mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2104356 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DOUX |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire droit en date du 30 janvier 2024, le tribunal administratif de Nîmes a, en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer sur la requête de Mme B F et M. E C, représentés par
Me Doux, tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Carpentras a délivré un permis de construire à Mme H pour la réalisation de deux maisons individuelles accolées, de la décision du 16 octobre 2021 ayant rejeté leur recours gracieux ainsi que de l'arrêté du 13 septembre 2021 portant transfert de ce permis de construire à M. G, et a imparti à la commune de Carpentras un délai d'un mois pour produire la mesure de régularisation du vice tiré de l'incompétence du signataire du permis en litige.
La commune de Carpentras a produit des pièces complémentaires enregistrées le
16 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Roux,
- et les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par le jugement avant dire droit du 30 janvier 2024 visé ci-dessus, le tribunal de céans, après avoir écarté les autres moyens invoqués par Mme F et M. C et constaté que, malgré la mesure d'instruction adressée à la commune en ce sens, celle-ci n'avait pas justifié avoir accompli les mesures de publicité auxquelles est subordonné le caractère exécutoire de l'arrêté par lequel le maire de Carpentras a délégué sa signature à M. A D, signataire de l'arrêté en litige du 22 juin 2021, a décidé, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de surseoir à statuer et d'impartir à cette commune un délai d'un mois pour produire la mesure de régularisation de ce vice d'incompétence.
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à ce jugement avant dire droit, la commune de Carpentras a produit l'arrêté du 23 juillet 2020 portant délégation à M. A D, adjoint au maire, l'autorisant à signer " les actes relevant de la compétence du Maire en matière de droit des sols () " ainsi que les " autorisation et refus de permis de construire ". Au bas de cet arrêté figurent, sous la forme des tampons qui y ont été apposés, les mentions, qui font foi jusqu'à preuve du contraire, relatives à sa publication et à sa transmission au contrôle de légalité, toutes deux effectuées le 23 juillet 2020. En l'absence de toute preuve contraire, il est ainsi justifié du caractère régulier et exécutoire de la délégation dont bénéficiait le signataire du permis de construire attaqué à la date du 22 juin 2021 où il a été pris. Le vice d'incompétence constaté par le jugement avant dire droit a donc été régularisé.
3. Il résulte de ce qui précède que Mme F et M. C ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 22 juin 2021 portant permis de construire. Les conclusions qu'ils ont présentées à cette fin doivent être rejetées de même que celles dirigées contre le rejet de leur recours gracieux.
4. Les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 septembre 2021 portant transfert du permis de construire du 22 juin 2021 étant exclusivement fondées sur l'illégalité de cette autorisation doivent, par suite, être également rejetées.
5. Il n'y a, en tout état de cause, pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux demandes présentées par les requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F et M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F, à M. E C et à la commune de Carpentras.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
Le président-rapporteur,
G. ROUX L'assesseur le plus ancien,
R. MOURET
La greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026