mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301772 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Pôle contentieux sociaux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 15 mai 2023, le 24 juin 2023 et le 13 janvier 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler deux décisions du 14 avril 2023 par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Gard a refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de 1 289,59 euros contractée au titre de l'aide personnelle au logement (IN5 007) pour la période du 1er mai 2022 au 30 novembre 2022 et de sa dette de 526,20 euros contractée au titre de l'aide personnelle au logement (IN5 008) pour la période du 1er février 2022 au 30 avril 2022.
Elle soutient qu'elle est de bonne foi et qu'elle est dans une situation financière précaire qui ne lui permet pas de rembourser sa dette.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales du Gard doit être regardée comme concluant, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B et, à titre subsidiaire, à son rejet.
Elle soutient que :
- la requête est devenue sans objet dès lors que les créances litigieuses sont soldées ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. C a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 19 novembre 2022, la caisse d'allocations familiales du Gard a mis à la charge de Mme B un indu de 1 426,59 euros d'aide personnelle au logement pour la période du 1er mai 2022 au 30 novembre 2022. Par une décision du 18 décembre 2022, la caisse d'allocations familiales du Gard a mis à la charge de Mme B un indu de 562,20 euros d'aide personnelle au logement pour la période du 1er février 2022 au 30 avril 2022. Par un courrier du 22 décembre 2022, Mme B a sollicité une remise gracieuse de ses dettes. Par deux décisions du 14 avril 2023, dont Mme B sollicite l'annulation, la caisse d'allocations familiales du Gard a refusé de lui octroyer une remise gracieuse de ses dettes.
2. Il résulte de l'instruction, et notamment de la copie d'écran du tableau présentant l'état des remboursements de créance de Mme B intégrée dans le mémoire en défense de la caisse d'allocations familiales du Gard, que, postérieurement à l'introduction de la requête, les dettes d'aide personnelle de logement de 1 426,59 euros et de 562,20 euros restant à la charge de Mme B ont été entièrement soldées à la suite des retenues mensuelles opérées jusqu'au mois de décembre 2023 par la caisse d'allocations familiales sur les prestations sociales de la requérante. Par suite, la requête de Mme B tendant à la remise gracieuse des sommes restant à sa charge est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B tendant à l'annulation des décisions du 14 avril 2023 par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Gard a refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de 1 289,59 euros contractée au titre de l'aide personnelle au logement (IN5 007) pour la période du 1er mai 2022 au 30 novembre 2022 et de sa dette de 526,20 euros contractée au titre de l'aide personnelle au logement (IN5 008) pour la période du 1er février 2022 au 30 avril 2022.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales du Gard.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
Le président,
C. CLa greffière,
I. MASSOT
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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