mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202944 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 septembre 2022, la société Gamma, représentée par Me Pion Riccio, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2022 par lequel le maire de Villeneuve-lès-Avignon a refusé de lui accorder un permis de construire ;
2°) d'enjoindre au maire de Villeneuve-lès-Avignon de lui accorder le permis de construire sollicité ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-lès-Avignon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence de son auteur ;
- le motif retenu par l'architecte des bâtiments de France, tenant à la méconnaissance du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), est entaché d'erreurs d'appréciation ;
- l'arrêté est entaché d'erreur de droit en tant qu'il se fonde sur le PSMV, lui-même illégal ;
- le motif tenant à la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entaché d'erreur d'appréciation ;
- l'arrêté est incompatible avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2024, la commune de Villeneuve-lez-Avignon, représentée par Me Vrignaud, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société Gamma une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 15 octobre 2024, la société Gamma déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées, ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pumo, conseiller ;
- et les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Gamma a déposé, le 27 janvier 2022, une demande de permis de construire, complétée le 3 mai 2022 en vue de la rénovation et du " réaménagement " d'un immeuble situé 22 rue de la monnaie à Villeneuve-lez-Avignon. Cet immeuble est lui-même situé sur la parcelle cadastrée n°52 de la section CA, incluse dans le périmètre du site patrimonial remarquable de Villeneuve-lez-Avignon, qui est couvert par le plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la commune. Par la présente requête, la société Gamma demande l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 3 août 2022 par lequel le maire de Villeneuve-lez-Avignon a refusé de lui accorder le permis de construire sollicité.
2. Par un mémoire, enregistré le 15 octobre 2024, la société Gamma a déclaré se désister de sa requête. Le désistement de la requérante est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Gamma la somme demandée par la commune de Villeneuve lez Avignon au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Gamma.
Article 2 : La demande formée par la commune de Villeneuve-lez-Avignon au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Gamma, à Me Pion Riccio et à la commune de Villeneuve-lez-Avignon.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024 où siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- Mme Lahmar, conseillère,
- M. Pumo, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
J. PUMO
La présidente,
C. BOYERLa greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026