mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2201637 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET PARA - FERRI - MONCIERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 mai 2022, Mme B C, représentée par Me Para, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel le maire de Saint-Siffret a délivré un permis de construire à M. A D, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Siffret la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- le dossier de demande de permis de construire présente un caractère insuffisant ;
- le projet litigieux méconnaît le 4.3 de l'article UD-4 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il ne respecte pas l'article UD-6 du même règlement ;
- il contrevient à son article UD-7 ;
- il en méconnaît l'article UD-9 ;
- il ne respecte pas son article UD-11.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 janvier 2023, la commune de Saint-Siffret, représentée par le cabinet Goutal Alibert et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requérante ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pailhes, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. D a déposé, le 1er septembre 2021, une demande de permis de construire, ultérieurement complétée, en vue de l'édification d'une maison individuelle et d'un bâtiment annexe sur un terrain situé rue du Domaine du Mas de Jonquet sur le territoire de la commune de Saint-Siffret et classé en zone UD du plan local d'urbanisme communal. Par un arrêté du
25 novembre 2021, le maire de Saint-Siffret a délivré le permis de construire ainsi sollicité.
Mme C demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté et de la décision implicite rejetant son recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saint-Siffret :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le code de l'urbanisme, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Il appartient ensuite au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Il ressort des pièces du dossier que la propriété bâtie de Mme C jouxte le terrain d'assiette du projet de M. D. La requérante, qui est voisine immédiate de ce terrain, fait notamment état des nuisances sonores et visuelles liées à l'édification des constructions litigieuses, ainsi que d'une perte d'ensoleillement. Compte tenu de la configuration des lieux et de la nature du projet, Mme C justifie d'un intérêt à agir à l'encontre de ce permis de construire. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée sur ce point par la commune de Saint-Siffret doit être écartée.
Sur la légalité des décisions litigieuses :
5. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants () ". L'article R. 431-10 du même code dispose que : " Le projet architectural comprend également : () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain () ".
6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. D'une part, la notice descriptive - qui précise notamment que le projet litigieux doit être édifié au sein d'un lotissement et qu'une piscine est implantée sur le terrain d'assiette - et les autres éléments joints à la demande de permis de construire de M. D, et en particulier le plan de situation qui fait apparaître les constructions avoisinantes, ainsi que les documents graphiques et photographiques, permettent d'apprécier l'état initial du terrain et de ses abords ainsi que, plus généralement, l'ensemble des éléments mentionnés à l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme.
8. D'autre part, les documents graphiques ainsi que les autres éléments joints à la demande de permis, et notamment le plan de division ainsi que les documents photographiques, permettent d'apprécier l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain. Par suite, les dispositions citées ci-dessus de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme n'ont pas été méconnues.
9. En deuxième lieu, aux termes du 4.3, intitulé " Eaux pluviales ", de l'article UD-4 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret : " () / Les aménagements réalisés sur un terrain doivent être conçus de façon à : / • Ne pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales. / • Réduire au minimum le débit d'écoulement hors des parcelles. () / Le bassin de rétention (ou tout autre dispositif similaire) doit être d'accès et d'entretien facile. Il doit être positionné de sorte à recevoir les eaux de pluie gravitairement et les écoulements de toiture par des canalisations enterrées. Le positionnement du dispositif de rétention doit être justifié par un levé topographique du terrain, avant travaux () ".
10. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le mur de clôture projeté, lequel sera équipé de barbacanes ainsi que le précise la notice descriptive, pourrait faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales, ni que les aménagements réalisés sur le terrain d'assiette ne répondraient pas à l'exigence de réduction du débit d'écoulement fixée par les dispositions citées au point précédent.
11. D'autre part, le plan de masse joint à la demande de permis de construire fait apparaître la localisation du bassin de rétention dont l'implantation est prévue sur le terrain d'assiette. Par ailleurs, le plan de situation mentionne les cotes altimétriques du terrain d'assiette du projet avant la réalisation des travaux autorisés par le permis de construire en litige. Dans ces conditions, et alors au demeurant qu'il n'appartient pas aux auteurs des règlements des plans locaux d'urbanisme d'imposer des formalités autres que celles que prévoient les dispositions législatives et réglementaires, la requérante n'est, en tout état de cause, pas fondée à soutenir que le positionnement du dispositif de rétention ne serait pas justifié par un " levé topographique du terrain, avant travaux ", ainsi que l'exigent les dispositions citées au point 9.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article UD-6 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret : " () Il est exigé une implantation des portails en recul de 6 mètres par rapport à la voie () ".
13. Il ressort du plan de situation et du plan de masse joints à la demande de permis de construire que le portail projeté doit être implanté à moins de 6 mètres de la voie publique bordant la partie ouest du terrain d'assiette. Par suite, Mme C est fondée à soutenir que le projet litigieux méconnaît, dans cette mesure, les dispositions citées au point précédent de l'article UD-6 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article UD-7 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret : " Les constructions doivent être implantées : / • Soit sur une seule limite séparative latérale ou de fond de parcelle. / • Soit édifiées à une distance de tout point de la construction au point le plus proche de la limite séparative au moins égale à la moitié de la hauteur du bâtiment (hauteur mesurée depuis l'égout des toitures jusqu'au terrain naturel), avec un minimum de 3 mètres () ". Le lexique de ce règlement précise, s'agissant des limites séparatives latérales ou de fond de parcelle, que : " En se référant à un terrain présentant une configuration d'un quadrilatère régulier, les limites qui aboutissent à la limite de référence, constituent les limites séparatives latérales. La limite opposée à la limite de référence constitue une limite de fond de parcelle. Dans l'acceptation courante, il faut assimiler toute morphologie parcellaire complexe à cette configuration théorique en considérant comme limite latérale tout côté de terrain aboutissant à la limite de référence y compris les éventuels décrochements, coudes ou brisures () ".
15. Il ressort du plan de masse que la maison individuelle projetée doit être édifiée sur une seule limite parcellaire, laquelle constitue, contrairement à ce qui est soutenu, une limite séparative latérale au sens des dispositions citées au point précédent. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que cette construction ne serait pas implantée conformément aux exigences des dispositions de l'article UD-7 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret.
16. En cinquième lieu, aux termes de l'article UD-9 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret : " L'emprise au sol de l'ensemble des constructions édifiées sur une même unité foncière ne doit pas excéder 20 % de la superficie de ladite unité foncière () ". Le lexique de ce règlement précise que l'emprise au sol " correspond à la projection verticale des constructions au sol, dont les balcons et les locaux annexes " et que " les terrasses non couvertes en rez-de-chaussée ne sont pas prises en compte ", avant d'indiquer que " la superficie des piscines (hors margelles), à partir de 32 m² (4 x 8 m), (doit obligatoirement) faire partie du calcul de l'emprise au sol ".
17. Le terrain d'assiette du projet présentant une superficie de 500 mètres carrés, l'emprise au sol des constructions ne doit pas y excéder 100 mètres carrés en vertu des dispositions citées au point précédent. La notice descriptive indique que le projet litigieux entraîne la création d'une emprise au sol totale de 99,77 mètres carrés. D'une part, la piscine d'ores et déjà implantée sur le terrain d'assiette, d'une superficie de 27,26 mètres carrés, n'avait pas à être prise en compte dans le calcul de l'emprise au sol compte tenu des prescriptions particulières, rappelées au point précédent, figurant dans le règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret et précisant la portée de la notion d'emprise au sol. D'autre part, le bassin de rétention projeté étant entièrement enterré au vu du plan en coupe joint à la demande de permis de construire, son aménagement n'entraîne la création d'aucune emprise au sol. Dans ces conditions, et sans que Mme C puisse utilement se prévaloir à cet égard des énonciations de la circulaire du 3 février 2012 relative au respect des modalités de calcul de la surface de plancher des constructions définie par le livre I du code de l'urbanisme, laquelle est dépourvue de caractère réglementaire, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet litigieux entraînerait un dépassement du coefficient d'emprise au sol autorisé sur le terrain d'assiette. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD-9 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret doit être écarté.
18. En sixième et dernier lieu, le 11.1, intitulé " Généralités ", de l'article UD-11 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret dispose que : " () / Les principes généraux suivants doivent être respectés : / • Harmonie des couleurs entre elles et avec le site. /
• Les garages et annexes doivent être traités comme l'ensemble de la construction () ". Selon le 11.3, intitulé " Toitures ", du même article UD-11 : " Le sens du faîtage sera dans celui de la plus grande longueur du bâtiment. Les toitures à une pente sont autorisées dans la limite de 30% de la superficie totale de la toiture. () / A défaut de tuiles " canal " les toitures devront être en tuile romane ou assimilée. L'utilisation de tuiles de récupération est recommandée. / La couleur rouge est interdite. La teinte sera adaptée en fonction des teintes des toitures existantes et de la typologie du bâtiment () ".
19. D'une part, si Mme C relève, à juste titre, que le bâtiment annexe comportera une toiture terrasse et que le bâtiment principal sera surmonté d'une toiture à trois pentes, cette seule circonstance ne saurait suffire à démontrer que le bâtiment annexe ne sera pas " traité comme l'ensemble de la construction " au sens et pour l'application des dispositions citées ci-dessus du 11.1 de l'article UD-11 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret, lesquelles ne régissent pas spécifiquement les toitures. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
20. D'autre part, contrairement à ce qui est soutenu, les dispositions du 11.3 de l'article UD-11 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret n'interdisent pas la création de toitures à trois pentes. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les tuiles " canal " vieillies dont l'installation est prévue seraient de " couleur rouge ". Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 11.3 de cet article UD-11 ne saurait être accueilli.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
21. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire (), estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux () ".
22. Le vice relevé au point 13, tiré de la méconnaissance de l'article UD-6 du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Siffret, n'affecte qu'une partie identifiable du projet et peut faire l'objet d'une mesure de régularisation. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de limiter à ce vice la portée de l'annulation prononcée et de fixer à deux mois le délai dans lequel M. D pourra en demander la régularisation.
23. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C est seulement fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Siffret du 25 novembre 2021 en tant qu'il autorise l'implantation d'un portail à moins de six mètres de la voie publique en méconnaissance des dispositions de l'article UD-6 du règlement du plan local d'urbanisme communal. La décision implicite rejetant le recours gracieux formé par Mme C doit être annulée dans la même mesure.
Sur les frais liés au litige :
24. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Saint-Siffret du 25 novembre 2021 et sa décision implicite rejetant le recours gracieux formé par Mme C sont annulés dans la mesure précisée au point 23 du présent jugement.
Article 2 : Le délai imparti à M. D pour solliciter la régularisation de son projet est fixé à deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la commune de Saint-Siffret et à M. A D.
Copie en sera transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nîmes.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Lahmar, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
Le rapporteur,
R. MOURETLa présidente,
C. BOYER
La greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026