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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2104387

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2104387

mardi 4 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2104387
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2021, M. C A, représenté par la SCP Tournier et associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2021 par lequel le maire de la commune de Vauvert a délivré un permis de construire valant permis de démolir à la SARL Artesys, ensemble la décision du maire du 3 novembre 2021 rejetant son recours gracieux tendant au retrait de cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vauvert le versement de la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a intérêt à agir en sa qualité de voisin immédiat du projet qui va affecter les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien immobilier ;

- la décision attaquée et le dossier de demande de permis de construire ne comportent pas la même adresse du terrain d'assiette ;

- le numéro du permis indiqué sur le panneau d'affichage implanté sur le terrain d'assiette est erroné ;

- la décision méconnaît les dispositions de l'article Ub 11 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;

- le projet dépasse les capacités d'accueil du centre historique urbain ;

- le parc de stationnement en sous-sol du projet présente un risque face aux inondations ;

- la construction génère un préjudice de vue et d'ensoleillement ainsi que la dévalorisation patrimoniale de sa propriété.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 février 2022, la commune de Vauvert, représentée par la SELARL Gil, Cros, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en l'absence de production de l'arrêté attaqué et de notification du recours contentieux à l'auteur de la décision et à son bénéficiaire ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juin 2022, la SARL Artesys, représentée par la SELARL Maillot avocats associés, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en l'absence de production de l'arrêté attaqué ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés ;

- un permis de construire modificatif a été délivré le 23 février 2022 afin de modifier l'adresse du terrain d'assiette et l'enduit des façades.

Par un mémoire, enregistré le 30 août 2022, M. A a déclaré se désister de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 5 septembre 2022, la SARL Artesys conclut à ce qu'il soit donné acte du désistement de M. A et que chaque partie conservera à sa charge les frais du litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de Mme Bahaj, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 4 août 2021, le maire de la commune de Vauvert a délivré à la SARL Artesys un permis de construire valant permis de démolir afin de réaliser un immeuble de trente-six logements d'une surface de plancher totale de 1 814 m² sur un terrain cadastré section BA numéro de parcelles 68 et 69, en zone Ub du PLU de la commune. M. A demande l'annulation de cette décision ainsi que de celle du 3 novembre 2021 rejetant son recours gracieux. Un permis de construire modificatif a été délivré par le maire le 25 avril 2022 afin de modifier l'adresse du terrain d'assiette, la nature des matériaux d'enduit de façades et les bâtiments destinés à être démolis.

2. Par un acte enregistré le 30 août 2022, M. A a déclaré se désister de la requête. Ce désistement d'instance étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Vauvert présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Vauvert présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la SARL Artesys et à la commune de Vauvert.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022 où siégeaient :

- M. Antolini, président,

- M. Abauzit, conseiller honoraire,

- Mme Bourjade, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 4 octobre 2022.

La rapporteure,

A. B

Le président,

J. ANTOLINILa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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