mercredi 21 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202587 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 août 2022, M. et Mme C B, représentés par Me Fouret, demandent au juge des référés :
1°) de prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 4 juillet 2022 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale (DSDEN) de Vaucluse a refusé leur demande d'instruction en famille de leur fils A ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie d'Aix Marseille de leur délivrer ladite autorisation ou, à défaut, de réexaminer leur demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable ;
- la condition d'urgence est satisfaite ;
- sont propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige les moyens tirés de :
* l'insuffisance de motivation ;
* l'erreur de droit dès lors que l'existence d'une situation propre à l'enfant résulte du seul projet éducatif des parents ;
* l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'atteinte portée à l'intérêt supérieur de leur enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2022, le recteur de l'académie d'Aix Marseille conclut au non-lieu à statuer, la décision en litige ayant été rapportée le 24 août 2022 antérieurement à l'introduction de la requête.
Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2022, M. et Mme B déclarent se désister de leurs conclusions aux fins de suspension d'exécution et d'injonction mais maintenir leurs conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Antolini, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés ;
- la requête, enregistrée le 15 septembre 2022 sous le n° 2202807, tendant à l'annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Antolini a été entendu au cours de l'audience publique du 21 septembre 2022 à 9 heures 45.
La clôture de l'instruction a été prononcée, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité.
2. La demande de M. et Mme B tend, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension de l'exécution de la décision du 4 juillet 2022 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale de Vaucluse a rejeté leur demande d'instruction en famille de leur fils A. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 24 août 2022 édictée dans le délai d'instruction du recours gracieux initié le 17 juillet précédent par les requérants, le recteur de l'académie d'Aix Marseille a rapporté la décision en litige et donné à M. et Mme B l'autorisation d'instruire leur fils en famille.
3. Le désistement de M. et Mme B de leurs conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 4 juillet 2022 étant pur et simple, il y a lieu d'en donner acte.
4. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner l'Etat à verser à M. et Mme B la somme qu'ils demandent sur le fondement de ces dispositions.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. et Mme B tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 4 juillet 2022.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C B et au recteur de l'académie d'Aix Marseille.
Fait à Nîmes, le 21 septembre 202Le juge des référés,
J. Antolini
La République mande et ordonne Ministre de l'éducation et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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