mardi 12 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301685 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | ARMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 mai 2023 et 24 août 2024, M. A C, représenté par Me Armand, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 7 février 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a rejeté son recours administratif préalable dirigé contre le refus de renouvellement de son contrat d'aide aux jeunes majeurs, ensemble la décision du 20 décembre 2022 mettant fin à son contrat jeunes majeurs ;
2°) d'enjoindre à la présidente du conseil départemental du Gard de lui attribuer l'aide aux jeunes majeurs jusqu'à la fin du cursus diplômant initié, soit jusqu'au 1er jour de la rentrée scolaire faisant suite à la présentation du diplôme préparé CAP maçonnerie en juin 2024 ;
3°) d'enjoindre à cette même autorité de reprendre la modalité d'hébergement sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à cette même autorité de réexaminer sa situation personnelle dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge du département du Gard la somme de 2 500 euros assortie le cas échéant de la TVA au taux applicable au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve de la renonciation de celui-ci à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle confiée.
Il soutient que :
- il appartient à l'administration de justifier que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation régulièrement publiée au registre des actes ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors qu'elle est motivée par renvoi à une référence non jointe ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et de violation de la loi par refus d'application des dispositions applicables à l'espèce, dès lors que :
* l'erreur de droit est constituée par la référence à un règlement départemental de l'aide sociale à l'enfance du Gard introuvable et qui donc, soit n'est pas publié, soit n'existe plus, de sorte qu'il n'est pas juridiquement opposable ;
* la violation de loi est constituée par le refus d'application, à tout le moins la fausse application, de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles à travers l'application impossible du seul règlement départemental de l'aide sociale à l'enfance du Gard ; par cet article L. 222-5, le législateur a entendu mettre en place une aide aux jeunes majeurs accessible quasiment de plein droit ;
* la violation de la loi est constituée par le refus d'application de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, dès lors que la décision attaquée renvoie le requérant au dispositif d'hébergement " grand public " du 115, alors que la jurisprudence a précisé que la portée de l'accompagnement est globale et que l'hébergement doit être pérenne ;
* la violation de l'alinéa 8 de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles est caractérisée par le fait qu'il est apprenti en certificat d'aptitude professionnelle (CAP) et que sa scolarité se poursuit jusqu'en juillet 2024 ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de ses ressources et de son isolement, dès lors qu'il relève des dispositions des 1° et 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait dès lors que M. C n'a pas refusé de faire une demande de foyer jeune travailleur, mais sa candidature a été refusée en raison de sa situation administrative ;
- la décision attaquée est entachée d'illégalité par voie d'exception de l'illégalité du règlement départemental d'aide sociale au regard de la loi Taquet n° 2022-140 du 7 février 2022 dès lors que :
* à travers le règlement départemental d'aide sociale, le conseil départemental du Gard s'est reconnu un pouvoir discrétionnaire dans l'admission au dispositif d'aide aux jeunes majeurs, en violation avec la loi Taquet qui met fin au pouvoir discrétionnaire du président du conseil départemental ;
* la présidente du conseil départemental du Gard n'a pas réalisé d'examen de comptabilité entre ce règlement et la nouvelle loi Taquet, en contradiction avec le principe de comptabilité de la norme inférieure à la norme supérieure.
Par des mémoires en défense enregistrés les 19 juin 2023 03 juillet 2023 et 17 octobre 2023, le conseil départemental du Gard, représenté par sa présidente en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le règlement départemental d'aide sociale à l'enfance du Gard ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Chamot, vice-présidente, pour statuer sur les litiges énumérés par l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique du 28 février 2024 à 10 heures :
- le rapport de Mme Chamot, présidente,
- les observations de Mme D, représentant le département du Gard.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien déclarant être né le 10 mai 2003, est entré sur le territoire français en février 2019. Il a été pris en charge, à compter du 18 février 2019, par le service de l'aide sociale à l'enfance, jusqu'au jugement de non-lieu à assistance éducative prononcé le 17 juillet 2020 par le juge des enfants de B à la suite du constat de sa majorité. M. C a toutefois conclu plusieurs contrats d'aide aux jeunes majeurs avec le département du Gard à compter du 10 mai 2021. La présidente du conseil départemental du Gard a pris, le 20 décembre 2022, une décision mettant fin à ce contrat à compter du 31 décembre 2022. Par une décision du 7 février 2023, qui s'est substituée à la décision initiale et dont M. C demande l'annulation, la présidente du conseil départemental du Gard a rejeté son recours administratif préalable obligatoire.
Sur les conclusions à fins d'annulation et d'injonction :
2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant une prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner la situation de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler, s'il y a lieu, cette décision en accueillant lui-même la demande de l'intéressé s'il apparaît, à la date à laquelle il statue, eu égard à la marge d'appréciation dont dispose la présidente du conseil départemental dans leur mise en œuvre, qu'un défaut de prise en charge conduirait à une méconnaissance des dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et en renvoyant l'intéressé devant l'administration afin qu'elle précise les modalités de cette prise en charge sur la base des motifs de son jugement.
3. Il résulte de ce qui vient d'être dit que M. C ne peut utilement invoquer les vices propres qui affecteraient la légalité de la décision du 7 février 2023. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation sont inopérants.
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 111-1 du code de l'action sociale et des familles : " Sous réserve des dispositions des articles L. 111-2 et L. 111-3, toute personne résidant en France bénéficie, si elle remplit les conditions légales d'attribution, des formes de l'aide sociale telles qu'elles sont définies par le présent code ". Aux termes de l'article L. 111-2 du même code : " Les personnes de nationalité étrangères bénéficie dans les conditions propres à chacune de ces prestations : / 1° Des prestations d'aide sociale à l'enfance () ". Aux termes de l'article L. 111-4 du même code : " L'admission à une prestation d'aide sociale est prononcée au vu des conditions d'attribution législatives ou réglementaires et, pour les prestations légales relevant de la compétence du département ou pour les prestations que le département crée de sa propre initiative, au vu des conditions d'attributions telles qu'elles résultent des dispositions du règlement départemental d'aide sociale mentionné à l'article L. 121-3 ". Aux termes de l'article L. 121-3 : " Dans les conditions définies par la législation et la réglementation sociales, le conseil départemental adopte un règlement départemental d'aide sociale définissant les règles selon lesquelles sont accordées les prestations d'aide sociale relevant du département ". Aux termes de l'article L. 121-4 : " Le conseil départemental peut décider de conditions et de montants plus favorables que ceux prévus par les lois et règlements applicables aux prestations mentionnées à l'article L. 121-1 ", c'est-à-dire les prestations légales d'aide sociale à la charge du département.
5. Aux termes de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : / 1° Les mineurs qui ne peuvent demeurer provisoirement dans leur milieu de vie habituel et dont la situation requiert un accueil à temps complet ou partiel, modulable selon leurs besoins, en particulier de stabilité affective, ainsi que les mineurs rencontrant des difficultés particulières nécessitant un accueil spécialisé, familial ou dans un établissement ou dans un service tel que prévu au 12° du I de l'article L. 312-1 ; / () 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article et à l'exclusion de ceux faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. / Peuvent être également pris en charge à titre temporaire, par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance, les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants. / Un accompagnement est proposé aux jeunes mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés au 5° et à l'avant-dernier alinéa, au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée ".
6. Il résulte de ces dispositions que le département a l'obligation de verser celles des prestations d'aide sociale que la loi met à sa charge à toute personne en remplissant les conditions légales. Lorsque les conditions d'attribution ou les montants des prestations sont déterminées par les lois et décrets qui les régissent, le règlement départemental d'aide sociale ne peut édicter que des dispositions plus favorables. En l'absence de conditions ou montants précisément fixés par les lois et décrets, si le règlement départemental d'aide sociale peut définir des priorités et préciser les critères au vu desquels il convient de procéder à l'évaluation de la situation des demandeurs, il ne peut, en revanche, fixer de condition nouvelle conduisant à écarter par principe du bénéfice des prestations des personnes qui entrent dans le champ des dispositions législatives applicables. Enfin, pour les prestations d'aide sociale qu'il crée de sa propre initiative, le département définit, par le règlement départemental d'aide sociale, les règles selon lesquelles ces prestations sont accordées.
7. Il résulte des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles que, d'une part, depuis l'entrée en vigueur du I de l'article 10 de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, qui a modifié cet article sur ce point, les jeunes majeurs de moins de vingt et un ans ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un département avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge par ce service, lorsqu'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants. D'autre part, sous réserve de l'hypothèse dans laquelle un accompagnement doit être proposé au jeune pour lui permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée, la présidente du conseil départemental dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou maintenir la prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un jeune majeur de moins de vingt et un ans éprouvant des difficultés d'insertion sociale faute de ressources ou d'un soutien familial suffisants et peut à ce titre, notamment, tenir compte, pour les étrangers, de leur situation au regard du droit au séjour et au travail, particulièrement lorsqu'une autorisation de travail est nécessaire à leur projet d'insertion sociale et professionnelle, ainsi que, le cas échéant, des possibilités de régularisation de cette situation compte tenu de la formation suivie.
8. En deuxième lieu, en application des principes énoncés au point n° 6, le règlement départemental de l'aide sociale à l'enfance du Gard, adopté le 27 mai 2021 et rendu exécutoire le 14 juin 2021, dispose dans les 1/ D. du chapitre 1 de son titre 3 : " () Aucune aide financière ne sera octroyée au demandeur si celui-ci dispose d'un revenu net mensuel de 560 euros, soit le montant forfaitaire du revenu de solidarité active pour une personne seule et sans enfant ", de même, aux termes du 2/ D. du même chapitre : " () La prise en charge du demandeur sera assurée sans hébergement dès lors que celui-ci dispose d'un revenu net mensuel de 560 euros, soit le montant forfaitaire du revenu de solidarité active pour une personne seule et sans enfant ".
9. M. C est entré sur le territoire français en février 2019. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance à compter du 18 février 2019. Par une décision du 21 juillet 2020, prise suite au jugement de non-lieu à assistance éducative prononcée le 17 juillet 2020 par le juge des enfants de la cour d'appel de B, la présidente du conseil départemental du Gard a mis fin à cette prise en charge à compter du jour même en raison de la majorité de M. C. Cependant, M. C a bénéficié de huit contrats d'aide aux jeunes majeurs couvrant la période du 10 mai 2021 au 31 décembre 2021. Pour mettre fin au dernier contrat d'aide au jeune majeur de M. C, la présidente du conseil départemental du Gard s'est fondée, dans la décision contestée, sur la circonstance qu'il disposait de ressources suffisantes et d'un réseau organisé suffisant.
10. Tout d'abord, il ressort des pièces du dossier que, par une délibération n° 78 du 27 mai 2021, le conseil départemental du Gard a adopté le règlement départemental de l'aide sociale à l'enfance. La présidente du conseil départemental a certifié l'affichage et la transmission de cet acte au représentant de l'Etat dans le département le 14 juin 2021 dans les conditions prévues par l'article L. 3131-1 du code général des collectivités territoriales. Par suite, le moyen tiré de l'inexistence ou du défaut de caractère exécutoire du règlement départemental de l'aide sociale à l'enfance doit, en tout état de cause, être écarté comme manquant en fait.
11. Ensuite, il résulte de l'instruction que la présidente du conseil départemental s'est fondée sur les dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et l'alinéa D du chapitre 1 du règlement sanitaire d'aide sociale à l'enfance mentionné au point précédent, et non sur le règlement des aides financières à la personne. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'illégalité du règlement des aides financières à la personne doit être écarté comme inopérant.
12. Par ailleurs, M. C était accueilli par le centre de formation des apprentis du Gard dans le cadre d'un contrat d'apprentissage conclu avec l'entreprise Medibat 30, pour la période du 18 janvier 2022 au 31 août 2024, dans le but d'obtenir un certificat d'aptitude professionnelle " maçon ". Dans le cadre de son apprentissage, M. C perçoit une rémunération mensuelle nette de 1 000 euros, soit un montant supérieur au seuil de 560 euros qui est exigé par le règlement départemental de l'aide sociale à l'enfance pour caractériser un niveau de ressources insuffisant au regard du 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. M. C ne fait par suite pas utilement valoir que son salaire d'apprenti ne lui permet pas de se loger, que sa situation irrégulière au regard du séjour en France l'empêche de pouvoir être logé au sein d'un foyer jeune travailleur et qu'à ce titre, l'assistance du département lui est indispensable, notamment pour effectuer les démarches administratives relatives à son admission au séjour.
13 En outre, malgré la mesure d'instruction diligentée par le greffe du tribunal le 2 février 2024 apporté aucun justificatif concernant sa situation actuelle. Par suite, M. C ne peut, en tout état de cause, être regardé comme ayant, à la date du présent jugement de plein contentieux, engagé une année scolaire ou universitaire pour l'achèvement de laquelle le département aurait été tenu de lui proposer un accompagnement sans pouvoir lui opposer des conditions de ressources.
14. Enfin, si M. C soutient que la référence au dispositif national d'hébergement d'urgence du 115 constitue, de la part de la présidente du conseil départemental du Gard, " un refus d'aide malgré le constat de l'existence du besoin ", une telle référence est absente de la décision du 7 février 2023 contestée.
15. Il résulte de ce qui précède que la présidente du conseil départemental du Gard a pu mettre fin au contrat d'aide aux jeunes majeurs de M. C, sans méconnaitre les dispositions du 5° et du dernier alinéa de l'article L. 225-5 précité du code de l'action sociale et des familles, ni commettre une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. C.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fins d'injonction doivent l'être également.
Sur les frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département du Gard, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une somme au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la présidente du conseil départemental du Gard et à Me Armand.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024
La magistrate désignée,
C. CHAMOT
La greffière,
B. MAS-JAY
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026