lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2303693 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 octobre 2023, M. A, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2023 pris par la préfète du Gard portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Gard de lui délivrer une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement si besoin sous astreinte ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Gard de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement si besoin sous astreinte ;
4°) de condamner le préfet de l'Hérault à payer à l'avocat du requérant la somme de 1 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 en contrepartie d'une renonciation à la perception de la contribution de l'Etat accordée au requérant.
Il soutient que :
- Sur la décision de refus de titre de séjour :
- la décision est entachée d'un vice de forme tiré de l'absence de saisine de la Commission du titre de séjour ;
- elle n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux de sa situation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issue de la codification à droit constant de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ;
- Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'illégalité ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 611-3, 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet du Gard qui n'a pas produit d'observations en défense.
Par un courrier du 12 octobre 2023, M. A a été invité par le tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans un délai d'un mois, le maintien des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 1' Donner acte des désistements (). ".
2. Aux termes l'article R. 612-5-1 du code précité : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".
3. M. A a été invité à confirmer expressément dans un délai d'un mois le maintien de ses conclusions, par un courrier du 12 octobre 2023 réceptionné le 13 octobre 2023. En dépit de ce courrier, qui l'informait que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office, M. A n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans ce délai.
4. Par suite, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Rien ne
s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 20 novembre 2023.
La présidente de la 2ème chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
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