LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2104010

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2104010

jeudi 21 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2104010
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantRICARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2021, M. B C, représenté par Me Viguier, agissant pour la SELAS MetA avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 24 septembre 2021 par laquelle la directrice générale du centre national de la fonction publique territoriale a rejeté sa demande gracieuse ;

2°) d'enjoindre au centre national de la fonction publique territoriale de requalifier son contrat de vacataire en contrat à durée déterminée ;

3°) d'enjoindre au centre national de la fonction publique territoriale de lui verser l'indemnité prévue à l'article L. 1226-1 du code du travail ;

4°) d'enjoindre au centre national de la fonction publique territoriale de lui verser les sommes dues au titre des prestations de formations effectuées et non payées ;

5°) de mettre à la charge du centre national de la fonction publique territoriale la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est illégale dès lors que ses contrats de vacations, reconduits de manière continue sur une période de huit ans, répondaient à un besoin permanent de formation dans le cadre de la sécurité publique pour le compte du centre national de la fonction publique territoriale ; il aurait dû bénéficier de la qualité d'agent contractuel et non de celle de vacataire durant ces années d'exercice ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 1226-1-1 du code du travail et l'article 2 du décret n°2021-13 du 8 janvier 2021 dés lors qu'il devait bénéficier de l'indemnité qu'elles prévoient ;

- elle est illégale dès lors qu'il n'a pas été payé des missions effectuées pour le compte du centre national de la fonction publique territoriale du 28 juin 2021 au 6 juillet 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2022, le centre national de la fonction publique territoriale, représenté par la SCP Ricar, Bendel-Vasseur, Ghnassia, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du travail ;

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°2021-13 du 8 janvier 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Chevillard,

-les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,

-et les observations de M. C et de Mme D, agent mandaté, représentant le centre national de la fonction publique territoriale.

M. C a produit deux notes en délibéré enregistrées les 14 et 15 mars 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Depuis le 28 mars 2014, M. B C intervient régulièrement pour le compte du centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) en qualité de formateur, lors de la formation initiale d'application des agents de police municipale. Lors d'une formation préalable à l'armement de la police territoriale de Béziers en janvier 2021, sur ordre de mission du CNFPT, M. C a contracté la Covid-19. Il a alors dû stopper ses interventions le 6 juillet 2021 et a été placé en arrêt maladie. Par un courrier du 14 septembre 2021, la maison départementale des personnes handicapées (MPDH) a attesté de la qualité de travailleur handicapé de l'intéressé à compter du 1er juillet 2021 sans limitation de durée. Par un courrier du 9 juillet 2021, M. C a attiré l'attention du CNFPT sur sa situation. Par un courrier du 31 juillet 2021, l'intéressé a sollicité du CNFPT l'application du décret du 8 janvier 2021 prévoyant des dérogations relatives au bénéfice des indemnités journalières et de l'indemnité complémentaire prévue à l'article L.1226-1 du code du travail ainsi qu'aux conditions de prise en charge par l'assurance maladie de certains frais de santé afin de lutter contre l'épidémie de Covid-19, la requalification de son contrat de vacataire en contrat à durée déterminée et la régularisation de ses prestations impayées. Par une décision du 24 septembre 2021, dont M. C demande l'annulation, la directrice générale du CNFPT a rejeté ses demandes.

Sur la légalité de la décision du 24 septembre 2021 :

En ce qui concerne le refus de requalification de la relation de travail à en contrat à durée déterminée :

2. Les articles 3 à 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans leur rédaction applicable au litige, déterminent les cas dans lesquels les collectivités territoriales peuvent recruter des agents non titulaires pour occuper des emplois permanents, par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 selon lequel les emplois permanents des collectivités territoriales sont occupés par des fonctionnaires. Il résulte par ailleurs des dispositions du dernier alinéa de l'article 1er du décret du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale que les règles d'emploi qu'il fixe s'appliquent aux agents contractuels, sauf s'ils ont été " engagés pour une tâche précise, ponctuelle et limitée à l'exécution d'actes déterminés ", ce qui constitue la caractéristique des emplois de vacataires.

3. M. C soutient que la décision attaquée méconnait les dispositions citées au point précédent dès lors qu'il n'a pas la qualité d'agent vacataire mais celle d'agent contractuel de la fonction publique territoriale dans la mesure où il occupe de manière continue depuis 2014 un emploi correspondant à un besoin permanent du CNFTP et que les formations qu'il donne en matière de sécurité, en qualité de juriste et non d'entrepreneur individuel, ainsi que le contexte lié à l'insécurité, démontrent ce besoin permanent du centre de gestion. Toutefois, le requérant ne produit pas ses contrats de vacation, ses lettres de mission ou de formation, mais uniquement un tableau mentionnant qu'il a effectué quarante-sept jours de formation en 2020. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier, et notamment du courrier du 25 septembre 2021, qu'il a effectué trente-trois jours de formation en 2014, soixante-cinq jours en 2015, cinquante-trois jours en 2016, quatre-vingt jours en 2017, quatre-vingt-onze jours en 2018, quatre-vingt-seize en 2019, quarante-neuf jours en 2020 et trente jours en 2021, il n'est pas sérieusement contesté que les actions de formation que le requérant a assurées étaient très diversifiées et ont été organisées en fonction des besoins des différents agents territoriaux et de ses propres disponibilités. Ainsi, les seuls éléments produits par M. C sont insuffisants pour démontrer qu'il a occupé de manière continue un emploi à caractère permanent pour le compte du CNFPT. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le refus versement des indemnités journalières et complémentaires :

4. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 1226-1 du code du travail : " Tout salarié ayant une année d'ancienneté dans l'entreprise bénéficie, en cas d'absence au travail justifiée par l'incapacité résultant de maladie ou d'accident constaté par certificat médical et contre-visite s'il y a lieu, d'une indemnité complémentaire à l'allocation journalière prévue à l'article L. 321-1 du code de la sécurité sociale, à condition : 1° D'avoir justifié dans les quarante-huit heures de cette incapacité, sauf si le salarié fait partie des personnes mentionnées à l'article L. 169-1 du code de la sécurité sociale ; / 2° D'être pris en charge par la sécurité sociale ; / 3° D'être soigné sur le territoire français ou dans l'un des autres Etats membres de la Communauté européenne ou dans l'un des autres Etats partie à l'accord sur l'Espace économique européen. () ". Aux termes de l'article 2 du décret du 8 janvier 2021 prévoyant l'application de dérogations relatives au bénéfice des indemnités journalières et de l'indemnité complémentaire prévue à l'article L. 1226-1 du code du travail ainsi qu'aux conditions de prise en charge par l'assurance maladie de certains frais de santé afin de lutter contre l'épidémie de Covid-19 : " En application de l'article L. 1226-1-1 du code du travail, afin de limiter la propagation de l'épidémie de Covid-19, les salariés faisant l'objet d'un arrêt de travail mentionné à l'article 1er du présent décret bénéficient de l'indemnité complémentaire prévue à l'article L. 1226-1 du code du travail, dans les conditions suivantes : / 1° La condition d'ancienneté prévue au premier alinéa de l'article L. 1226-1 du code du travail et les conditions prévues aux 1° et 3° du même article ne sont pas requises et l'exclusion des catégories de salariés mentionnée au cinquième alinéa du même article ne s'applique pas () ".

5. M. C soutient que la décision attaquée méconnait les dispositions citées au point précédent dès lors qu'en raison de son arrêt de travail du 22 juillet 2021, prolongé jusqu'au 26 décembre 2021 du fait de son infection par la Covid-19, il aurait dû bénéficier de l'indemnité complémentaire prévue par l'article L. 1226-1 du code du travail. Toutefois, la production du seul courriel du 15 janvier 2021, mentionnant qu'il a contracté la Covid-19 et des prolongations d'arrêt de travail à partir de juillet 2021, ne mentionnant pas leur cause, est insuffisante à démontrer qu'il relève de l'application de l'article 2 du décret du 8 janvier 2021 précité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que de telles dispositions auraient été méconnues.

En ce qui concerne le refus de paiement de vacations :

6. Le requérant soutient qu'il n'a pas été payé des missions effectuées pour le compte du CNFPT du 28 juin 2021 au 6 juillet 2021. Il en est de même selon lui des prestations réalisées en distanciel, et concernant des webinaires, une formation au logiciel Adobe connect ainsi que la conception et rédaction juridiques pour le CNFPT à destination des collectivités et des polices municipales. Toutefois, si le CNFPT justifie, par la production des bulletins de paie d'avril, mai et août 2021, du paiement de formations effectuées les 28 et 29 juin 2021, 30 juin 2021, 2 juillet 2021 et du 5 au 6 juillet 2021 par l'intéressé, ce dernier ne produit aucun élément de nature à démontrer qu'il aurait effectué d'autres formations restées impayées. Par suite, le moyen doit être écarté.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête et, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'injonction, doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre national de la fonction publique territoriale, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de mettre à la charge de M. C la somme que le centre national de la fonction publique territoriale demande au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : Le requête présentée par M. C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le centre national de la fonction publique territoriale au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au centre national de la fonction publique territoriale.

Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,

M. Chaussard, premier conseiller,

M. Chevillard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.

Le rapporteur,

F. CHEVILLARD

La présidente,

C. BOYER

La greffière,

I. LOSA

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions