LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303602

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303602

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303602
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP SVA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire du Grau-du-Roi à la SAS FDI Promotion pour un ensemble collectif. Le requérant soutenait notamment une insuffisance de motivation des prescriptions relatives aux façades, un dossier de demande incomplet, et une méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). Le tribunal a jugé que la prescription sur les façades, bien que générale, était suffisante au vu des pièces du dossier, et a écarté les autres moyens comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 424-3, R. 431-4 et R. 431-9 du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 septembre 2023 et 2 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Carre, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le maire du Grau-du-Roi a délivré un permis de construire à la SAS FDI Promotion ;

2°) de mettre à la charge solidaire de la commune du Grau-du-Roi et de la SAS FDI Promotion la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la prescription relative aux caractéristiques des façades fixée par l'arrêté litigieux est insuffisamment motivée, de sorte qu'elle ne permet pas de démontrer que le service instructeur a procédé à l'appréciation de la conformité du projet aux dispositions législatives et réglementaires en ce qui concerne son aspect extérieur ;

- le contenu du dossier de demande de permis de construire était insuffisant ; il ne permet notamment pas d'assurer la conformité du projet à l'article UD4 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) communal ;

- le permis de construire en litige méconnaît les articles UD2, UD3, UD6, UD11 et UD13 du règlement du PLU ;

- il méconnaît les prescriptions du règlement du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) de la commune.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024 et un mémoire enregistré le 24 juillet 2024 et non communiqué, la SAS FDI Promotion, représentée par la SCP SVA, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que le tribunal fasse application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'une somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024 et un mémoire enregistré le 26 juillet 2024 et non communiqué, la commune du Grau-du-Roi, représentée par la SCP CGCB et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lahmar,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- les observations de Me André pour le requérant, celles de Me Barnier pour la commune du Grau-du-Roi et celles de Me Monflier pour la SAS FDI Promotion.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au tribunal de prononcer l'annulation de l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le maire du Grau-du-Roi a délivré à la SAS FDI Promotion un permis de construire un ensemble collectif composé de deux bâtiments sur un terrain situé 611, rue François de Mirman, parcelle cadastrée section DX n° 248, classée en zone UD3 du plan local d'urbanisme.

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition () Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables () ".

3. D'autre part, l'administration ne peut assortir une autorisation d'urbanisme de prescriptions qu'à la condition que celles-ci, entraînant des modifications sur des points précis et limités et ne nécessitant pas la présentation d'un nouveau projet, aient pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.

4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué est assorti d'une prescription selon laquelle " les caractéristiques générales du traitement des façades devront s'harmoniser avec l'ensemble des bâtiments existants notamment dans le choix des matériaux et des couleurs qui doivent prendre en considération un souci d'intégration dans le site environnant ". La circonstance que cette prescription, ainsi motivée, ne fixe pas d'obligation définie en ce qui concerne l'aspect des façades des bâtiments envisagés n'est pas de nature à démontrer que le service instructeur n'aurait pas porté une appréciation suffisante à assurer la conformité du projet aux dispositions législatives et réglementaires applicables sur ce point dans la mesure où les pièces du dossier de demande de permis de construire, et notamment la notice descriptive et les documents d'insertion, comportaient des indications suffisamment claires et précises concernant cet aspect. Le requérant n'est, par suite, pas fondé à soutenir que l'insuffisance de motivation de ladite prescription entacherait d'illégalité le permis de construire attaqué.

5. En deuxième lieu, d'une part, l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme dispose que : " La demande de permis de construire comprend : a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 () " Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. ". Selon l'article UC4 du règlement du PLU : " 1 - EAU : Le branchement sur le réseau d'eau potable est obligatoire pour toute opération nouvelle qui requiert une alimentation en eau. Les constructions qui ne pourront être desservies en eau ne seront pas admises sauf si le constructeur réalise à sa charge des dispositifs techniques permettant de les raccorder au réseau d'eau existant et en accord avec le service technique compétent. 2 - ASSAINISSEMENT : Eaux usées : Le branchement sur le réseau d'assainissement est obligatoire pour toute construction nouvelle. Eaux Pluviales : Les aménagements réalisés sur tout terrain devront être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant () "

6. D'autre part, l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dispose que : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain () "

7. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

8. D'une part, figurait au dossier de demande de permis de construire une annexe n° 9 correspondant au plan de principe des raccordements des constructions projetées aux réseaux publics. Par ailleurs, l'arrêté attaqué reprend le contenu de l'avis émis sur le projet par Enedis, gestionnaire du réseau public d'électricité, et comporte en annexe l'avis émis par la communauté de communes Terre de Camargue, gestionnaire des réseaux publics d'eau potable, d'eaux usées et d'eaux pluviales. Il s'ensuit qu'en dépit du fait que les indications relatives au raccordement des bâtiments envisagés aux réseaux publics n'apparaissaient pas sur le plan de masse, le service instructeur était, contrairement à ce qui est soutenu, en mesure d'apprécier la conformité du projet aux dispositions applicables, et notamment à l'article UD4 du règlement du PLU précité. Il en résulte, en outre, que les constructions projetées seront raccordées aux réseaux publics d'eau potable et d'assainissement, conformément à ces dispositions.

9. D'autre part, la notice descriptive du projet comporte des indications relatives au secteur dans lequel se trouve le terrain, dont les caractéristiques apparaissent également sur les photographies de la parcelle dans son environnement proche et dans son environnement lointain. Enfin, figurent au dossier de demande de permis de construire plusieurs documents d'insertion permettant d'apprécier l'intégration du projet vis-à-vis du bâti environnant, ainsi qu'exigé par l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme précité. Le moyen tiré de l'insuffisance du contenu du dossier de demande de permis de construire doit, dès lors, être écarté en toutes ses branches.

10. En troisième lieu, l'article UD2 du règlement du PLU dispose que : " () Dans le secteur UD3 : Toute nouvelle construction devra faire préalablement l'objet d'une étude acoustique afin de garantir le respect de la réglementation vis-à-vis des nuisances sonores (mise en place d'une zone tampon, isolation et orientation des bâtiments, emplacements des ouvertures ) ".

11. Ainsi que l'affirme le requérant lui-même, l'étude acoustique visée à l'article UD2 précité, dès lors qu'elle ne figure pas parmi les pièces devant obligatoirement constituer le dossier de demande de permis de construire en vertu des dispositions du code de l'urbanisme, ne pouvait être exigée du pétitionnaire. Par ailleurs, s'il fait valoir que le projet méconnaît l'article UD2 à défaut de prévoir des mesures visant à limiter les nuisances sonores qu'il est susceptible d'engendrer, le requérant ne précise pas sur quel point la réglementation vis-à-vis des nuisances sonores à laquelle renvoie cet article aurait été méconnue. Par conséquent, il n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et celui-ci doit être écarté.

12. En quatrième lieu, en vertu de l'article UD3 du règlement du PLU : " 1 - ACCES : Les accès sur les voies publiques doivent être aménagés de manière à ne pas créer de difficultés ou dangers pour la circulation générale ; ils doivent satisfaire aux besoins des constructions projetées notamment en ce qui concerne les possibilités d'intervention des Services Publics d'Incendie et de Secours () ".

13. Il ressort des pièces du dossier que la largeur de l'accès dédié aux véhicules prévu au nord-ouest du terrain d'assiette du projet s'élève à 3,66 mètres. Cette largeur ne fait en elle-même pas obstacle au croisement des véhicules, ni au passage des véhicules d'incendie et de secours. En outre, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de la configuration des lieux, le véhicule sortant du terrain pourra, en cas de croisement avec un véhicule entrant, stationner sur la parcelle afin de laisser le véhicule d'en face y pénétrer. M. B n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que l'accès en cause, en tant qu'il serait insuffisamment large, serait de nature à créer un danger pour la circulation générale.

14. En cinquième lieu, l'article UD6 du règlement du PLU dispose que : " () En bordure des voies de 16 mètres d'emprise dont le tracé est défini au plan, les constructions doivent être implantées à 8 mètres de la limite du domaine public ou 16 m de l'axe. En bordure des voies secondaires, les constructions doivent être implantées à 3 mètres de la limite du domaine public, ou à l'alignement ".

15. Il ressort des pièces du dossier que la " rampe d'accès " dont fait état le requérant correspond en réalité au cheminement piétonnier aménagé au sud-ouest du terrain, lequel ne constitue pas une construction pour l'application de l'article UD6. En revanche, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire, et notamment du plan de masse, que l'implantation de la pergola métallique reliant le bâtiment A et le local à ordures ménagères projetés est effectivement prévue à moins de 3 mètres de la limite du domaine public constituée par le trottoir de la rue François de Mirman. Le requérant est, dès lors, fondé à soutenir que l'article UD6 précité est méconnu sur ce point.

16. En sixième lieu, selon l'article UD11 du règlement du PLU : " Selon les sous-secteurs de la zone, les constructions ou autres modes d'occupation du sol ne doivent pas porter atteinte au caractère, ou à l'intérêt du site ou de paysage urbain avoisinants par leur aspect extérieur (silhouettes, matériaux, couleurs, traitements des abords etc ) () ".

17. Il ressort des pièces du dossier que le secteur dans lequel se trouve le terrain d'assiette du projet est composé de pavillons bâtis sur des unités foncières de petite taille et présente ainsi une importante densité d'urbanisation. Les constructions avoisinantes ne présentent, en outre, aucun intérêt architectural particulier. Le projet prévoit la démolition du hangar édifié sur ce terrain et la construction, en lieu et place, de deux bâtiments en R+2 dans des coloris et matériaux correspondant à ceux utilisés dans la zone. Il implique, en outre, alors que le terrain ne comporte aucune végétation dans son état initial, la plantation de dix-neuf arbres de haute tige. Par suite, en dépit de la densité de construction supérieure à celle des parcelles limitrophes qu'entraîne l'opération projetée, celle-ci s'intègre, par ses proportions modestes et son aspect végétalisé, dans son environnement. Le requérant n'est, par conséquent, pas fondé à soutenir que le permis de construire contesté méconnaîtrait l'article UD11 du règlement du PLU.

18. En septième lieu, l'article UD13 du règlement du PLU dispose que : " Les surfaces libres de toute construction, ainsi que les aires de stationnement, doivent être plantées. Un minimum d'un arbre pour deux places de parkings sera exigé. "

19. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux prévoit la réalisation de trente-sept places de stationnement et la plantation de dix-neuf arbres, dont la majorité sera plantée à proximité des emplacements de stationnement. Contrairement à ce qui est soutenu, l'article UD13 n'impose pas que chaque place de stationnement soit plantée, ni que la totalité des arbres requis par ces dispositions soient plantés au niveau des emplacements de stationnement. Par suite, eu égard au nombre suffisant d'arbres prévus dans le projet et à leur implantation répartie sur les espaces libres et les places de stationnement, le moyen tiré de la violation de ces dispositions doit être écarté.

20. En dernier lieu, le règlement du PPRI du Grau-du-Roi prévoit que " sont admis sous conditions dans la zone M-U, Fsub-U : () c) La création ou l'extension des locaux de logement existants est admise sous réserve que : - la surface du plancher aménagé soit calée à la cote 2,70m NGF () ". Il définit le plancher aménagé comme " l'ensemble des surfaces habitables ou aménagées pour accueillir des activités commerciales, artisanales ou industrielles. En sont exclus les locaux de stockage et les annexes ".

21. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est classé en zone M-U du PPRI. La zone d'attente extérieure permettant d'accéder au hall du bâtiment B ne constitue pas, au regard de la définition rappelée au point précédent, une surface de plancher aménagé pour l'application du règlement du PPRI. La circonstance qu'elle ne soit pas calée à la cote 2,70m NGF n'est donc pas de nature à démontrer que le permis de construire litigieux méconnaîtrait les prescriptions de ce règlement et le moyen soulevé sur ce point doit être écarté.

Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :

22. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire (), estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux () ".

23. Le vice relevé au point 15, tiré de la méconnaissance de l'article UD6 du règlement du plan local d'urbanisme du Grau-du-Roi, n'affecte qu'une partie identifiable du projet et peut faire l'objet d'une mesure de régularisation. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de limiter à ce vice la portée de l'annulation prononcée et de fixer à deux mois le délai dans lequel la SAS FDI Promotion pourra en demander la régularisation.

24. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 juillet 2023 du maire du Grau-du-Roi en tant qu'il autorise l'implantation d'une pergola métallique à moins de trois mètres de la limite du domaine public, en violation de l'article UD6 du règlement du plan local d'urbanisme.

Sur les frais liés au litige :

25. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. "

26. Les dispositions précitées font obstacle à ce que soit mise à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens et des frais de plaidoirie. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la commune du Grau-du-Roi et de la SAS FDI Promotion la somme de 600 euros à verser au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du maire du Grau-du-Roi du 23 juillet 2023 est annulé dans la mesure précisée au point 24 du présent jugement.

Article 2 : Le délai imparti à la SAS FDI Promotion pour solliciter la régularisation de son projet est fixé à deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune du Grau-du-Roi et la SAS FDI Promotion verseront chacune une somme de 600 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune du Grau-du-Roi et à la SAS FDI Promotion.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024 où siégeaient :

- Mme Boyer, présidente,

- Mme Lahmar, conseillère,

- Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

La rapporteure,

L. LAHMAR

La présidente,

C. BOYER

La greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions