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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2202336

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2202336

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2202336
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET AD & M

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Saint-Victor-de-Malcap refusant l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme (PLU) concernant le classement de sa parcelle en zone 1AU et son inclusion dans une orientation d'aménagement et de programmation (OAP). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le requérant, jugeant que le maire disposait d'une délégation régulière du conseil municipal pour défendre la commune en justice. Sur le fond, il a estimé que les moyens invoqués par M. A, notamment l'incompétence du conseil municipal, les vices de forme de la délibération, et l'erreur manifeste d'appréciation concernant le classement et l'OAP, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des articles L. 2121-10, L. 2121-23, L. 2121-25 du code général des collectivités territoriales et R. 151-20 du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 juillet 2022 et 19 février 2024, M. B A, représenté par Me Mahistre de la société AARPI ADetM, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la délibération du 23 février 2022 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Victor-de-Malcap a rejeté sa demande d'abrogation partielle du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe en zone 1AU sa parcelle cadastrée section A n° 1376 et qu'il l'intègre dans l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 3b " La Plantade ", ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Victor-de-Malcap d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme en tant qu'il classe en zone 1AU sa parcelle cadastrée section A n° 1376 et qu'il l'intègre dans OAP n° 3b " La Plantade " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Victor-de-Malcap la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le mémoire en défense de la commune du 22 juin 2023, est irrecevable faute pour le maire de justifier d'une délégation qu'il tient du conseil municipal à agir en justice au nom de la commune ;

- le conseil municipal était incompétent pour refuser de prononcer l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme (PLU) mis à l'ordre du jour par le maire, en application de l'article R. 153-19 du code de l'urbanisme et de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales ;

- il n'est pas établi que la délibération a été inscrite sur un registre et signée par le maire conformément à l'article L. 2121-23 du code général des collectivités territoriales ;

- aucune liste des délibérations n'a été affichée en mairie sous huitaine à la suite de la séance comme le prévoient les dispositions de l'article L.2121-25 du code général des collectivités territoriales ;

- le classement de sa parcelle en zone d'urbanisation future 1AU méconnait l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme, est incohérent avec les objectifs du plan d'aménagement et de développement durable du PLU et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le maintien de sa parcelle dans cette OAP est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'OAP n° 3b est dépourvue d'objet suite à l'abandon du projet, elle est illégale dès lors qu'elle conditionne l'ouverture à l'urbanisation au raccordement de la zone au réseau d'assainissement collectif sans qu'aucun échéancier prévisionnel n'ait été fixé.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 juin 2023 et 27 février 2024, la commune de Saint-Victor-de-Malcap, représentée par la SCP Rey-Galtier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hoenen,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- et les observations de Me Mahistre, représentant M. A, et de Me Galtier, représentant la commune de Saint-Victor-de-Malcap.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 16 décembre 2016, le conseil municipal de Saint-Victor-de-Malcap a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune. Par courrier réceptionné en mairie le 5 janvier 2022, M. A a sollicité l'abrogation partielle de ce plan local d'urbanisme en tant qu'il classe sa parcelle cadastrée section 1 n° 1376, en zone IAU et qu'il l'inclut dans l'orientation d'aménagement et de programmation n° 3b " La Plantade ". Par la délibération attaquée, en date du 23 février 2022, le conseil municipal de Saint-Victor-de-Malcap a refusé de faire droit à cette demande. M. A demande au tribunal l'annulation de cette décision, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le requérant, tirée de l'irrecevabilité du mémoire en défense du 22 juin 2023 présenté par la commune :

2. Aux termes de l'article L. 2122-21 du code général des collectivités territoriales : " Sous le contrôle du conseil municipal et sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, le maire est chargé, d'une manière générale, d'exécuter les décisions du conseil municipal et en particulier : / () 8° De représenter la commune soit en demandant, soit en défendant ; / () ". Aux termes de l'article L. 2122-22 de ce code : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : / () 16° D'intenter, au nom de la commune, les actes en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal () ".

3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 23 mai 2020, le conseil municipal de la commune de Saint-Victor-de-Malcap a donné délégation au maire pour la durée de son mandat afin de " défendre la commune dans les actions intentées contre elle () ". Par suite, la fin de non-recevoir opposée par M. A, tirée de l'irrecevabilité des écritures en défense présentées dans son mémoire du 22 juin 2023, par la commune de Saint-Victor-de-Malcap, faute d'habilitation du maire pour agir en justice en son nom, doit être rejetée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens de légalité externe de la délibération ;

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales : " Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune. () ". Aux termes de l'article R. 153-19 du code de l'urbanisme : " L'abrogation d'un plan local d'urbanisme est prononcée par l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou par le conseil municipal après enquête publique menée dans les formes prévues par le chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement. / Le dossier soumis à l'enquête publique comprend un rapport exposant les motifs et les conséquences juridiques de l'abrogation projetée. ". Il résulte de ces dispositions combinées que le conseil municipal de la commune est seul compétent pour abroger tout ou partie du plan local d'urbanisme d'une commune

5. Si ces dispositions donnent au conseil municipal la compétence exclusive pour prononcer l'abrogation du plan local d'urbanisme, elles ne font pas obstacle à ce que le maire convoque le conseil municipal pour se prononcer sur une demande d'abrogation du PLU quelle qu'en soit l'issue. Par suite, contrairement à ce que soutient le requérant, le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal manque en droit et doit être écarté.

6. En deuxième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 2121-23 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2021-1310 du 7 octobre 2021 dont les dispositions ne sont entrées en vigueur que le 1er juillet 2022 soit postérieurement à la délibération en litige. Par suite le moyen tiré de ce qu'il n'est pas établi que la délibération a été inscrite sur un registre et signée par le maire conformément à ces dispositions doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2121-25 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction alors applicable : " Dans un délai d'une semaine, le compte rendu de la séance du conseil municipal est affiché à la mairie et mis en ligne sur le site internet de la commune, lorsqu'il existe. ". Les mesures de publicité prévues pour le compte rendu des séances du conseil municipal ne sont pas prescrites à peine de nullité des délibérations. Ainsi, en admettant même qu'elles n'aient pas été prises, leur omission n'entache pas d'illégalité la délibération en litige. Le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté comme inopérant.

En ce qui concerne le classement de la parcelle section A n° 1376 en zone 1AU :

8. Aux termes de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme en vigueur à la date du présent jugement : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. /Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone ".

9. Il résulte des dispositions citées au point précédent que les secteurs à caractère naturel de la commune peuvent être ouverts à l'urbanisation selon des modalités différentes en fonction du caractère suffisant ou insuffisant des voies publiques et des réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate de la zone à urbaniser - dite zone AU - pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone. Lorsque les voies et réseaux existant à la périphérie immédiate des terrains ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de la zone, celle-ci est ouverte à l'urbanisation et les constructions y sont autorisées dans les conditions fixées par le deuxième alinéa de l'article R. 151-20. Au cas contraire, en application du troisième alinéa du même article, le plan local d'urbanisme peut soit subordonner l'ouverture à l'urbanisation de la zone à une modification ou à une révision de ce plan, soit fixer immédiatement les règles de constructibilité applicables dans la zone en subordonnant la possibilité d'autoriser des constructions à la réalisation des voies et réseaux nécessaires à la périphérie immédiate de la zone. Il appartient aux auteurs du plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif que dans le cas où elle se révèle entachée d'une erreur manifeste ou s'appuie sur des faits matériellement inexacts.

10. Le règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Victor-de-Malcap définit la zone 1AU comme " une zone naturelle non équipée réservée à l'urbanisation future à vocation d'habitat " et prévoit que " cette zone sera ouverte à l'urbanisation par modification du PLU lorsque la collectivité décidera de l'équiper. Toute nouvelle construction ou opération sera notamment conditionnée au raccordement de la zone au réseau d'assainissement collectif. " La définition ainsi formulée de la zone 1AU par le PLU correspond à la définition de la zone 2AU par l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme qui conditionne l'ouverture à l'urbanisation à une modification ou révision du document d'urbanisme. Le requérant soutient que sa parcelle est desservie par la voie ainsi que par les réseaux d'électricité et d'eau potable et que l'installation d'un assainissement autonome, comme les parcelles alentours, est possible. Cependant, le projet d'aménagement et de développement durable du PLU, dans le cadre de l'objectif n°2 d'organiser un développement urbain structuré et équilibré, priorise une densification urbaine autours du village et des hameaux avoisinants en précisant que cette densification pourra se réaliser " en urbanisant les secteurs desservis par le réseau d'assainissement collectif ". Le PADD prévoit " de limiter les opérations au " coup par coup " qui pénalisent le fonctionnement urbain et ne permettent pas une occupation optimale de l'espèce ". L'objectif des auteurs du document d'urbanisme est ainsi de privilégier une urbanisation dans les secteurs équipés ou destinés à l'être afin de limiter les coûts pour la commune. Or il est constant que la parcelle du requérant n'est pas raccordée au réseau d'assainissement collectif et ce dernier ne produit aucun élément de nature à établir un changement quelconque de ces circonstances de faits. En outre, M. A n'apporte pas la preuve que la parcelle en litige est actuellement désservie par les réseaux de manière suffisante. De même, la parcelle de M. A n'est pas la seule concernée par le classement en zone 1AU, les parcelles cadastrées section A n° 813 et 814 y étant aussi classées. Si le reste du hameau est classé en secteur UCa, il s'agit de parcelles déjà construites. Enfin, au regard de la superficie de sa parcelle et de ce qu'elle s'ouvre sur deux côtés sur une zone vierge de constructions, la parcelle en cause ne saurait être regardée comme une dent creuse au sens d'une zone UCa. Si la définition formulée de la zone 1AU par le PLU correspond à la définition de la zone 2AU par l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme, cette erreur de rédaction est sans incidence sur le classement de la parcelle. Au vu de l'ensemble de ces éléments, le classement en zone 1AU de la parcelle du requérant ne méconnait pas les dispositions de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme, ne saurait être regardé comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et incompatible avec les orientations du PADD. Par suite ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le classement de la parcelle section A n° 1376 dans l'OAP n° 3b " La Plantade " :

11. Aux termes de l'article L. 151-6 du code de l'urbanisme : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements () ". L'article R.151-6 du même code précise que " Les orientations d'aménagement et de programmation par quartier ou secteur définissent les conditions d'aménagement garantissant la prise en compte des qualités architecturales, urbaines et paysagères des espaces dans la continuité desquels s'inscrit la zone, notamment en entrée de ville () ". Aux termes de l'article R. 151-7 du code de l'urbanisme applicable lors de l'adoption du PLU : " Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent notamment : / () 3° Comporter un échéancier prévisionnel de l'ouverture à l'urbanisation des zones à urbaniser et de la réalisation des équipements correspondants ; () "

12. En matière d'aménagement, une OAP implique un ensemble d'orientations définissant des actions ou opérations visant, dans un souci de cohérence à l'échelle du périmètre qu'elle couvre, à mettre en valeur des éléments de l'environnement naturel ou urbain ou à réhabiliter, restructurer ou aménager un quartier ou un secteur.

13. En premier lieu, l'OAP n° 3b prévoit que l'aménagement du hameau de La Plantade, où se situe la parcelle en litige se fera en deux temps avec une première phase d'urbanisation de la zone UCa " dans les conditions de réseaux et de desserte existantes ", puis une seconde phase qui implique l'urbanisation de l'ensemble de la zone 1AU par le biais d'un aménagement d'ensemble permettant de créer une nouvelle rue, un espace vert de gestion des eaux pluviales, un espace de rencontre à l'image des placettes de hameau et environ dix nouveaux logements. Contrairement à ce que soutient le requérant, l'ouverture à l'urbanisation n'est pas conditionnée par l'installation du réseau public d'assainissement, elle ne devait donc pas prévoir un échéancier prévisionnel pour la réalisation de cet équipement.

14. En second lieu, le requérant soutient que l'OAP est dépourvue d'objet suite à l'abandon du projet envisagé sur sa parcelle avec l'établissement public foncier et la commune en 2016. Or il ne ressort pas du programme de l'OAP que la réalisation de ce projet soit une condition de l'urbanisation de cette zone. Cet abandon ne remet pas en cause l'urbanisation future du secteur et aucun élément du dossier ne témoigne de ce que la commune a l'intention de ne pas urbaniser à terme la zone 1AU. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de l'OAP manque en fait et pour les mêmes motifs, le classement de la parcelle du requérant dans cette OAP n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération du 23 février 2022 du conseil municipal de Saint-Victor-de-Malcap qui a rejeté sa demande d'abrogation partielle du plan local d'urbanisme.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Victor-de-Malcap, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme demandée par la commune de Saint-Victor-de-Malcap au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Victor-de-Malcap présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Saint-Victor-de-Malcap.

Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,

Mme Lahmar, conseillère,

Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.

La rapporteure,

A-S. HOENEN

La présidente,

C. BOYERLa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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