LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2200637

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2200637

jeudi 25 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2200637
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces enregistrés le 3 mars 2022, le 12 mai 2023 et le 18 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Venezia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 janvier 2022 par lequel la présidente du département de Vaucluse a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire de révocation à compter du 15 janvier 2022 ;

2°) d'ordonner avant-dire-droit une expertise psychiatrique afin de déterminer son état de santé mentale et l'incidence éventuelle de celui-ci sur son comportement ;

3°) d'enjoindre au département de Vaucluse de procéder à sa réintégration et de le rétablir dans ses droits dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de

1 000 euros par jour de retard ;

4°) de condamner le département de Vaucluse aux entiers dépens ;

5°) de mettre à la charge du département de Vaucluse la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en fait et en droit ;

- il méconnaît l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 modifié relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux dès lors que l'avis du conseil de discipline ne lui a pas été communiqué ;

- la sanction disciplinaire est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle se fonde, pour partie, sur des faits qui se seraient produits dans un précédent établissement, lesquels, d'une part, sont prescrits et, d'autre part, n'ont donné lieu à aucune poursuite disciplinaire ; elle revêt un caractère disproportionné au regard, d'une part, des fautes qui lui sont reprochées et, d'autre part, des difficultés psychiques auxquelles il était confronté et qui n'ont fait l'objet d'aucun accompagnement par sa hiérarchie directe ainsi que par le département ;

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 septembre 2022, le 28 mai 2023 et le 28 décembre 2023, le département de Vaucluse, représenté par Me Callens de la SCP BCEP, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué expose les motifs de faits et de droit qui en constituent le fondement ;

- il n'est pas entaché d'un vice de procédure dès lors que l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 modifié relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux n'impose pas une communication de l'avis du conseil de discipline préalablement à la sanction disciplinaire, que son absence de communication est sans incidence sur la légalité de la sanction et, enfin, qu'au cas d'espèce l'avis du conseil de discipline a bien été communiqué à M. B postérieurement à la sanction de révocation.

- la mention dans l'arrêté attaqué de difficultés semblables dans un précédent établissement ne constitue pas une erreur de droit, dès lors que, d'une part, la sanction de révocation ne se fonde pas sur lesdits faits et, d'autre part, que le caractère répété d'un comportement peut être pris en compte dans la détermination du quantum de la sanction ;

- les faits retenus pour prononcer la sanction de révocation sont matériellement établis ;

- la sanction de révocation ne revêt pas un caractère disproportionné eu égard au comportement de M. B, à la nature des faits ainsi qu'à leur caractère répété et, enfin, de leurs conséquences sur le bon fonctionnement et la continuité du service ;

- la matérialité des faits et comportements figurant parmi les griefs ayant conduit au prononcé de la sanction disciplinaire attaquée a été retenue par la Cour d'appel de Nîmes qui, par un arrêt du 14 décembre 2023, a confirmé le jugement du tribunal correctionnel d'Avignon du 31 janvier 2023 prononçant la condamnation de M. B à une peine d'emprisonnement de six mois avec sursis pour des faits de harcèlement ;

- aucun lien ne peut être établi entre la sanction prononcée et l'état de santé de M. B, lequel a d'ailleurs précisé devant le conseil de discipline que le médecin qu'il avait consulté lui aurait indiqué qu'un traitement et un suivi médical ne s'avéraient pas nécessaires ;

- en l'absence de lien entre l'état de santé de l'intéressé et les faits ayant conduit au prononcé de la sanction de révocation, la demande d'expertise médicale avant-dire-droit ne peut qu'être rejetée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- n°89-677 du 18 septembre 1989 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Chaussard,

- les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,

- et les observations de Me Venezia, représentant M. B, et de Me Callens, représentant le département de Vaucluse.

Considérant ce qui suit :

1. Adjoint technique territorial principal de 2ème classe, M. A B était affecté depuis 2019 au collège Joseph Roumanille, situé sur le territoire de la commune d'Avignon, où il exerçait les fonctions d'agent de maintenance des bâtiments et des équipements. A la suite d'une plainte déposée à son encontre le 17 juin 2021 par une accompagnante d'élèves en situation de handicap, mais aussi de témoignages de membres de la communauté de travail du collège dénonçant les propos sexistes, le comportement inapproprié ou bien encore le manquement à l'obligation d'obéissance hiérarchique de M. B, la présidente du département de Vaucluse a, par un arrêté du 22 juin 2021, prononcé la suspension à titre conservatoire de l'intéressé à compter du 23 juin 2021. Par un second arrêté, en date du 5 août 2021, cette suspension à titre conservatoire a été prolongée de deux mois jusqu'au 22 octobre 2021 inclus. Dans le prolongement de cette suspension à titre conservatoire, la présidente du département de Vaucluse informait l'intéressé, par un courrier du 29 octobre 2021, du déclanchement d'une procédure disciplinaire et lui rappelait son droit à consulter son dossier administratif et à être assister par un ou plusieurs conseils de son choix. Par un courrier du 9 novembre 2021, M. B était convoqué au conseil de discipline programmé le 7 décembre 2021. Par un avis du 7 décembre 2021, le conseil de discipline se prononçait pour la révocation de M. B. M. B s'est alors vu infliger la sanction disciplinaire de révocation par un arrêté de la présidente du département de Vaucluse du 5 janvier 2022 suivant cet avis. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ".

3. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui le fonde. Il vise les textes dont il est fait application, notamment le décret du 18 septembre 1989 modifié relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux. Par ailleurs, il précise les motifs pour lesquels est prononcée la sanction de radiation contestée, à savoir un harcèlement envers une accompagnante d'élèves en situation de handicap, des propos et comportements sexistes répétés envers le personnel féminin de l'établissement, la mauvaise manière de servir de l'intéressé et, enfin, des refus d'obéissance aux instructions de sa hiérarchie. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 modifié relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'avis émis par le conseil de discipline est communiqué sans délai au fonctionnaire intéressé ainsi qu'à l'autorité territoriale qui statue par décision motivée. / La sanction prononcée par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire est immédiatement exécutoire. ".

5. Les dispositions précitées n'imposent pas que la communication à l'agent de l'avis du conseil de discipline intervienne, à peine d'illégalité de la décision de sanction, avant que cette décision ne soit prise.

6. M. B soutient que l'arrêté attaqué méconnaît l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 modifié relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux dès lors que l'avis du conseil de discipline ne lui a pas été communiqué. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que cet avis lui a été communiqué par le département de Vaucluse par un courrier du 11 avril 2022. Par suite, le vice de procédure dont se prévaut M. B ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, M. B soutient que la sanction disciplinaire est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle se fonde, pour partie, sur des faits qui se seraient déroulés dans un précédent établissement, lesquels, d'une part, sont prescrits et, d'autre part, n'ont donné lieu à aucune poursuite disciplinaire. Toutefois, ces faits ne constituant pas le motif pour lequel la procédure disciplinaire a été engagée et la sanction de radiation prononcée, le moyen est inopérant.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article 6 bis de loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa rédaction applicable : " () Aucun fonctionnaire ne doit subir d'agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. / () Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus. ". Aux termes de l'article 6 quinquies de la même loi : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / () Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus. ". Aux termes de l'article 25 de la loi du 13 juillet 1983 modifiée : " Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. ". Aux termes de l'article 28 de la même loi : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. () ".

9. Le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle normal sur les questions de savoir si les faits reprochés à un agent public constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

10. M. B soutient que la sanction disciplinaire revêt un caractère disproportionné au regard, d'une part, des fautes qui lui sont reprochées et, d'autre part, des difficultés psychiques auxquelles il était confronté et qui n'ont fait l'objet d'aucun accompagnement par sa hiérarchie directe ainsi que par le département.

11. D'une part, il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que pour prononcer la sanction de révocation la présidente du département de Vaucluse a retenu plusieurs fautes tenant au harcèlement commis par M. B sur une accompagnante d'élèves en situation de handicap, à des propos et comportements répétés à caractère sexuels et sexistes envers des personnels féminins du collège Joseph Roumanille, au manquement à son devoir de dignité et, enfin, à des refus répétés d'exécuter les consignes de sa hiérarchie. La matérialité des faits de harcèlement a été retenue par le tribunal correctionnel d'Avignon qui, dans son jugement du 31 mars 2023, a déclaré M. B coupable de faits de harcèlement moral et l'a, en conséquence, condamné à une peine d'emprisonnement de six mois avec sursis probatoire de deux ans. La matérialité de ces faits s'impose au juge administratif dès lors que le jugement précité a été confirmé par la Cour d'appel de Nîmes dans un arrêt du 14 décembre 2023 passé en force de chose jugée. Les autres griefs reprochés à M. B sont attestés par des témoignages de personnels du collège ainsi que par une attestation rédigée par le chef d'établissement et l'adjoint gestionnaire. Eu égard aux obligations statutaires rappelées au point 8, le comportement ainsi que les propos de M. B revêtent un caractère fautif de nature à justifier le prononcé d'une sanction disciplinaire.

12. D'autre part, outre le caractère répété des propos et du comportement de M. B ayant conduit à sa révocation, il ressort des pièces du dossier que pour des motifs de même nature il avait précédemment fait l'objet de deux sanctions disciplinaires prononcée par la présidente du département de Vaucluse. Une première fois, par un arrêté du 22 mars 2021, en raison des avances grossières et du comportement inapproprié de l'intéressé envers une agente contractuelle du collège Joseph Roumanille et plus largement les personnels féminins de l'établissement. Une seconde fois, par un arrêté du 16 avril 2021, en raison de sa manière de servir, du non-respect des consignes données par sa hiérarchie et de son comportement irrespectueux envers la gestionnaire de l'établissement. Enfin, les pièces produites par M. B ne sont pas de nature à établir que son comportement trouve son origine dans son état de santé. A cet égard, il ressort du procès-verbal du conseil de discipline du 7 décembre 2021 que l'intéressé a déclaré avoir " eu des rendez-vous an centre médico-psychologique. Son médecin est parti à la retraite, son remplaçant lui a dit de reprendre le travail et de ne pas rester à la maison. Il ne lui a pas prescrit de traitement médicamenteux car tout allait bien. ". Dans ces circonstances, la sanction de révocation prononcée à l'encontre de M. B n'apparaît comme disproportionnée.

13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise avant-dire-droit, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacles à ce que soit mise à la charge du département de Vaucluse, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par le département de Vaucluse au même titre. Par suite, doivent être écartée les conclusions tendant à ce que soit ordonnée une expertise avant-dire-droit.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du département de Vaucluse présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département de Vaucluse.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,

M. Chaussard, premier conseiller,

M. Chevillard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.

Le rapporteur,

M. CHAUSSARD

La présidente,

C. BOYERLa greffière,

I. LOSA

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2200637

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions