mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2302831 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | AUDOUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 juillet et 4 décembre 2023 et 7 février 2024, M. A C, représenté par la SELARL Blanc-Tardivel-Bocognano, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 18 janvier 2023 par lequel le maire de la commune d'Alès s'est opposé à la déclaration préalable qu'il a déposé en vue de la division foncière en quatre lots à bâtir sur les parcelles cadastrée section CE n° 366, 369, 288, 466, 526, 68 ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire d'Alès de lui délivrer un arrêté de non opposition dans le délai d'un mois à compter de la date du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Alès la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est infondé ;
- le motif de refus fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme est illégal ;
- le motif de refus tiré de la violation de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme est illégal, le projet ne relève pas d'un permis d'aménager ;
- l'article 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Alès sur le fondement duquel est intervenu l'arrêté attaqué est lui-même illégal en ce qu'il empêche la création d'un lotissement par le biais d'une déclaration préalable ;
- le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article 3.1.1 du plan local d'urbanisme de la commune d'Alès en prévoyant que les accès individuels se trouvent sur une même zone afin de limiter les accès sur la voie publique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2023, la commune d'Alès, représentée par Me Audouin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. C la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme de la commune d'Alès ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hoenen,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- et les observations de Me Rouault, représentant M. C, et de Me Moukoko, représentant la commune d'Alès.
Considérant ce qui suit :
1. Le 20 décembre 2022, M. C a déposé auprès des services de la commune d'Alès une déclaration préalable en vue de la création de quatre lots à bâtir sur un terrain situé chemin de Russaud. Par une décision du 18 décembre 2023, le maire d'Alès s'est opposé à sa déclaration préalable de division parcellaire. M. C demande l'annulation pour excès de pouvoir de cette décision du 18 janvier 2023 et de la décision implicite rejetant son recours gracieux.
2. L'arrêté contesté a été signé, pour le maire d'Alès, par M. D B, premier adjoint au maire. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 5 juin 2020, lequel a été affiché en mairie et transmis au représentant de l'Etat le jour de son édiction, le maire d'Alès a consenti à M. B une délégation de fonctions et de signature en matière d'urbanisme. Cette délégation, vise les " instructions et décisions relatives aux autorisations d'urbanisme " et notamment " les déclarations préalables ". Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. Aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis ". Aux termes de l'article R. 421-19 du même code : " Doivent être précédés de la délivrance d'un permis d'aménager : a) Les lotissements : qui prévoient la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs internes au lotissement ; ou qui sont situés dans un site classé ou dans un secteur sauvegardé ; () ". Aux termes de l'article R. 421-23 de ce code : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable les travaux, installations et aménagements suivants : a) Les lotissements autres que ceux mentionnés au a de l'article R. 421-19 ; () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que les lots résultant de la division foncière sollicitée se composeront de deux lots aménagés au droit du chemin de Russaud et disposant chacun d'un accès privatif et de deux lots en second rang disposant chacun d'un accès, également privatif, d'une largeur de 4 mètres intercalé entre les lots situés en front de voie publique, aucun aménagement commun n'étant prévu pour deux ou plusieurs lots. Dans ces conditions, le projet, qui n'est situé ni dans un site classé ni dans un secteur sauvegardé, ne présente pas les caractéristiques définies à l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme qui l'auraient assujetti à l'obtention d'un permis d'aménager. Il s'ensuit que le projet litigieux, alors même qu'il constitue un lotissement au sens de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme, était seulement soumis à la procédure de déclaration préalable prévue par l'article R. 421-23 précité du code de l'urbanisme. Par suite, en retenant comme motif de refus que le projet nécessitait le dépôt d'un permis d'aménager, le maire de la commune d'Alès a entaché son arrêté d'opposition à déclaration préalable d'une erreur de droit.
5. Il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la conformité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
6. Aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. / Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. / () ".
7. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il résulte de ces dispositions qu'il doit être fait opposition à une déclaration préalable lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte du projet et, d'autre part, lorsque l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
8. Aux termes de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme : " L'autorité qui délivre l'autorisation de construire, d'aménager, ou de lotir exige, en tant que de besoin, du bénéficiaire de celle-ci la réalisation et le financement de tous travaux nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction, du terrain aménagé ou du lotissement, notamment en ce qui concerne la voirie, l'alimentation en eau, gaz et électricité (). / Les obligations imposées par l'alinéa ci-dessus s'étendent au branchement des équipements propres à l'opération sur les équipements publics qui existent au droit du terrain sur lequel ils sont implantés et notamment aux opérations réalisées à cet effet en empruntant des voies privées ou en usant de servitudes. () / L'autorisation peut également, avec l'accord du demandeur et dans les conditions définies par l'autorité organisatrice du service public de l'eau ou de l'électricité, prévoir un raccordement aux réseaux d'eau ou d'électricité empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve que ce raccordement n'excède pas cent mètres et que les réseaux correspondants, dimensionnés pour correspondre exclusivement aux besoins du projet, ne soient pas destinés à desservir d'autres constructions existantes ou futures () ".
9. Il résulte de ces dispositions que, pour l'alimentation en électricité, relèvent des équipements propres à l'opération ceux qui sont nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction ou du terrain jusqu'au branchement sur le réseau public d'électricité qui existe au droit du terrain, en empruntant, le cas échéant, des voies privées ou en usant de servitudes, ou, dans les conditions définies au troisième alinéa de l'article L. 332-15, en empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve dans ce dernier cas que le raccordement n'excède pas cent mètres. En revanche, pour l'application de ces dispositions, les autres équipements de raccordement aux réseaux publics d'électricité, notamment les ouvrages d'extension ou de branchement en basse tension, et, le cas échéant, le renforcement des réseaux existants, ont le caractère d'équipements publics.
10. Pour retenir le motif de refus fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, le maire d'Alès a notamment estimé, au vu de l'avis émis le 23 décembre 2022 par la société Enedis, qu'une extension du réseau public de distribution d'électricité était nécessaire pour desservir le lotissement projeté et que, la commune n'entendant pas prendre en charge ces travaux d'extension, elle n'était pas en mesure d'indiquer dans quel délai ces travaux pourraient être exécutés.
11. La société Enedis, consultée par le maire, dans le cadre de l'instruction de la déclaration préalable déposée par M. C, en sa qualité de gestionnaire du réseau public d'électricité, a émis un avis, le 23 décembre 2022, dans lequel elle indique que le raccordement du terrain d'assiette du projet de lotissement du requérant nécessite une alimentation de 4 x 12kVA par une extension du réseau d'une longueur de 100 mètres en dehors du terrain de l'opération, longeant le chemin de Russaud vers le Nord. Il ressort ainsi des pièces du dossier, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que l'avis d'Enedis a employé de manière impropre le terme d' " extension ", que l'alimentation en électricité du terrain d'assiette du projet peut être réalisée par des travaux de raccordement au réseau public d'électricité, en empruntant les emprises publiques sur une longueur n'excédant pas 100 mètres. Les travaux requis constituant, compte tenu de leur nature, des équipements propres au sens de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme, leur coût pouvait être supporté par le pétitionnaire. Le projet n'entrait donc pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme sur lequel le maire ne pouvait, dès lors, légalement se fonder pour s'opposer à la déclaration préalable déposée par M. C.
12. Aux termes de l'article UC 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Alès : " () Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle des voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la sécurité publique est interdit. Toute opération doit prendre le minimum d'accès sur les voies publiques. / Une autorisation d'urbanisme peut être refusée si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques (), ou celles des personnes utilisant ces accès ". Aux termes de l'article R. 151-21 du même code : " () / Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, l'ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le plan local d'urbanisme, sauf si le règlement de ce plan s'y oppose ". Il résulte de ces dispositions que, dans les cas ainsi mentionnés, les règles d'un plan local d'urbanisme ou d'un document en tenant lieu doivent faire l'objet d'une appréciation d'ensemble, sauf si elles en disposent autrement ou s'y opposent du fait même de leur objet.
13. M. C soutient, par la voie de l'exception, que les dispositions de l'article UC 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Alès sont illégales en ce qu'elles conduisent à interdire la constitution de lotissement par la voie de la déclaration préalable et imposent ainsi le dépôt d'un permis d'aménager. Toutefois, ces dispositions, qui régissent l'accès à la voie publique, n'ont ni pour objet ni pour effet d'interdire le recours à la déclaration préalable pour la constitution d'un lotissement. Le moyen ne peut, dès lors, qu'être écarté.
14. Pour s'opposer à la déclaration préalable en litige, le maire d'Alès a relevé que les quatre lots projetés disposaient tous d'un accès individuel à partir du chemin de Russaud, et que la multiplication de ces accès présente un danger et méconnaît les dispositions de l'article UC 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune citées au point 12.
15. Si les dispositions précitées de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme prévoient que, dans le cas d'un lotissement, l'ensemble du projet est, en principe, apprécié au regard des règles du plan local d'urbanisme, la déclaration préalable déposée par M. C ne mentionne aucun projet autre qu'une division en lots à construire d'un terrain. Dès lors, en l'absence de projet d'ensemble portant sur ces lots, l'appréciation du respect de la règle d'urbanisme précitée ne pouvait se faire qu'au niveau de chaque lot qui disposeront chacun d'une seule et unique voie d'accès limitant au maximum l'accès à la voie publique. En outre, les quatre accès étant groupés, ils n'apparaissent pas présenter de danger, la voie publique étant rectiligne elle offre une bonne visibilité au débouché. Il ressort ainsi des pièces du dossier que le maire de la commune d'Alès a fait une inexacte application des dispositions de l'article UC 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme.
16. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
17. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige a pour objet l'aménagement de quatre lots à bâtir sur un terrain densément boisé de 18 231 mètres carrés, classé en zone " UCHa " constructible du plan local d'urbanisme communal, dans un secteur à dominante naturelle et agricole d'habitat diffus. Il ressort de la carte des aléas annexée au " porter à connaissance " établi par la préfecture du Gard le 11 octobre 2021, librement accessible sur son site internet, que ce secteur est exposé à un risque d'incendie de forêt allant de fort à très fort, dans lequel l'interdiction de toute construction nouvelle est préconisée. Si le porter à connaissance est dépourvue de caractère règlementaire, il doit être pris en compte comme élément d'information par les autorités chargées de l'instruction des autorisations d'urbanisme dans l'appréciation du risque d'atteinte à la sécurité publique. Il ressort des pièces du dossier que si le projet de lotissement aura pour conséquence la suppression d'une partie du boisement présent sur les quatre lots à bâtir, pour autant, le terrain d'assiette restera bordé, au Nord, à l'Est et à l'Ouest, par un vaste espace densément boisé. Enfin, l'hydrant le plus proche est implanté à 200 mètres de l'opération projetée et présente un débit inférieur à 60m3/h. Si M. C soutient que le terrain est entouré du réseau d'alimentation en eau potable et que le maire aurait pu prendre un arrêté de non opposition à sa déclaration préalable en l'assortissant de prescriptions spéciales relatives au risque d'incendie, il ne ressort pas des pièces du dossier que les équipements de défense contre l'incendie dont il se prévaut, consistant en la réalisation de réserves d'eau sur chacun des lots, seraient suffisants au regard du risque important de feu de forêt dont la réalité n'est pas sérieusement contestée. Dans ces conditions et au regard du projet qui vise à terme à la construction de quatre habitations, le maire de la commune d'Alès, en estimant que le projet de lotissement, compte tenu de sa nature, de son implantation dans un secteur de risque d'incendie de forêt allant de fort à très fort et de la configuration des lieux, présentait un risque pour la sécurité publique, n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article R 111-2 du code de l'urbanisme.
18. Il résulte de l'instruction que la maire d'Alès aurait pris la même décision en retenant uniquement le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le maire de la commune d'Alès s'est opposé à sa déclaration préalable de division foncière et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune d'Alès, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune d'Esbly présentées au titre de ces dispositions. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C une somme de 1 000 euros à verser à la commune d'Alès au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : M. C versera à la commune d'Alès une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune d'Alès.
Délibéré après l'audience du 16 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ciréfice, président,
Mme Lahmar, conseillère,
Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
A-S. HOENEN
Le président,
C. CIRÉFICELa greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026