vendredi 7 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2203741 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ALLENE ONDO |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) Cabanère a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler les décisions de la préfète de l'Ariège du 4 septembre 2019 et du 13 septembre 2019 portant application d'un taux de réduction des aides de la politique agricole commune respectivement au titre des campagnes des années 2016 et 2017, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique.
Par une ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux
du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif de Nîmes le jugement de la requête de l'EARL Cabanère.
Par une ordonnance n° 2021186 du 2 juin 2022, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement de la requête de l'EARL Cabanère.
Par un arrêt n° 22TL21603 du 1er décembre 2022, la cour administrative d'appel de Toulouse a annulé cette ordonnance du 2 juin 2022 et renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif de Nîmes.
Procédure devant le tribunal :
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal sous le n° 2203741 à la suite du renvoi de l'affaire par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse du 1er décembre 2022, et un mémoire enregistré le 29 mars 2023, l'EARL Cabanère, représentée par Me Allene Ondo, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions de la préfète de l'Ariège du 4 septembre 2019 et du 13 septembre 2019, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège de lui restituer " le montant des sommes déjà prélevées au titre des pénalités financières pour les années 2016 et 2017 " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les prescriptions fixées par l'article 8 de l'arrêté ministériel du 15 septembre 2003 alors en vigueur ne lui sont pas applicables en vertu de l'article 9 du même arrêté dès lors qu'elle exploite un élevage caprin ;
- les tests par intradermotuberculination présentent un manque de fiabilité contrairement aux tests relatifs à la détection de l'interféron gamma pratiqués sur son cheptel caprin ;
- les décisions litigieuses présentent un caractère disproportionné alors qu'aucun cas de tuberculose n'a été mis en évidence et que les dispositions alors en vigueur ne lui imposaient pas d'effectuer ces deux types de tests.
Par mémoire enregistré le 11 août 2020 au greffe du tribunal administratif initialement saisi, le ministre de l'agriculture et de l'alimentation a indiqué qu'il appartenait à la préfète de l'Ariège de représenter l'Etat devant le tribunal en application de l'article R. 431-10 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2021 au greffe du tribunal administratif initialement saisi, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par l'EARL Cabanère ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le règlement (UE) n° 1307/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- l'arrêté du 15 septembre 2003 fixant les mesures techniques et administratives relatives à la prophylaxie collective et à la police sanitaire de la tuberculose des bovinés et des caprins ;
- l'arrêté du 30 décembre 2015 relatif à la mise en œuvre de la conditionnalité au titre de 2016 ;
- l'arrêté du 23 décembre 2016 relatif à la mise en œuvre de la conditionnalité au titre de 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public,
- et les observations de Mme A, représentant l'EARL Cabanère.
Considérant ce qui suit :
1. L'EARL Cabanère exploite un élevage caprin sur le territoire de la commune de Camarade (Ariège). Par un arrêté du préfet de l'Ariège du 6 octobre 2014, le cheptel caprin de l'EARL Cabanère a été déclaré " susceptible d'être infecté de tuberculose ", en raison d'un lien épidémiologique établi avec un foyer de tuberculose bovine, et mis sous surveillance. L'article 2 de cet arrêté préfectoral prévoit que les mesures devant être mises en œuvre par l'EARL Cabanère consistent en la " recherche de la tuberculose par Interféron Gamma " ainsi qu'en un " contrôle par intradermotuberculination simple " sur tous les caprins de plus de six semaines. Par une lettre du 28 octobre 2015, le directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations a rappelé à la gérante de l'EARL Cabanère qu'il lui appartenait de faire réaliser, outre le test de recherche de l'interféron gamma, un contrôle par intradermotuberculination simple sur l'ensemble des caprins de plus de six semaines. Par un courrier du 1er décembre 2015, la préfète de l'Ariège a mis l'EARL Cabanère en demeure de faire procéder au contrôle de son cheptel par intradermotuberculination simple. Les contrôles sur place réalisés le 4 avril 2016 et 6 avril 2017 ayant mis en évidence le non-respect de cette obligation, la préfète de l'Ariège a, par un courrier du 20 avril 2017, de nouveau mis l'EARL Cabanère en demeure de faire réaliser ce contrôle par intradermotuberculination simple. Par une décision du 4 septembre 2019 portant lettre de fin d'instruction, la préfète de l'Ariège a, en raison de l'anomalie constatée lors du contrôle du 4 avril 2016, appliqué un taux de 50 % de réduction des aides soumises aux règles de la conditionnalité au titre de la campagne 2016. Par une décision du 13 septembre 2019, cette même autorité a, en raison de l'anomalie constatée lors du contrôle du 6 avril 2017, appliqué un taux de 100 % de réduction des aides soumises aux règles de la conditionnalité au titre de la campagne 2017. Le recours hiérarchique formé par l'EARL Cabanère, reçu le 6 novembre 2019 par les services du ministre chargé de l'agriculture, a été implicitement rejeté. L'EARL Cabanère demande au tribunal d'annuler les décisions de la préfète de l'Ariège des 4 et 13 septembre 2019 ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique.
Sur le cadre juridique :
2. D'une part, aux termes de l'article 91 du règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune : " 1. Lorsqu'un bénéficiaire visé à l'article 92 ne respecte pas les règles de conditionnalité énoncées à l'article 93, une sanction administrative lui est imposée () ". L'article 92 du même règlement dispose que : " L'article 91 s'applique aux bénéficiaires recevant des paiements directs au titre du règlement (UE) n° 1307/2013 () ". Selon l'article 93 de ce règlement : " 1. Les règles relatives à la conditionnalité sont les exigences réglementaires en matière de gestion prévues par le droit de l'Union et les normes relatives aux bonnes conditions agricoles et environnementales des terres, établies au niveau national et énumérées à l'annexe II, en ce qui concerne les domaines suivants : () / b) santé publique, santé animale () ".
3. Aux termes du I de l'article D. 615-57 du code rural et de la pêche maritime : " Un arrêté du ministre chargé de l'agriculture définit les cas de non-conformité et les points de contrôle correspondants pris en compte au titre de la conditionnalité des aides, pour l'application de la sanction administrative prévue à l'article 91 et au chapitre II du titre VI du règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013. / Les cas de non-conformité sont classés par domaine, puis, le cas échéant, par sous-domaine () ". Le V du même article prévoit que : " Pour chaque domaine, l'arrêté prévu au I affecte un pourcentage de réduction des aides à chaque cas de non-conformité qu'il définit. () / Ces pourcentages prennent en compte la gravité, l'étendue et la persistance du ou des cas de non-conformité constatés. / L'arrêté mentionné au I précise également les cas dans lesquels une non-conformité est présumée intentionnelle ". Le premier alinéa de l'article D. 615-59 du même code dispose que : " Le taux de réduction des paiements directs au titre de la conditionnalité, au sens du règlement (UE) n° 1306/2013, équivaut à la somme des pourcentages de réduction par domaine () ". Selon le quatrième alinéa du même article : " Lorsqu'une non-conformité présumée intentionnelle dans l'arrêté mentionné au I de l'article D. 615-57 est constatée, le pourcentage de réduction est fixé de manière générale à 20 %. Par décision motivée au regard de la gravité, de l'étendue et de la persistance de la non-conformité, ce pourcentage peut être porté jusqu'à 100 % ".
4. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 30 décembre 2015 relatif à la mise en œuvre de la conditionnalité au titre de 2016 : " Pour l'application du quatrième alinéa de l'article D. 615-59 du code rural et de la pêche maritime, sont présumés intentionnels les cas de non-conformité mentionnés ci-après : () / 2° Au titre du domaine " santé publique, santé animale et végétale " : / Pour le sous-domaine " santé - productions animales " et l'exigence " paquet hygiène, productions animales " : / - le non-respect des mesures de police sanitaire prescrites par un arrêté préfectoral de mise sous surveillance () ". Le a) du 2° de l'article 2 de l'arrêté du 23 décembre 2016 relatif à la mise en œuvre de la conditionnalité au titre de 2017 prévoit également qu'est présumé intentionnel notamment " le non-respect des mesures de police sanitaire prescrites par un arrêté préfectoral de mise sous surveillance () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 223-6-1 du code rural et de la pêche maritime, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Le préfet peut prendre, au regard des informations qui lui sont communiquées en application des dispositions des articles L. 201-7 et L. 223-5, un arrêté de mise sous surveillance. Par cet arrêté il peut prescrire la mise en exécution de tout ou partie des mesures énumérées aux 1° à 7° de l'article L. 223-8 ". En vertu du 4° de cet article L. 223-8, le préfet peut prescrire la réalisation de " prélèvements nécessaires au diagnostic ou aux enquêtes épidémiologiques ".
6. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 15 septembre 2003 fixant les mesures techniques et administratives relatives à la prophylaxie collective et à la police sanitaire de la tuberculose des bovinés et des caprins, alors en vigueur : " Le préfet, sur proposition du directeur départemental en charge de la protection des populations et après accord du ministre chargé de l'agriculture (), peut prendre toutes dispositions complémentaires aux mesures définies dans le présent arrêté afin de rendre plus efficiente la protection des élevages et de la santé publique à l'égard de la tuberculose. Il prescrit des mesures renforcées de surveillance notamment vis-à-vis des troupeaux présentant un risque sanitaire particulier à l'égard de la tuberculose soit en raison d'un risque d'exposition accru, soit en raison d'un risque particulier pour la santé publique ou la santé animale () ". L'article 21 de cet arrêté dispose que : " Pour l'application du présent chapitre, un troupeau de bovinés est déclaré : / 1° Susceptible d'être infecté de tuberculose lorsqu'un lien épidémiologique à risque a été établi avec un animal infecté de tuberculose () ". L'article 36 de cet arrêté, inséré dans son chapitre VI intitulé " Dispositions relatives à la tuberculose caprine ", prévoit que : " Les définitions figurant à l'article 21 du présent arrêté s'appliquent aux troupeaux visés au présent chapitre. / 1° Sans préjudice des dispositions prévues à l'article 22 du présent arrêté, toute suspicion de tuberculose dans un troupeau caprin ou mixte ovin-caprin conduit sans délai à la mise sous surveillance de l'exploitation et à la mise en œuvre d'investigations visant à infirmer ou confirmer la suspicion () ".
Sur la légalité des décisions litigieuses :
7. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 1, l'arrêté du préfet de l'Ariège du 6 octobre 2014 portant mise sous surveillance au sens de l'article L. 223-6-1 du code rural et de la pêche maritime cité ci-dessus prescrit, à son article 2, la réalisation de tests de recherche de l'interféron gamma ainsi que la réalisation d'un contrôle par intradermotuberculination simple. L'EARL Cabanère - qui n'a formé aucun recours contentieux à l'encontre de cet arrêté préfectoral qui vise l'arrêté ministériel du 15 septembre 2003 dans sa globalité sans se référer à son article 8 - ne se prévaut d'aucune disposition législative ou réglementaire interdisant au préfet de l'Ariège de prescrire la réalisation, au sein d'un troupeau caprin, des deux types de mesures prescrites par cet article 2, et notamment de celle consistant en un contrôle par intradermotuberculination simple. Par suite, ce moyen ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas contesté, que l'EARL Cabanère n'a pas respecté la prescription, définie à l'article 2 de l'arrêté du préfet de l'Ariège du 6 octobre 2014, consistant en la réalisation d'un contrôle par intradermotuberculination simple sur tous les caprins de plus de six semaines de son cheptel. Si l'EARL Cabanère, qui s'est conformée à l'autre mesure définie à cet article 2, soutient que la méthode d'intradermotuberculination présente un manque de fiabilité voire un danger pour les animaux, elle n'assortit pas, en tout état de cause, ses allégations sur ce point de précisions suffisantes permettant d'en apprécier tant la portée que le bien-fondé.
9. En troisième et dernier lieu, les décisions contestées de la préfète de l'Ariège des 4 et 13 septembre 2019 indiquent, respectivement, que les contrôles sur place réalisés le 4 avril 2016 et le 6 avril 2017 ont mis en évidence le non-respect des " mesures de police sanitaire prescrites par un arrêté préfectoral ". Il résulte des dispositions réglementaires citées aux points 3 et 4 que ce cas de non-conformité est présumé intentionnel pour l'application de l'article D. 615-59 du code rural et de la pêche maritime relatif au taux de réduction des paiements directs au titre de la conditionnalité, au sens du règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013. Si l'EARL Cabanère, qui se prévaut vainement de la circonstance qu'aucun cas de tuberculose n'a été détecté, soutient en substance que les taux de réduction appliqués par les décisions litigieuses présentent un caractère disproportionné, elle n'invoque à cet égard la méconnaissance d'aucun texte et n'assortit pas ses allégations sur ce point de précisions suffisantes.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de l'EARL Cabanère doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de l'EARL Cabanère est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'exploitation agricole à responsabilité limitée Cabanère et à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée pour information au préfet de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Portal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026