mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2200642 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CAGNON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 2 mars 2022, le 24 juin 2022 et le 5 décembre 2023, le groupement foncier agricole (GFA) du Joncas, représenté par Me Cagnon, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, l'acte du 29 novembre 2021 par lequel le maire de La Capelle-et-Masmolène a indiqué que " la commune exercera " le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles afin d'acquérir deux parcelles situées au lieu-dit " Lamargue ", d'autre part, les deux actes du 16 décembre 2021 par lesquels cette autorité a indiqué que " la commune exercera " ce droit de préemption sur plusieurs autres parcelles situées au lieu-dit " Fangas et Clavières " et, enfin, les délibérations nos 61/2021 et 62/2021 du 16 décembre 2021 par lesquelles le conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène a décidé d'exercer le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles afin d'acquérir les parcelles mentionnées dans ces deux derniers actes ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Capelle-et-Masmolène la somme de
2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le maire n'a pas qualité pour défendre la commune dans le cadre de la présente instance ;
- sa requête n'est pas dépourvue d'objet ;
- les actes et délibérations en litige ont été pris par des autorités incompétentes ;
- ils sont insuffisamment motivés ;
- les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues ;
- les actes et délibérations en litige, pris sur le fondement de l'article L. 215-7 du code de l'urbanisme, sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- ils sont entachés d'un détournement de pouvoir et de procédure ;
- sa requête ne comporte pas de passages injurieux, outrageants ou diffamatoires.
Par des mémoires en défense enregistrés le 19 mars 2022 et le 23 novembre 2023, la commune de La Capelle-et-Masmolène conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer ou, subsidiairement, au rejet de la requête, à ce que soit prononcée la suppression de passages injurieux, outrageants ou diffamatoires et à ce que le GFA du Joncas soit condamné à lui verser la somme de 1 000 euros à titre de dommages-intérêts en application des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative et, enfin, à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge du GFA du Joncas au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- son maire est compétent pour la défendre dans le cadre de la présente instance ;
- les ventes ayant été abandonnées, la requête est dépourvue d'objet ;
- la requête est irrecevable dès lors que les conclusions qu'elle contient sont dirigées contre cinq actes distincts et ne présentent pas entre elles un lien suffisant ;
- la requête est irrecevable dès lors que les deux délibérations litigieuses constituent des actes purement confirmatifs des décisions du même jour prises par son maire ;
- la requête est tardive ;
- le GFA du Joncas ne justifie pas d'un intérêt pour agir ;
- la gérante du GFA du Joncas n'a pas qualité pour représenter ce dernier en justice ;
- les moyens invoqués par le GFA requérant sont inopérants ou infondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- et les observations de Me Cagnon, représentant le GFA du Joncas.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte du 29 novembre 2021, le maire de La Capelle-et-Masmolène a indiqué que " la commune exercera " le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles afin d'acquérir deux parcelles situées au lieu-dit " Lamargue ". Cette autorité a, par deux actes du
16 décembre 2021, indiqué que " la commune exercera " ce droit de préemption sur plusieurs autres parcelles situées au lieu-dit " Fangas et Clavières ". Par deux délibérations n° 61/2021 et n° 62/2021 du 16 décembre 2021, le conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène a décidé d'exercer le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles afin d'acquérir les parcelles mentionnées dans ces deux derniers actes. Le GFA du Joncas, acquéreur évincé, demande l'annulation pour excès de pouvoir des trois actes du maire de La Capelle-et-Masmolène des 29 novembre et 16 décembre 2021 ainsi que des deux délibérations du 16 décembre 2021.
Sur la recevabilité des écritures de la commune de La Capelle-et-Masmolène :
2. Aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () / 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal () ". Selon l'article L. 2122-26 du même code : " Dans le cas où les intérêts du maire se trouvent en opposition avec ceux de la commune, le conseil municipal désigne un autre de ses membres pour représenter la commune, soit en justice, soit dans les contrats ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 6 juin 2020, le conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène a, en application du 16° de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, habilité son maire, M. A, à défendre la commune dans les instances intentées contre elle et précisé que cette délégation était consentie tant en demande qu'en défense et devant toutes les juridictions. Le GFA du Joncas n'établit pas, par les pièces qu'il produit, que les intérêts du maire de La Capelle-et-Masmolène se trouvaient en opposition avec ceux de la commune au sens de l'article L. 2122-26 du code général des collectivités territoriales. Par suite, il n'y a pas lieu d'écarter des débats les écritures présentées par la commune défenderesse.
Sur le non-lieu à statuer :
4. La seule circonstance qu'un propriétaire renonce à aliéner un bien qui fait l'objet d'une décision de préemption n'est pas de nature, à elle seule, à épuiser les effets de cette décision, ni par conséquent à rendre sans objet la demande tendant à l'annulation de cette mesure.
5. Si la commune défenderesse fait valoir que les propriétaires des parcelles litigieuses auraient renoncé à la cession de leurs biens, il résulte de ce qui vient d'être dit que cette circonstance, à la supposer établie, n'est pas de nature à rendre sans objet les conclusions à fin d'annulation du GFA du Joncas. Par suite, les conclusions à fin de non-lieu à statuer présentées par la commune de La Capelle-et-Masmolène doivent être rejetées.
Sur les actes des 29 novembre et 16 décembre 2021 :
6. Il ressort des trois déclarations d'intention d'aliéner versées aux débats que le maire de La Capelle-et-Masmolène s'est borné à indiquer, dans le cadre réservé au titulaire du droit de préemption de chacun de ces formulaires, que la commune " exercera son droit de préemption " sur les parcelles litigieuses, sans autre précision. En l'absence de toute indication relative aux prix auxquels la commune envisageait d'acquérir les parcelles litigieuses, les actes du maire de La Capelle-et-Masmolène, matérialisés par les mentions manuscrites apposées par ce dernier les 29 novembre et 16 décembre 2021 sur ces trois formulaires, ne constituent pas des décisions de préemption faisant grief, susceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il suit de là que les conclusions du GFA du Joncas tendant à l'annulation de ces trois actes, datés des 29 novembre et 16 décembre 2021, doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les délibérations du 16 décembre 2021 :
En ce qui concerne les fins de non-recevoir opposées en défense :
7. En premier lieu, les conclusions du GFA du Joncas tendant à l'annulation des deux délibérations du 16 décembre 2021 en litige, par lesquelles le conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène a décidé d'exercer le droit de préemption au titre des espaces naturels sensibles afin d'acquérir plusieurs parcelles situées dans un même secteur, présentent entre elles un lien suffisant. Par suite, ces conclusions sont recevables contrairement à ce que fait valoir la commune défenderesse.
8. En deuxième lieu, les délibérations du 16 décembre 2021 en litige ne sauraient, compte tenu de ce qui a été dit au point 6, être regardées comme présentant un caractère purement confirmatif de précédentes décisions de préemption prises par le maire de La Capelle-et-Masmolène et devenues définitives. Par suite, la fin de non-recevoir opposée sur ce point ne peut, en tout état de cause, qu'être écartée.
9. En troisième lieu, l'acquéreur évincé étant au nombre des personnes, destinataires de la décision de préemption, auxquelles cette décision doit être notifiée, il résulte de l'article R. 421-5 du code de justice administrative que le délai de recours prévu par l'article R. 421-1 du même code ne lui est pas opposable si elle ne lui a pas été notifiée avec l'indication des voies et délais de recours.
10. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.
11. La commune de La Capelle-et-Masmolène n'établit pas que les délibérations litigieuses auraient été notifiées au GFA du Joncas, acquéreur évincé, avec l'indication des voies et délais de recours. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions tendant à l'annulation de ces deux délibérations doit être écartée.
12. En quatrième lieu, contrairement à ce que fait valoir la commune défenderesse, le GFA du Joncas justifie, en sa qualité d'acquéreur évincé, d'un intérêt à agir à l'encontre des délibérations litigieuses.
13. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 322-1 du code rural et de la pêche maritime : " Le groupement foncier agricole est une société civile formée entre personnes physiques. Il est régi par les dispositions prévues aux articles L. 322-2 à L. 322-21 du présent code et par les chapitres Ier et II du titre IX du livre III du code civil () ". L'article 1849 du code civil, applicable aux sociétés civiles, dispose que : " Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social. () / Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers ".
14. Les dispositions de l'article 1849 du code civil, applicables aux groupements fonciers agricoles en vertu de l'article L. 322-1 du code rural et de la pêche maritime, confèrent au gérant d'un groupement foncier agricole qualité pour le représenter en justice. La requête a été présentée pour le GFA du Joncas, représenté par sa gérante. Dans ces conditions, la commune défenderesse n'est pas fondée à soutenir que cette dernière n'aurait pas qualité pour représenter le GFA requérant.
En ce qui concerne la légalité des délibérations litigieuses :
15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () / 15° D'exercer, au nom de la commune, les droits de préemption définis par le code de l'urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien selon les dispositions prévues à l'article L. 211-2 ou au premier alinéa de l'article L. 213-3 de ce même code dans les conditions que fixe le conseil municipal () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 6 juin 2020 prise sur le fondement des dispositions citées au point précédent, le conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène a délégué à son maire l'exercice des droits de préemption définis par le code de l'urbanisme. En l'absence de toute délibération ultérieure rapportant cette délégation, le conseil municipal doit être regardé comme s'étant dessaisi de sa compétence. Par suite, il n'avait pas compétence pour décider, par les délibérations du 16 décembre 2021, la préemption des parcelles en litige. Il suit de là que les deux délibérations contestées sont entachées d'un vice d'incompétence.
17. En second lieu, les décisions de préemption prises sur le fondement de l'article L. 215-4 du code de l'urbanisme dans les zones de préemption créées au titre des espaces naturels sensibles doivent, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, comporter l'énoncé des motifs de droit et de fait ayant conduit l'autorité administrative à préempter. Cette obligation de motivation implique que la décision comporte une référence à l'acte portant création de la zone de préemption et indique les raisons pour lesquelles la préservation et la protection des parcelles en cause justifiaient la préemption. Elle n'impose en revanche pas à l'auteur de la décision de préciser la sensibilité du milieu naturel ou la qualité du site, dès lors que l'inclusion de parcelles dans une zone de préemption est nécessairement subordonnée à leur intérêt écologique, ou les modalités futures de protection et de mise en valeur des parcelles qu'elle envisage de préempter.
18. Il ressort de leurs termes mêmes que les deux délibérations contestées, qui ne comportent aucune référence à l'acte portant création de la zone de préemption, n'indiquent pas les raisons pour lesquelles la préservation et la protection des parcelles en cause justifiaient la préemption. Par suite, les délibérations litigieuses sont insuffisamment motivées.
19. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'apparaît susceptible, en l'état de l'instruction, de fonder l'annulation des délibérations litigieuses.
20. Il résulte de tout ce qui précède que le GFA du Joncas est seulement fondé à demander l'annulation des délibérations du conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène du
16 décembre 2021.
Sur les conclusions tendant à la suppression de passages injurieux ou diffamatoires :
21. Les termes du mémoire présenté par le GFA du Joncas n'excèdent pas les limites de la controverse entre parties dans le cadre d'une procédure contentieuse. Dès lors, il n'y a pas lieu d'en prononcer la suppression par application des dispositions de l'article 41 de la loi du
29 juillet 1881, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par la commune de La Capelle-et-Masmolène doivent être rejetées, ainsi que ses conclusions tendant à ce que le GFA du Joncas soit condamné à lui verser une somme à titre de dommages et intérêts.
Sur les frais liés au litige :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de la commune de La Capelle-et-Masmolène en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions s'opposent à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge du GFA du Joncas qui n'est pas la partie perdante, pour l'essentiel, dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : Les délibérations du conseil municipal de La Capelle-et-Masmolène du 16 décembre 2021 sont annulées.
Article 2 : La commune de La Capelle-et-Masmolène versera au GFA du Joncas une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au groupement foncier agricole du Joncas et à la commune de La Capelle-et-Masmolène.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
G. ROUX
La greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026