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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303315

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303315

mardi 12 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303315
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2023, M. B, représenté par Me Laurent-Neyrat, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la communication de la décision prise à l'encontre du requérant, date à compter de laquelle le délai de recours recommencera à courir ;

2°) de mettre à la charge du préfet du Gard une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le refus de communication de la décision prise par la préfecture sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour emportera l'expiration du délai de recours contentieux et le place dans une situation d'urgence ;

- cette situation porte une atteinte à son droit à un procès équitable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". , aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. " ;

2. Pour établir l'existence d'une situation d'urgence, M. B soutient que l'inertie de l'administration quant à la communication de la décision se prononçant sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour porte une atteinte au droit à un procès équitable en ce que ces circonstances l'empêchent de saisir le juge afin de contester cette décision dans le délai de recours contentieux. Ces seules circonstances ne sont pas de nature à établir que la situation de M. B nécessite le prononcé d'une mesure d'urgence dans un délai de quarante-huit heures.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B ne peut qu'être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 12 septembre 2023.

Le juge des référés,

P. A

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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