vendredi 24 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2303362 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | JAKUBOWICZ MALLET-GUY & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 septembre 2023, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le président de la communauté de communes du pays d'Apt-Luberon (CCPAL) a implicitement rejeté sa demande de communication du rapport ou de la fiche d'instruction concernant l'arrêté du 22 janvier 2021 (PC 084003203A 0008-T01) pris par le maire de la commune de Caseneuve ;
2°) d'enjoindre au président de la communauté de communes du pays d'Apt-Luberon de communiquer les documents demandés dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- le refus du président de la CCPAL est illégal dès lors que le 23 juin 2023, il a obtenu un avis favorable de la commission d'accès aux documents administratifs quant à la communication des documents sollicités ;
Par un mémoire en défense enregistré le 8 août 2024, la communauté de communes du pays d'Apt-Luberon (CCPAL), représentée par son président par Me Jakubowicz, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les documents demandés par le requérant n'existent pas.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :
- les conclusions de M. Joël Baccati, rapporteur public,
- les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courriel du 9 mai 2023, M. B a demandé au président de la communauté de communes Pays d'Apt Luberon (CCPAL) la communication du rapport ou de la fiche d'instruction concernant l'arrêté du 22 janvier 2021 (PC 084003203A 0008-T01) pris par le maire de la commune de Caseneuve. N'ayant pas obtenu satisfaction, M. B a saisi la commission d'accès aux documents administratifs le 11 mai 2023, laquelle a rendu, le 23 juin 2023, un avis favorable à la communication des documents sollicités. Par la présente requête M. B demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président de la CCPAL a refusé de lui communiquer les documents sollicités.
2. Aux termes de l'article L. 300-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le droit de toute personne à l'information est précisé et garanti par les dispositions des titres Ier, III et IV du présent livre en ce qui concerne la liberté d'accès aux documents administratifs ". Et aux termes de l'article L. 300-2 de ce code : " Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d'une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions. () ".
3. Si une autorité administrative est tenue de communiquer les documents administratifs qu'elle détient aux personnes qui en font la demande, ce droit à communication ne s'applique toutefois qu'à des documents existants et n'a ni pour objet ni pour effet de contraindre l'administration à établir un document permettant de répondre à la demande qui lui est ainsi adressée, sauf à ce que le document inexistant demandé puisse être obtenu par un traitement automatisé d'usage courant.
4. La CPAL fait valoir en défense qu'aucun rapport ou fiche d'instruction n'existe concernant l'arrêté du 22 janvier 2021 (PC 084003203A 0008-T01) pris par le maire de la commune de Caseneuve. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation, ainsi que celles à fin d'injonction, présentées par M. B doivent être rejetées
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la communauté de communes du pays d'Apt - Luberon et à la commune de Caseneuve.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026