. Le désistement de la SCI FEBI est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Cavaillon et par la SAS GMPI au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SCI FEBI.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Cavaillon et par la SAS GMPI au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière FEBI, à la commune de Cavaillon et à la société par actions simplifiée GMPI.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Lahmar, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
G. ROUX
La greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026