mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2200154 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP LEMOINE CLABEAUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2022, la société civile immobilière (SCI) Cigala, représentée par la SCP Lemoine Clabeaut, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2021 par lequel le maire de Nîmes a délivré un permis de construire à M. A ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Nîmes la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet et son contenu est insuffisant ;
- l'arrêté attaqué vise la déclaration préalable accordée le 26 avril 2017 alors que cet acte est inexistant ;
- il n'est pas établi que la division en propriété de la parcelle dont est issu le terrain d'assiette du projet est effectivement intervenue, de sorte que la cristallisation prévue à l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme ne pouvait s'appliquer et que le projet devait être examiné au regard des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme applicables à la zone Nh qu'il méconnaît ;
- le permis en litige méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ainsi que les prescriptions du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) applicables ;
- le calcul des surfaces imperméabilisées générées par le projet est erroné ;
- il viole les articles N1/7 et N1/13 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article 39 du règlement de voirie de la commune.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 mai et 29 août 2022, M. B A, représenté par la SELARL Blanc - Tardivel - Bocognano, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SCI Cigala en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir, dans le dernier état de ses écritures, que :
- le requérant n'a pas intérêt à agir contre le permis de construire litigieux ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2024, la commune de Nîmes, représentée par Me Merland, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SCI Cigala en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le requérant n'a pas intérêt à agir contre le permis de construire litigieux ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lahmar,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- les observations de Me Clabeaut pour la requérante, celles de Me Lenoir pour la commune de Nîmes et celles de Me Rouault pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Le 10 mai 2021, M. A a déposé auprès des services de la commune de Nîmes une demande de permis de construire une maison individuelle sur un terrain situé 16, impasse Mariette, parcelle cadastrée section DM n° 497, classée en zone Nh du plan local d'urbanisme. La SCI Cigala demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2021 par lequel le maire de Nîmes a fait droit à cette demande. Enfin, par un arrêté du 29 juillet 2022 non contesté dans la présente instance, cette même autorité a délivré à M. A un permis de construire modificatif concernant le volume et l'emplacement des bassins de rétention.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, en application de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. * 431-33-1 ; c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. () ". L'article R. 431-9 du même code dispose que : " () Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. " Le règlement du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de Nîmes prévoit, dans sa deuxième partie, que " en application de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, les cotes du plan de masse du projet devront être rattachées au nivellement général de la France (NGF). " Enfin, l'article N1/10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Nîmes dispose que : " () En raison de la configuration des lieux () la bonne application de la règle de hauteur commande la présentation d'un plan de masse sur lequel doit figurer le terrain dans ses trois dimensions, un relevé topographique indiquera les courbes de niveaux () rattachées au N.G.F afin de juger de l'adaptation de tout projet à son terrain d'assiette et à l'environnement () ".
3. Si la SCI Cigala fait valoir que le dossier de demande de permis de construire est incomplet en l'absence d'avis du service départemental d'incendie et de secours, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait la consultation de cet établissement. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que le terrain est situé dans l'emprise du plan de prévention des risques d'inondation de Nîmes. A ce titre, et conformément aux dispositions précitées de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme et du règlement de ce plan, le plan de masse du projet mentionne les cotes NGF du terrain et des constructions à édifier. Enfin, la production d'un relevé topographique ne pouvait légalement être exigée par l'article N1/10 du règlement du plan local d'urbanisme précité dès lors qu'il ne s'agit pas de l'une des pièces requises par les dispositions réglementaires du code de l'urbanisme. En tout état de cause, le plan PC2 joint au dossier constitue un plan topographique du terrain après projet. Le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire et de l'insuffisance de son contenu doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, en application de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme : " Lorsque le lotissement a fait l'objet d'une déclaration préalable, le permis de construire ne peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues depuis la date de non-opposition à la déclaration préalable, et ce pendant cinq ans à compter de cette même date () "
5. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est issu de la division de la parcelle cadastrée section DM n° 497, laquelle a fait l'objet d'une déclaration préalable déposée le 26 avril 2017 et d'une décision tacite de non-opposition du 29 juin 2017. D'une part, si l'arrêté attaqué mentionne à tort que cette décision de non-opposition a été délivrée le 26 avril 2017, cette erreur purement matérielle est sans influence sur sa légalité. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la conformité de la déclaration préalable a été constatée par attestation du maire de Nîmes délivrée le 11 août 2021. A cet égard, la société requérante ne produit aucun élément de nature à démontrer que la division en propriété de la parcelle n'aurait pas effectivement été réalisée comme elle le soutient ou que cette attestation aurait été illégalement délivrée. Elle n'est, dès lors, pas fondée à soutenir que la demande de permis de construire en litige, qui a été déposée moins de cinq ans après le 29 juin 2017, ne pouvait être examinée au regard des dispositions de la zone N1 applicables au terrain à cette date, comme le prévoit l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme cité au point précédent, mais au regard de celles de la zone Nh qui lui sont actuellement opposables.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " L'article N1/4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Nîmes dispose que : " () Toute construction ou installation nouvelle ainsi que toute réhabilitation devront prendre en compte les dispositions de la réglementation en vigueur sur les zones inondables (notamment le plan de prévention des risques d'inondation) ". Selon le point 9.3.1.2 des dispositions générales du même règlement: " Dans les zones d'écoulement situées en aléa très fort et fort du PPRi de la ville de Nîmes : tout exhaussement du terrain naturel aggravant ou susceptible d'aggraver les conditions d'écoulement des eaux (réduction de la zone d'écoulement) est interdit. Dans les autres zones inondables, tout exhaussement du terrain naturel doit être compensé par un système de rétention à ciel ouvert ".
7. Aux termes des clauses réglementaires du PPRI applicables dans chaque zone aux projets nouveaux : " les clauses du règlement conduisent parfois à imposer un calage des planchers par rapport à la cote PHE ou la cote TN. Cette cote imposée (par exemple PHE + 30cm ou TN + 30cm) constitue un minimum. Dans le cas d'un calage par rapport à la cote PHE et dans l'hypothèse où celle-ci n'est pas définie, il conviendra de caler le plancher par défaut à : - TN + 80 cm en zones d'aléa modéré () ". Les articles 1 et 2 du règlement du PPRI applicable à la zone M-U définissent respectivement les occupations et utilisations du sol interdites et celles admises sous conditions dans la zone. Le c) de l'article 2 dispose que : " La création de nouveaux locaux de logement ou l'extension des locaux de logements existants est admise sous réserve que : - la surface du plancher aménagé soit calée à la cote PHE+30cm. - pour les extensions, le reste du bâtiment soit équipé de batardeaux à chaque ouvrant situé sous la PHE. " Le r) de cet article prévoit que : " les opérations de déblais/remblais sont admises à condition qu'elles ne conduisent pas à une augmentation du volume remblayé en zone inondable ".
8. D'autre part, lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
9. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé dans l'emprise des zones R-U, M-U et F-U du PPRI de Nîmes. Le projet prévoit, suite à la délivrance du permis de construire modificatif, la création de trois bassins de rétention dont deux d'entre eux sur la portion du terrain classée en zone M-U. Contrairement à ce qui est soutenu, la réalisation de tels dispositifs, dès lors qu'elle ne constitue ni une occupation du sol interdite par l'article 1 du règlement du PPRI applicable à la zone, ni une occupation du sol autorisée sous conditions par l'article 2, est autorisée en zone M-U. Il en va de même des deux emplacements de stationnement non clos et non couverts prévus par le permis litigieux. Le projet prévoit, en outre, la réalisation d'un remblai d'une longueur de 10 mètres et d'une pente de 20 % afin de permettre l'accès à la parcelle. Le volume de ce remblai est, suite à la délivrance du permis de construire modificatif, intégralement compensé par le volume des bassins de rétention projetés. Il n'entraîne donc pas d'augmentation du volume remblayé en zone inondable et satisfait aux exigences définies par le point 9.3.1.2 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme et le r) de l'article 2 du règlement du PPRI applicable à la zone M-U. Par ailleurs, si la société requérante fait valoir que le plancher de la construction à édifier sera calé à moins de 80 centimètres du terrain naturel au niveau de son entrée, il ressort des indications du plan de masse joint au dossier de demande de permis de construire modificatif que la partie du terrain sur laquelle le bâtiment sera implanté n'est affectée par aucun aléa d'inondation et n'est donc pas soumise au respect d'une telle obligation. Enfin, la requérante n'a produit aucun élément à l'appui des allégations selon lesquelles " la parcelle objet de la demande n'est pas protégée par un hydrant réglementaire ", ni d'ailleurs invoqué aucune disposition législative ou réglementaire qui aurait été méconnue sur ce point. Il résulte de l'ensemble de ces éléments qu'en délivrant le permis de construire en litige, le maire de Nîmes n'a ni méconnu les dispositions précitées des règlements du plan local d'urbanisme et du PPRI, ni entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
10. En quatrième lieu, en application de l'article N1/7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Nîmes : " La construction doit être implantée de telle façon que la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3m () " Le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme.
11. Il ressort des indications reportées sur le plan de masse du projet que la construction projetée sera en tout point implantée à plus de 3 mètres des limites séparatives. La circonstance qu'un litige relatif au bornage de ces limites serait pendant devant le juge judiciaire relève des droits des tiers sous réserve desquels le permis contesté a été délivré et est sans influence sur sa légalité. Il ressort, en tout état de cause, des pièces du dossier que la topographie du terrain et l'implantation de la construction, fixée au plus près à 4,05 mètres de la limite séparative matérialisée sur les plans, sont telles qu'une modification mineure de l'emprise de cette limite n'entraînerait, à elle seule, pas de méconnaissance par le projet, de l'article N1/7 précité.
12. En cinquième lieu, le point 9.2.1.2 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme prévoit, en ce qui concerne le dimensionnement des dispositifs de rétention, que : " 1) Pour ne pas aggraver le ruissellement, un système de compensation doit être réalisé pour chaque projet. 2) La capacité de stockage pour compenser l'imperméabilisation sera égale à 100 litres par m² de surface imperméabilisée dès lors que le réseau pluvial aval est en capacité de transiter jusqu'au cadereau, aérien ou enterré () ".
13. Le projet prévoit, suite à la délivrance du permis de construire modificatif, trois bassins de rétention d'un volume total de 106,40 mètres cubes présentant ainsi une capacité de stockage de 100 litres par m² au regard de l'ensemble des surfaces imperméabilisées créées. La requérante ne peut utilement soutenir, au regard de ce qui a été dit au point 8, que le volume de rétention prévu dans le cadre du permis de construire initial serait insuffisant.
14. En sixième lieu, en application de l'article N1/13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Nîmes : " () 2.3 Bassins de rétention : () Ils devront être accessibles grâce à une rampe d'accès dont la pente sera inférieure à 20% afin de pouvoir en assurer l'entretien ".
15. Il ressort du plan de masse des dispositifs de rétention du dossier de demande de permis de construire modificatif que les trois bassins projetés présentent une profondeur de 0,5 à 0,7 mètres. Leur entretien peut, dès lors, être assuré sans qu'une rampe d'accès ne soit installée. Le moyen tiré de ce que le permis attaqué méconnaîtrait les dispositions citées au point précédent en l'absence de telles rampes d'accès doit, dès lors, être écarté.
16. En dernier lieu, la société requérante ne peut utilement se prévaloir des dispositions du règlement de voirie communal, qui ne sont pas au nombre de celles dont l'autorité compétente pour se prononcer sur une demande de permis de construire doit assurer le respect. Le moyen tiré de leur violation ne peut donc qu'être écarté.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, la SCI Cigala n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 15 novembre 2021 par lequel le maire de Nîmes a délivré un permis de construire à M. A.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de la commune de Nîmes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI Cigala la somme de 1 000 euros à verser à la commune de Nîmes et la somme de 1 000 euros à verser à M. A, au titre des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI Cigala est rejetée.
Article 2 : La SCI Cigala versera à la commune de Nîmes une somme de 1 000 euros et à M. A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Cigala, à la commune de Nîmes et à M. B A.
Délibéré après l'audience du 16 avril 2024 où siégeaient :
- M. Ciréfice, président,
- Mme Lahmar, conseillère,
- Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
L. LAHMAR
Le président,
C. CIREFICELa greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026