mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2103737 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET FONTAINE & FLOUTIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 novembre 2021 et 20 juillet 2022, M. C B, représenté par Me Fontaine, doit être regardé comme demandant au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler la décision, du 30 novembre 2021 par laquelle la préfète du Gard a rejeté son recours gracieux contre les arrêtés du 2 mai 2019 déclarant insalubres, avec possibilité d'y remédier, un logement et les parties communes d'un immeuble dont il est propriétaire, et contre les arrêtés du 21 aout 2020 et 14 septembre 2020 par lesquels il a été mis en demeure de réaliser les travaux prescrits, d'annuler lesdits arrêtés ainsi que les deux arrêtés du 6 juillet 2021 par lesquels la préfète du Gard l'a rendu redevable d'une astreinte administrative en matière de lutte contre l'habitat indigne ;
2°) par voie de conséquence, d'enjoindre à l'Etat de lui rembourser les sommes prélevées en exécution des arrêtés du 6 juillet 2021 ;
3°) à titre subsidiaire, d'abroger les arrêtés susmentionnés ;
4°) à titre infiniment subsidiaire, d'annuler les arrêtés du 6 juillet 2021 en tant qu'ils le rendent redevable d'une astreinte administrative continuant à courir à son encontre postérieurement à la vente du bien le 1er juillet 2022 ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable.
*en ce qui concerne l'ensemble des arrêtés :
- les délais de recours qui lui ont été communiqués ne mentionnaient pas le délai de distance dont il bénéficie.
*en ce qui concerne les arrêtés du 2 mai 2019 :
- il n'a pas pu être mis à même de présenter ses observations, au cours de la procédure ayant abouti à l'arrêté attaqué.
*en ce qui concerne les arrêtés du 21 aout et 14 septembre 2020 :
- les arrêtés lui ont été notifiés après l'expiration du délai de recours ;
- des circonstances exceptionnelles l'ont empêché de réaliser les travaux.
*en ce qui concerne les arrêtés du 6 juillet 2021 :
- les arrêtés sont devenus illégaux dès lors qu'il a vendu le bien.
Par des mémoires en défense enregistrés les 12 avril et 29 juillet 2022, la préfète du Gard conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'a pas été présentée par le ministère d'un avocat ;
- les conclusions dirigées contre les arrêtés du 2 mai 2019 ainsi que ceux du 21 aout et 14 septembre 2020 sont irrecevables dès lors que, d'une part, ces actes n'ont pas été produits au dossier, et d'autre part, qu'elles ont été présentées tardivement ;
- l'autorité de chose jugée fait obstacle à ce qu'il soit statué sur les conclusions dirigées contre les arrêtés du 2 mai 2019 ;
- les moyens tirés de ce que des délais de recours erronés ont été notifiés, d'une part, et de ce que les arrêtés de mise en demeure ont été notifiés tardivement, d'autre part, sont inopérants ;
- aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Par ordonnance du 15 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Peretti, rapporteur,
- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,
- et les observations de Mme A, représentant la préfète du Gard.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, résidant au Vietnam, était propriétaire, avant le 1er juillet 2022, d'un immeuble sis 3, place du Jeu de Ballon à Sommières (30250). Le 30 juillet 2018, suite à un contrôle des lieux par l'agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie, un rapport d'enquête a été rendu et témoigne de divers désordres affectant notamment l'étanchéité du bâti et constatant une humidité anormale dans un logement et les parties communes. Suite à un avis du conseil départemental de l'environnement et des risques technologiques (CODERST), la préfète du Gard a, par deux arrêtés du 2 mai 2019, déclaré insalubres, avec possibilité d'y remédier, le logement et les parties communes de l'immeuble. Par deux arrêtés des 21 aout et 14 septembre 2020, la préfète du Gard a mis en demeure M. B de réaliser les travaux prescrits par les arrêtés du 2 mai 2019. Constatant la non-exécution des travaux, la préfète du Gard a, par deux arrêtés du 6 juillet 2021, rendu M. B redevable de deux astreintes administratives en matière de lutte contre l'habitat indigne de 30 et 50 euros par jour de retard.
Sur les fins de non-recevoir :
En ce qui concerne le défaut de ministère d'avocat :
2. Le recours dont dispose le propriétaire d'un immeuble contre la décision par laquelle l'autorité préfectorale déclare un logement insalubre en application des dispositions de l'article L. 1331-26 et suivants du code de la santé publique est un recours de pleine juridiction qui n'est pas dispensé du ministère d'avocat.
3. Suite à une invitation à régulariser sa requête sur le fondement des dispositions de l'article R. 431-8 du code de justice administrative, M. B a constitué avocat dans le délai imparti. Dès lors, la fin de non-recevoir tiré du défaut de ministère avocat ne peut qu'être écartée.
En ce qui concerne le défaut de production des deux arrêtés du 2 mai 2019 ainsi que de ceux du 21 aout 2020 et 14 septembre 2020 :
4. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué (). ".
5. Si la demande de M. B, notamment dirigée contre les deux arrêtés du 2 mai 2019 ainsi que ceux des 21 aout et 14 septembre 2020, n'était pas accompagnée d'une copie de ces documents, il résulte néanmoins de l'instruction, que la préfète du Gard en a joint des copies à l'appui de son mémoire en défense enregistré le 12 avril 2022, avant la clôture de l'instruction. En outre, des copies de ces pièces ont été produites par le demandeur à l'appui d'un mémoire enregistré le 20 juillet 2022. Par suite, la fin de non-recevoir tiré du défaut de production des arrêtés du 2 mai 2019 ainsi que ceux des 21 aout 2020 et 14 septembre 2020, ne peut qu'être écartée.
En ce qui concerne la tardiveté :
6. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (). ". Aux termes de du troisième alinéa de l'article R. 421-7 de ce code : " Ce même délai est augmenté de deux mois pour les personnes qui demeurent à l'étranger ". Aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai ".
7. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Pour rendre opposable le délai de recours contentieux, conformément à ce que prévoit l'article R. 421-5 du code de justice administrative, l'administration est tenue de faire figurer dans la notification de ses décisions la mention des délais et voies de recours contentieux ainsi que les délais des recours administratifs préalables obligatoires. Elle n'est pas tenue d'ajouter d'autres indications, comme notamment les délais de distance, la possibilité de former des recours gracieux et hiérarchiques facultatifs ou la possibilité de former une demande d'aide juridictionnelle. Si des indications supplémentaires sont toutefois ajoutées, ces dernières ne doivent pas faire naître d'ambiguïtés de nature à induire en erreur les destinataires des décisions dans des conditions telles qu'ils pourraient se trouver privés du droit à un recours effectif.
8. Il résulte de ce qui précède que la circonstance que la notification des arrêtés en litige ne mentionnait pas le délai de distance prévue à l'article R. 421-7 du code de justice administrative, et dont bénéficie M. B en sa qualité de résident vietnamien, est sans incidence sur l'opposabilité du délai de recours contentieux.
S'agissant des conclusions dirigées contre les deux arrêtés du 2 mai 2019 :
9. Il résulte de l'instruction que M. B a introduit un recours le 12 juin 2019 contre les arrêtés du 2 mai 2019, lesquels lui ont été notifiés le 22 mai 2019 avec la mention des voies et délais de recours. Sa requête a été rejetée comme irrecevable sur le fondement des dispositions de l'article R. 431-8 du code de justice administrative par un jugement du 16 juin 2021. Dès lors que ni l'introduction du recours contentieux le 12 juin 2019 ni la présentation tardive d'un recours gracieux le 2 novembre 2021 n'ont pu avoir pour effet d'interrompre le délai de recours qui a commencé à courir le 22 mai 2019, les conclusions dirigées contre les arrêtés du 2 mai 2019 ne peuvent qu'être rejetées comme tardives.
S'agissant des conclusions dirigées contre les arrêtés du 21 aout 2020 et 14 septembre 2020 :
10. Selon les allégations de la préfète du Gard, M. B aurait reçu notification des arrêtés de mise en demeure des 21 août et 14 septembre 2020 par courriels des 24 et 28 septembre 2020. A supposer même que ces arrêtés ne lui auraient été notifiés au plus tard que le 25 janvier 2021, comme le soutient le requérant, il résulte des dispositions citées aux points 6 et 7 qu'il était forclos à compter du 26 mai 2021. En outre, ce délai n'a pas pu être interrompu, en application des dispositions de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration précitées, par l'introduction tardive d'un recours gracieux le 2 novembre 2021. Par suite, les conclusions de la requête, enregistrée le 6 novembre 2021, dirigées contre les arrêtés de mise en demeure des 21 août et 14 septembre 2020 doivent être rejetées comme tardives.
Sur les conclusions, présentées à titre principal, aux fins d'annulation des arrêtés du 6 juillet 2021 :
11. En premier lieu, le requérant ne saurait utilement se prévaloir, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation des arrêtés du 6 juillet 2021, de la circonstance que la notification de ces arrêtés ne comportait aucune précision quant au délai de distance dont il bénéficie en qualité de résident vietnamien. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.
12. En second lieu, si M. B fait valoir qu'il a été empêché de réaliser les travaux prescrits en raison de sa résidence au Vietnam et du contexte sanitaire, il ne démontre pas la réalité de cette allégation. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du requérant tendant à l'annulation de ces arrêtés ne peuvent qu'être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'Etat de lui rembourser les sommes versées en application de ces arrêtés ainsi que celles, présentées à titre subsidiaire, et tendant à l'abrogation de ces arrêtés qui ne sont soutenues par aucun autre moyen.
Sur les conclusions, présentées à titre infiniment subsidiaire tendant à l'annulation des arrêtés du 6 juillet 2021 à compter du 1er juillet 2022 :
14. D'une part, aux termes du premier aliéna de l'article L. 511-10 du code de la construction et de l'habitation : " L'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité est pris à l'issue d'une procédure contradictoire avec la personne qui sera tenue d'exécuter les mesures : le propriétaire ou le titulaire de droits réels immobiliers sur l'immeuble, le local ou l'installation, tels qu'ils figurent au fichier immobilier ou, dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin, au livre foncier, dont dépend l'immeuble. ". D'autre part, aux termes du I de l'article L. 511-15 du code de la construction et de l'habitation : " I- Lorsque les mesures et travaux prescrits par l'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité n'ont pas été exécutés dans le délai fixé et sauf dans le cas mentionné à la première phrase du dernier alinéa de l'article L. 511-11, la personne tenue de les réaliser est redevable d'une astreinte dont le montant, sous le plafond de 1 000 € par jour de retard, est fixé par arrêté de l'autorité compétente en tenant compte de l'ampleur des mesures et travaux prescrits et des conséquences de la non-exécution. () ". Il résulte de ces dispositions que seul le propriétaire ou le titulaire de droits réels immobiliers sur l'immeuble, le local ou l'installation, tels qu'ils figurent au fichier immobilier ou, dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin, au livre foncier, dont dépend l'immeuble peut être rendu redevable d'une astreinte administrative en matière de lutte contre l'habitat indigne.
15. Le recours dont dispose le propriétaire d'un immeuble contre un arrêté le rendant redevable d'une astreinte administrative en matière de lutte contre l'habitait indigne est un recours de plein contentieux. Dès lors, saisi d'un tel recours, le juge administratif doit tenir compte de la situation existant à la date à laquelle il se prononce et peut, au besoin, modifier les mesures ordonnées par l'autorité administrative.
16. Il résulte de l'instruction que M. B a vendu l'immeuble déclaré insalubre avec possibilité d'y remédier le 1er juillet 2022 et n'en est dès lors plus propriétaire depuis cette date. Par suite, M. B est fondé à soutenir que les arrêtés du 6 juillet 2021 le rendant redevable d'une astreinte administrative relative à des travaux à faire sur un immeuble dont il n'est plus propriétaire, sont illégaux depuis cette date.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les arrêtés du 6 juillet 2021 doivent être annulés en tant qu'ils rendent M. B redevable d'une astreinte administrative depuis le 1er juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Eu égard au motif d'annulation des arrêtés attaqués, le présent jugement implique nécessairement que la préfète du Gard restitue à M. B la somme placée sous séquestre et correspondant à la part de l'astreinte ayant couru à son encontre depuis le 1er juillet 2022.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: Les arrêtés de la préfète du Gard du 6 juillet 2021 sont annulés en tant qu'ils rendent M. B redevable d'une astreinte administrative depuis le 1er juillet 2022.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Gard de procéder au remboursement des sommes prelevées en application des arrêtés du 6 juillet 2021 et correspondant à la part de l'astreinte ayant couru à l'encontre de M. B depuis le 1er juillet 2022.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète du Gard.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Achour, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.
Le président rapporteur,
P. PERETTIL'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
P. PARISIEN
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la préfète du Gard, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026