LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2104175

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2104175

mardi 26 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2104175
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 décembre 2021, M. A D demande au tribunal d'annuler la délibération du 18 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de Luc a approuvé la vente d'une parcelle communale aux époux F.

Il soutient que :

- la délibération comporte des erreurs de date concernant la convocation au conseil municipal, la tenue de la séance, et la date d'affichage ;

- elle n'a pas fait l'objet d'une publication régulière en méconnaissance de l'article L. 2121-25 du code général des collectivités territoriales ;

- la vente est viciée en ce qu'elle ne mentionne pas que la parcelle OG 0207 est un bien en indivision entre Mme F et Mme E ;

- la délibération méconnaît l'article L. 141-3 du code de la voierie routière dans la mesure où l'opération envisagée a pour conséquence de porter atteinte aux fonctions de desserte et de circulation assurées par la voie déclassée, ainsi qu'au projet d'élargissement de la voierie, circonstances qui imposaient à l'autorité municipale de faire procéder à une enquête publique préalable ;

- les motifs de vente de la parcelle ne sont pas fondés compte tenu des six places de stationnement dont l'indivision acquéreuse dispose d'ores et déjà.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2022, M. et Mme F concluent au rejet de la requête et à la condamnation de M. D à leur verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils font valoir que :

- la requête est tardive en violation des dispositions des articles L. 2131-1 et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 février 2023, la commune de Luc, représentée par Me Maillot de la Selarl Maillot avocats et associés, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. D à lui verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

* la requête est irrecevable :

- le requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir ;

- les conclusions sont tardives ;

* les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la voirie routière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Galtier,

- les conclusions de Mme Bala, rapporteure publique,

- les observations de Me Bard, pour la commune de Luc, et celles de M. F.

1. Par une délibération du 18 juin 2021, le conseil municipal de la commune de Luc a accepté de vendre à M. et Mme F une parcelle déclassée du domaine public communal cadastrée section G n°622 au lieudit " Le Fraisse ". Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cette délibération.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article L. 141-3 du code de la voirie routière : " Le classement et le déclassement des voies communales sont prononcés par le conseil municipal. () ". Aux termes de l'article L. 2121-25 du code général des collectivités territoriales : " Dans un délai d'une semaine, le compte rendu de la séance du conseil municipal est affiché à la mairie et mis en ligne sur le site internet de la commune, lorsqu'il existe. ". Aux termes de l'article R. 2121-11 de ce même code, alors en vigueur : " Le compte rendu de la séance est affiché, par extraits, à la porte de la mairie et mis en ligne sur le site internet de la commune, lorsqu'il existe ". L'affichage du compte rendu, dans les conditions ainsi définies, fait courir le délai de recours contentieux.

3. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de la délibération du 18 juin 2021 produite en défense, et dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que cette dernière, qui ne constitue ni un acte réglementaire ni une décision individuelle, a été affichée en mairie le 22 juin 2021, et donc rendue publique à partir de cette date, et transmise par ailleurs en préfecture de Lozère le même jour. Cet affichage public, contesté par M. D, est de surcroît certifié par une attestation du maire en date du 17 janvier 2023. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 16 août 2021, remis au secrétariat de la mairie le 19 août suivant, M. D a contesté auprès du maire de Luc la décision de vendre la parcelle litigieuse, établissant ainsi que l'intéressé a eu connaissance de la délibération litigieuse au plus tard à la date à laquelle il a formé ce recours. Par un courrier du 26 août 2021, reçu selon les allégations du requérant le lendemain, le maire de Luc l'a informé qu'il ne donnait pas suite à sa demande. Dans ces conditions, le rejet de ce recours gracieux a fait courir un nouveau délai de recours de deux mois le 27 août 2021, lequel était expiré à la date d'introduction de la présente requête le 8 décembre 2021. Il en résulte que la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Luc et les époux F, et tirée de la tardiveté des conclusions de M. D dirigées à l'encontre de cette délibération, doit être accueillie.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

4. Considérant qu'aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation " ;

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. et Mme F au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Luc au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à M. B et Mme C F, et à la commune de Luc.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Chamot, présidente,

Mme Galtier, première conseillère,

M. Aymard, premier conseiller.

Lu en audience publique le 26 mars 2024.

La rapporteure,

F. GALTIER

La présidente,

C. CHAMOT

La greffière,

L. GALAUP

La République mande et ordonne au préfet de la Lozère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions