mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2200359 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BRUSCHI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 janvier 2022, 10 juin 2022, 12 septembre 2022, 9 décembre 2022, 15 novembre 2023, la société T-Rex, représentée par Me Bruschi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2021 par lequel la préfète du Gard a supprimé l'installation classée de stockage de déchets non dangereux qu'elle exploite et l'a obligée à consigner la somme de 25 850 euros correspondant au coût des travaux d'évacuation des déchets présents sur le site ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué en date du 29 novembre 2021 a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- la motivation de l'arrêté attaqué est contestable et incomplète ;
- la visite effectuée le 25 octobre 2021 et le rapport de cette visite sont irréguliers dès lors que cette visite présente un caractère inopiné, hors la présence d'un représentant de l'entreprise et révèle une violation de la propriété privée et que le rapport comporte une photographie présentée à tort comme ayant été prise le 25 octobre 2021 ;
- l'évaluation par la DREAL Occitanie du volume de broyats est erronée, étant précisé que ce volume s'établit actuellement à 163 m3 ;
- le volume de broyats en litige ne correspond pas, dans sa substance, aux broyats présents sur le site en 2011 et 2013 ;
- elle n'a pas constitué le stock de broyats en litige ;
- le recours contentieux introduit à l'encontre de l'arrêté préfectoral du 26 février 2021 fait obstacle à l'édiction de l'arrêté contesté du 29 novembre 2021 ;
- elle recherche activement des partenaires économiques susceptibles d'utiliser les broyats pour leurs activités et le stock pourrait être valorisé dans le cadre de la réalisation sur site d'un quai de déchargement et d'expédition ;
- la consignation prévue par l'arrêté contesté constitue une sanction disproportionnée au regard du volume réel des broyats de pneus et du coût effectif de revalorisation, de sorte que le montant de la consignation ne saurait excéder 3 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 mai, 26 juillet et 7 novembre 2022, la préfète du Gard conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante sont inopérants ou infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- l'arrêté du 15 février 2016 relatif aux installations de stockage de déchets non dangereux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aymard,
- les conclusions de Mme Bala, rapporteure publique,
- les observations de Me Bruschi représentant la société T-Rex.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite du récépissé de déclaration n° 09.090 N délivré le 19 août 2009 à la société Hilios Technologie Verte et du récépissé de déclaration n° 13051N délivré le 3 avril 2013 à cette même société, la société T-Rex a déposé une déclaration de changement d'exploitant au 18 avril 2016 relatif à une installation de négoce, montage et dépôt pneumatiques située au 2440 route de Saint-Gilles à Beaucaire (Gard), en remplacement de l'ancien exploitant, la société Hilios Technologie Verte. Le 2 décembre 2020, l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement relevant de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) d'Occitanie a effectué une visite sur le site exploité par la société T-Rex. A la suite de cette visite, le directeur régional de la DREAL Occitanie a, par une lettre du 29 décembre 2020, transmis à la société T-Rex le rapport d'inspection établi par la DREAL Occitanie, ainsi que le projet d'arrêté préfectoral de mise en demeure de régularisation d'activité. A la suite des observations présentées par l'intéressée le 13 janvier 2021, le préfet du Gard a pris le 26 février 2021 un arrêté sur le fondement de l'article L. 171-7 du code de l'environnement par lequel il a mis en demeure la société T-Rex de régulariser sa situation administrative au titre d'une installation de stockage de déchets non-dangereux située sur la parcelle n° 155 du 2440 route de Saint-Gilles à Beaucaire. Par cet arrêté, la société T-Rex a été mise en demeure soit de déposer un dossier de demande d'autorisation en préfecture du Gard, soit de cesser ses activités et de procéder à la remise en état du site notamment en évacuant les broyats des pneus. Le silence gardé par la ministre de la transition écologique et solidaire sur le recours hiérarchique formé le 22 avril 2021 par la société T-Rex a fait naître le 23 juin 2021 une décision portant rejet de ce recours. La requête n° 2102492 tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral précité du 26 février 2021 et de la décision du 23 juin 2021 de la ministre de la transition écologique et solidaire portant rejet du recours hiérarchique du 22 avril 2021 a été rejetée par un jugement rendu le 21 mai 2024 par le tribunal de céans.
2. La société T-Rex n'ayant pas déféré à la mise en demeure de régulariser sa situation contenue dans l'arrêté précité du 26 février 2021, la DREAL Occitanie a effectué une visite le 25 octobre 2021 et a transmis à la société T-Rex, par un courrier du 2 novembre 2021, le rapport de cette visite ainsi qu'un projet d'arrêté de mise en place d'une consignation portant sur les travaux de remise en état. Le courrier du 2 novembre 2021 ayant été retourné aux services de la préfecture avec les mentions " pli avisé et non réclamé " et " avisé le 4 novembre 2021 ", le préfet du Gard a édicté à l'encontre de la société R-Tex un arrêté en date du 29 novembre 2021. Cet arrêté, dont la société T-Rex demande l'annulation dans le cadre de la présente instance, prévoit notamment la suppression de l'installation de stockage de déchets non dangereux en litige et la consignation à la charge de la société T-Rex d'une somme de 25 850 euros correspondant au coût des travaux d'évacuation des déchets présent sur le site.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 171-8 du code de l'environnement : " I. Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, en cas d'inobservation des prescriptions applicables en vertu du présent code aux installations, ouvrages, travaux, aménagements, opérations, objets, dispositifs et activités, l'autorité administrative compétente met en demeure la personne à laquelle incombe l'obligation d'y satisfaire dans un délai qu'elle détermine. En cas d'urgence, elle fixe, par le même acte ou par un acte distinct, les mesures nécessaires pour prévenir les dangers graves et imminents pour la santé, la sécurité publique ou l'environnement. / II.- Si, à l'expiration du délai imparti, il n'a pas été déféré à la mise en demeure, aux mesures d'urgence mentionnées à la dernière phrase du I du présent article ou aux mesures ordonnées sur le fondement du II de l'article L. 171-7, l'autorité administrative compétente peut arrêter une ou plusieurs des sanctions administratives suivantes : / 1° Obliger la personne mise en demeure à s'acquitter entre les mains d'un comptable public avant une date déterminée par l'autorité administrative du paiement d'une somme correspondant au montant des travaux ou opérations à réaliser. / Sous réserve du 6° du I de l'article L. 643-8 du code de commerce, cette somme bénéficie d'un privilège de même rang que celui prévu à l'article 1920 du code général des impôts. Il est procédé à son recouvrement comme en matière de créances de l'Etat étrangères à l'impôt et au domaine. / L'opposition à l'état exécutoire pris en application d'une mesure de consignation ordonnée par l'autorité administrative devant le juge administratif n'a pas de caractère suspensif ; / Une fois la somme recouvrée par le comptable public, celui-ci procède à sa consignation entre les mains de la Caisse des dépôts et consignations. Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités de déconsignation et les conditions dans lesquelles les sommes consignées sont insaisissables, au sens de l'article L. 112-2 du code des procédures civiles d'exécution, par dérogation aux articles 2284 et 2285 du code civil, ainsi que les conditions de leur utilisation en cas d'ouverture d'une procédure collective ; ".
4. Il résulte de l'instruction que la préfète du Gard a adressé à la société T-Rex le rapport de la visite du 25 octobre 2021, ainsi que le projet d'arrêté préfectoral de consignation de somme et de suppression d'activité, par un courrier recommandé du 2 novembre 2021. Ce courrier du 2 novembre 2021 mentionnait la possibilité pour la société T-Rex de présenter à la préfète du Gard ses observations sous le délai de deux semaines. Il résulte des pièces postales produites à l'instance par la préfète du Gard que ce courrier du 2 novembre 2021, dont la société T-Rex a été avisée le 4 novembre 2021, a été retourné à la préfecture du Gard avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Dans ces conditions, la société T-Rex doit être regardée comme n'ayant pas retiré le courrier recommandé du 2 novembre 2021 qui lui a pourtant été régulièrement envoyé. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été indument privée de la faculté de présenter des observations avant l'édiction de l'arrêté en litige du 29 novembre 2021 et que le principe du contradictoire aurait été méconnu.
5. En deuxième lieu, l'arrêté contesté du 29 novembre 2021 comporte les considérations utiles de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté doit être écarté.
6. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient la société requérante, aucun texte ni aucun principe général du droit n'impose à l'autorité en charge des installations classées pour la protection de l'environnement d'informer au préalable l'exploitant d'une visite d'inspection, ni, lorsque cette visite a lieu depuis l'extérieur du site de l'exploitant, de l'effectuer en sa présence. Par ailleurs, le rapport de la visite d'inspection effectuée le 25 octobre 2021 mentionne expressément que le stock de broyats de pneus est nettement visible depuis l'extérieur du site et que l'inspection a pu constater que rien n'avait évolué depuis le 2 décembre 2020. Dans ces conditions, et dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que la constatation visuelle effectuée le 25 octobre 2021 n'aurait pas pu être faite depuis l'extérieur de l'exploitation de la société T-Rex et que les photographies annexées au rapport, non datées, doivent être regardées comme ayant été prises lors de la précédente visite du 2 décembre 2020, qui a eu lieu en présence du gérant de la société T-Rex, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la visite d'inspection du 25 octobre 2021 et le rapport de cette visite seraient entachés d'irrégularités.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 15 février 2016 relatif aux installations de stockage de déchets non dangereux : " A l'exception des articles 65 et 66, le présent arrêté s'applique aux installations de stockage de déchets non dangereux relevant de la rubrique 2760 de la nomenclature des installations classées, que les déchets proviennent d'un ou plusieurs producteurs, y compris aux installations exploitées par un producteur de déchets pour ses propres déchets, sur son site de production. / Le préfet peut décider que les articles 8 à 14, l'article 16 (II, III, IV et V), les articles 18, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 27, 28, 29, 30 (à l'exception du contrôle visuel et de l'information en cas de refus), 31, 33-II, 34, 35, les articles 40, 47, 48, 49 et les chapitres 4 et 5 du titre V ne sont pas, en tout ou partie, applicable à une installation desservant une zone isolée lorsque le site est destiné à recevoir exclusivement les déchets provenant de cette zone. / Ne sont pas soumis aux dispositions du présent arrêté : / () / - les installations stockant des déchets non dangereux : / - pour une durée inférieure à un an si les déchets sont destinés à élimination ; ou / - pour une durée inférieure à trois ans si les déchets sont destinés à valorisation ; / () ".
8. La société requérante soutient que l'évaluation par la DREAL Occitanie du volume de broyats à hauteur de 600 m3 est erronée et précise que ce volume actuel de broyats de pneus s'établit à 163 m3. S'il résulte des certificats de mesurage établis le 28 janvier 2021, le 24 mai 2023, et le 13 décembre 2023 en dernier lieu, par un géomètre retraité que le volume de broyats sur la parcelle n° 155 s'élevait respectivement à 318 m3, 136 m3 et 106 m3, le bien-fondé de ces mesures n'étant pas sérieusement contesté en défense, l'erreur de fait relative au volume du stock en litige est toutefois sans incidence sur la légalité de l'arrêté en litige dès lors que la caractérisation d'une installation de stockage de déchets non dangereux n'est pas subordonnée à un volume minimal et qu'il résulte de l'instruction que le préfet du Gard aurait pris la même décision en se fondant sur la présence d'un volume de déchets de 318m3, de 136 m3 ou de 106 m3.
9. En cinquième lieu, la société requérante avance que le volume de broyats constaté lors de l'inspection du 2 décembre 2020 ne correspond pas, dans sa substance, aux broyats présents sur le site en 2011 et 2013. Toutefois, la société requérante n'apporte aucun élément au soutien de cette allégation. En outre, elle ne conteste pas les constatations matérielles mises en avant par la DREAL Occitanie, et étayées par les photographies produites aux débats, tirées de l'état de dégradation avancée du stock de broyats résultant de leur exposition depuis plusieurs années aux agressions climatiques et de la présence de végétation le recouvrant par endroit. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que le stock de broyats de pneus situé sur la parcelle n° 155 et constaté le 2 décembre 2020 par la DREAL Occitanie ne correspondrait pas au stock qui s'y trouvait lors de l'inspection conduite le 2013.
10. En sixième lieu, la société requérante fait valoir qu'elle n'a pas constitué le stock de broyats en litige. Toutefois, une telle circonstance est inopérante dès lors que la société T-Rex ne conteste pas être le détenteur de ce stock de déchets.
11. En septième lieu, aux termes de l'article L. 4 du code de justice administrative : " Sauf dispositions législatives spéciales, les requêtes n'ont pas d'effet suspensif s'il n'en est autrement ordonné par la juridiction. ". Dès lors que la société T-Rex n'avait pas déféré à la mise en demeure de régularisation d'activité actée par l'arrêté préfectoral du 26 février 2021 et que, en application des dispositions précitées, le recours contentieux introduit par la société T-Rex à l'encontre de l'arrêté préfectoral du 26 février 2021 ne revêt pas un caractère suspensif, l'engagement de ce recours ne pouvait faire obstacle à l'édiction de l'arrêté contesté du 29 novembre 2021.
12. En huitième lieu, la société requérante fait valoir qu'elle recherche activement des partenaires économiques susceptibles d'utiliser les broyats pour leurs activités et que le stock pourrait être valorisé dans le cadre de la réalisation sur site d'un quai de déchargement et d'expédition. Toutefois, ces éléments sont sans incidence sur la réalité, à la date du présent jugement, de l'installation de stockage de déchets non dangereux sur la parcelle n° 155 exploitée par la société T-Rex et sur la légalité de l'arrêté préfectoral contesté.
13. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 171-11 du code de l'environnement : " Les décisions prises en application des articles L. 171-7, L. 171-8 et L. 171-10 sont soumises à un contentieux de pleine juridiction. ".
14. Les décisions prises en application des articles L. 171-7, L. 171-8 et L. 171-10 du code de l'environnement, au titre des contrôles administratifs et mesures de police administrative en matière environnementale, sont soumises à un contentieux de pleine juridiction. Il appartient au juge de ce contentieux de pleine juridiction de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des exploitants par l'autorité compétente, et sur l'exécution par ces derniers des mesures dont ils ont été destinataires, au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue.
15. Dès lors que, en application des dispositions précitées, la mesure de consignation prise le 29 novembre 2021 par la préfète du Gard est soumise à un contentieux de pleine juridiction, il y a lieu d'apprécier le bien-fondé de cette mesure au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date du présent jugement. Dès lors que le certificat de mesurage en date du 13 décembre 2023 produit à l'instance par la société T-Rex, qui fait état d'un volume de broyats de pneus de 106 m3, n'est pas sérieusement contesté en défense et qu'il ne résulte pas de l'instruction que ce volume aurait baissé depuis lors, le montant de la consignation doit s'établir à la somme totale de 8 950 euros, en tenant compte de la densité moyenne des broyats de pneus de 500 kg/m3, du coût de l'enfouissement des déchets en cause de 150 euros par tonne et du coût évalué à 1000 euros au titre de la mise à disposition pour une journée d'un camion, le bien-fondé de ces données mentionnées dans l'arrêté en litige n'étant pas sérieusement contesté par la société R-Tex. Par ailleurs, si la société requérante fait valoir que l'enfouissement ne serait pas l'option la plus adaptée eu égard à ses conséquences environnementales, elle n'apporte toutefois aucun élément susceptible d'établir qu'un autre procédé pourrait permettre de supprimer le stock en cause.
16. Il résulte de ce qui précède que l'article 3 de l'arrêté du 29 novembre 2021 est annulé en tant que la somme que la société T-Rex est tenue de consigner excède 8 950 euros.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par la société T-Rex au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'article 3 de l'arrêté du 29 novembre 2021 est annulé en tant que la somme que la société T-Rex est tenue de consigner excède 8 950 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société T-Rex est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société T-Rex et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Gard.
Délibéré après l'audience du 11 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chamot, présidente,
Mme Achour, première conseillère,
M. Aymard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
Le rapporteur,
F. AYMARD
La présidente,
C. CHAMOT
La greffière,
B. MAS-JAY
La République mande et ordonne au préfet du Gard, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026