LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2202183

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2202183

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2202183
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantGONZALEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 14 juillet, 26 octobre, 15 novembre et 26 décembre 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'acte du 27 septembre 2021 par lequel le maire de Laval-Pradel a répondu à son courrier du 21 septembre 2021 ;

2°) d'enjoindre à la commune de Laval-Pradel de prolonger l'impasse du Stade afin de permettre l'accès à la parcelle cadastrée section B n° 131 et de prendre en charge, après qu'ait été réalisé un bornage, la création d'un chemin d'accès à la parcelle cadastrée section B n° 132 ;

3°) d'enjoindre à la commune de Laval-Pradel de remettre en état ce chemin ;

4°) de " condamner les élus () ayant pris part aux décisions ayant favorisé l'enrichissement illégal " d'une famille dont un membre est adjoint au maire de Laval-Pradel.

Elle soutient que :

- la juridiction administrative est compétente pour connaître du présent litige dès lors, d'une part, que l'état d'enclave de ses parcelles découle d'une action illégale du maire consistant en un déplacement d'un chemin rural sans respect des procédures et, d'autre part, qu'il n'a pas été demandé " l'implication du tribunal dans un bornage " et que " l'annulation de la décision de déplacement du chemin rural () mettrait fin à tout grief " ;

- sa requête est recevable et la décision litigieuse ne constitue pas une décision confirmative d'une décision implicite antérieure, aucune décision n'ayant été prise à la suite de son courrier du 22 mars 2015 ;

- le déplacement du chemin rural aurait dû être effectué en respectant une procédure d'aliénation avec enquête publique ;

- il n'est pas nécessaire pour le tribunal de constater un état d'enclavement, les " préjudices résultant directement des actions de la mairie ", le déplacement du chemin rural découlant d'un " plan de partage " entre la commune et la famille d'un adjoint au maire, au détriment des finances de la commune ainsi qu'à son détriment ;

- sa parcelle cadastrée section B n° 132 est enclavée en raison de la fermeture du chemin cadastré section B n° 909 et le bornage sollicité concerne uniquement la limite entre cette parcelle et les parcelles cadastrées section B nos 902 et 903 et non l'intégralité du chemin rural en cause ;

- le tracé du chemin ne respecte pas l'article D. 161-8 du code rural et de la pêche maritime et le déplacement de chemins ruraux par échange de terrain est prohibé ;

- les modifications de l'emprise du chemin rural litigieux ont été réalisées " au mépris de la loi " et il convient de rétablir l'assiette initiale de ce chemin rural en annulant les échanges illégaux de terrains ;

- sa parcelle cadastrée section B n° 131 est enclavée dès lors que l'" accès " prévu par un permis de construire délivré à des tiers n'a jamais été réalisé et ce permis devra être respecté.

Par des mémoires en défense enregistrés les 27 septembre et 28 novembre 2022, la commune de Laval-Pradel, représentée par Me Gonzalez, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant au constat d'une situation d'enclavement ainsi que de celles relatives à une action en bornage, à titre subsidiaire, au rejet la requête et, en toute hypothèse, à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, le juge administratif n'est pas compétent pour connaître de la demande tendant à ce que soit constaté l'état d'enclavement des parcelles de la requérante ;

- le juge administratif n'est pas compétent pour connaître de la demande de bornage ;

- à titre subsidiaire, la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'est pas dirigée contre une décision administrative faisant grief, la requérante n'ayant présenté aucune demande susceptible de faire naître une telle décision ;

- la requête est tardive dès lors que l'acte contesté constitue une décision confirmative de la décision implicite de rejet née le 22 mai 2015 ;

- à titre infiniment subsidiaire, l'argumentation de la requérante n'est pas fondée, les parcelles de l'intéressée ne sont pas enclavées et la commune ne s'est pas engagée à créer une voie sur la parcelle cadastrée section B n° 906 dont elle n'est pas propriétaire.

Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur plusieurs moyens relevés d'office.

Par un acte enregistré le 22 septembre 2024, Mme A demande au tribunal de lui donner acte de son désistement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mouret,

- et les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le désistement de Mme A est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Laval-Pradel sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Laval-Pradel sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Laval-Pradel.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Peretti, président,

M. Parisien, premier conseiller,

M. Mouret, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.

Le rapporteur,

R. MOURETLe président,

P. PERETTI

Le greffier,

D. BERTHOD

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions