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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2200054

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2200054

mardi 6 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2200054
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGMC AVOCATS ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2022, M. C D, représenté par Me Bauducco, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Milhaud a délivré un permis de construire à Mme A pour la réalisation d'une maison individuelle, ensemble la décision ayant implicitement rejeté son recours gracieux le 2 janvier 2022 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Milhaud la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il justifie d'un intérêt pour agir ;

- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence de son signataire ;

- le dossier de demande de permis était incomplet pour ne pas comprendre les documents permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement, la distance vis-à-vis des parcelles voisines et le dispositif assurant la gestion de l'écoulement des eaux pluviales ;

- l'arrêté attaqué méconnait les articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et UC4 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- un permis d'aménager aurait dû être sollicité en application de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme,

Par un mémoire en défense enregistré le 8 janvier 2024, la commune de Milhaud, représentée par Me Goujon, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. D en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que son maire a procédé au retrait du permis de construire attaqué par un arrêté du 31 janvier 2022 et qu'il serait inéquitable de laisser à sa charge les frais qu'elle a exposés pour assurer sa défense.

La procédure a été régulièrement communiquée à Mme B A qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a plus lieu à statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté en date du 31 janvier 2022 postérieur à l'introduction du recours, le maire de Milhaud a procédé au retrait pour fraude de la décision attaquée. Ce retrait étant devenu définitif, les conclusions à fin d'annulation que M. D a dirigées contre le permis de construire délivré le 13 septembre 2021 sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge des frais non compris dans les dépens qu'elles ont dû engager. Leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent donc être rejetées.

O R D O N N E

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 septembre 2021.

Article 2 : Les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D, à la commune de Milhaud et à Mme B A.

Fait à Nîmes, le 6 février 2024.

Le président,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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