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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2300875

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2300875

jeudi 23 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2300875
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui contestait une amende administrative de 2880 euros infligée sur le fondement de l’article L.8115-1 du code du travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’avait pas été présentée par un avocat, comme l’exige l’article R.431-2 du code de justice administrative pour ce type de litige. Malgré une demande de régularisation, le requérant n’a pas produit de requête conforme dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R.222-1 du même code pour rejeter la demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mars 2023, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 14 février 2023 par laquelle la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur lui a infligé une amende administrative d'un montant de 2880 euros au titre de l'article L.8115-1 du code de travail.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 janvier 2024, la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut à l'irrecevabilité de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunaux administratifs () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. Aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. () ".

3. Par sa requête enregistrée le 13 mars 2023 au greffe du tribunal, M. A demande l'annulation d'une amende administrative qui lui a été infligée sur le fondement de l'article L.8115-1 du code du travail. Ce différend qui n'est pas au nombre des litiges dispensés du ministère d'avocat énumérés par l'article R. 431-3 du code de justice administrative, doit donner lieu à une requête présentée par un avocat en application des dispositions précitées de l'article R. 431-2 du même code ainsi que le relève au demeurant l'administration en défense. . Par lettre du 6 décembre 2024, une demande de régularisation lui a été adressée, laquelle lui a été notifiée le 7 décembre 2024. Le requérant n'a pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui a été imparti, produit une requête présentée par un avocat. Dès lors, la présente requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur et au ministre du travail et de l'emploi.

Fait à Nîmes, le 23 janvier 2025.

La présidente de la 1ère chambre,

C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre du travail et de l'emploi en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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