mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2104372 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 décembre 2021 et 5 juillet 2023 et un mémoire enregistré le 12 janvier 2024 et non communiqué, M. A B, représenté par la SELARL Blanc, Tardivel, Bocognano, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel le maire de Quissac s'est opposé à sa déclaration préalable de lotissement ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Quissac la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le motif tiré de l'application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme et de l'article UD4 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) est illégal dès lors que le service instructeur n'a pas accompli les diligences appropriées nécessaires à son appréciation ;
- le motif tiré de l'application de l'article UD3 du règlement du PLU est illégal compte tenu de ce que le terrain n'est pas enclavé.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 juin 2022, la commune de Quissac, représentée par la SCP Territoires avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lahmar,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- les observations de Me Rouault pour les requérants et celles de Me Chatron pour la commune de Quissac.
Une note en délibéré, présentée pour la commune de Quissac, a été enregistrée le 17 janvier 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Le 16 novembre 2021, M. B a déposé auprès de la commune de Quissac une déclaration préalable en vue de la division en trois lots à bâtir d'un terrain situé chemin des Boulidous, parcelles cadastrées section AN n°s 90 et 624, classées en secteur IIAub du PLU. Par un arrêté du 8 décembre 2021 dont M. B demande au tribunal de prononcer l'annulation, le maire de Quissac s'est opposé à sa déclaration préalable valant division.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, l'article IIAU3 du règlement du PLU dispose que : " Tout terrain enclavé est inconstructible à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage de 4 m minimum. "
3. M. B produit un plan cadastral et le plan de zonage du PLU identifiant l'existence d'un passage au droit des trois lots projetés, dénommé " impasse des Grives ". Ces seules pièces ne permettent toutefois pas de démontrer que ce passage desservirait plusieurs constructions ni qu'il serait aménagé de manière à permettre la circulation des personnes et des véhicules, alors qu'il ressort des vues aériennes et plans versés par la commune qu'il est composé de parcelles boisées et s'inscrit dans la prolongation d'un cours d'eau. Il s'ensuit que c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le maire de Quissac a considéré que le terrain n'était desservi par aucune voie et que, en l'absence de production d'une servitude de passage, il n'était pas constructible en application de l'article IIAU3 du règlement du PLU.
4. Il résulte de l'instruction que le maire de Quissac aurait pris la même décision s'il s'était uniquement fondé sur le motif tiré de la méconnaissance de l'article IIAU3 du règlement du PLU. Les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent, par voie de conséquence et sans qu'il soit besoin de statuer sur la légalité du second motif fondant l'arrêté attaqué, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Quissac, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Quissac.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de Quissac une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Quissac.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024 où siégeaient :
- M. Roux, président,
- Mme Lahmar, conseillère,
- M. Mouret, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
La rapporteure,
L. LAHMAR
Le président,
G. ROUXLa greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 210473
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026