mercredi 27 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2203578 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 23 novembre 2022, 22 janvier 2024 et 27 février 2024, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet par laquelle le centre hospitalier de Montfavet a refusé de lui communiquer les écritures qu'il a produites à son sujet ainsi que l'intégralité des procès-verbaux du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail relatifs aux unités de soins en milieu pénitentiaire entre mai 2021 et juin 2022 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Montfavet de lui communiquer les documents sollicités dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner le centre hospitalier de Montfavet de lui verser la somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice matériel et moral.
Il soutient que par son avis du 22 septembre 2022, la CADA a estimé que tous les documents étaient communicables, le CH de Montfavet n'avait donc aucune raison d'opposer un refus à cette communication.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2024, le centre hospitalier de Montfavet, représenté par Me Maillot, oppose, à titre principal, l'irrecevabilité des conclusions à fin d'indemnisation, à titre subsidiaire, à leur rejet, puis, conclut au non-lieu à statuer s'agissant des conclusions à fin d'annulation, et à ce que soit mis à la charge de M. A la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :
- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,
- et les observations de Me Castagnino, représentant le centre hospitalier de Montfavet.
M. A n'était ni présent, ni représenté
Considérant ce qui suit :
1. Le 22 septembre 2022, saisie par M. A, la commission d'accès aux documents administratifs (CADA), a émis un avis favorable à la communication à ce dernier des écritures le concernant produites par le centre hospitalier de Montfavet ainsi que l'intégralité des procès-verbaux du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail relatifs aux unités de soins en milieu pénitentiaire entre mai 2021 et juin 2022. Il demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le centre hospitalier de Montfavet a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. M. A n'établit pas l'existence de préjudices. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Il résulte des pièces du dossier que les documents administratifs sollicités dans l'avis n°20224838 du 22 septembre 2022 de la CADA lui ont été transmis, à savoir le courrier du 28 juin 2022 ainsi que la copie de l'intégralité des procès-verbaux du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail relatifs aux unités de soins en milieu pénitentiaire entre mai 2021 et juin 2022. S'agissant du courrier du 2 février 2022, il a été produit en cours d'instance. Aucune pièce du dossier ne permet d'identifier le document visé par l'intéressé " début juin 2022 ", sa demande doit, dès lors, être regardée comme étant pleinement satisfaite.
4. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée.
Sur les frais d'instance :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier de Montfavet.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2024.
Le magistrat désigné,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026