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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303761

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303761

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303761
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 avril 2023 par laquelle le préfet du Gard a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à venir et d'assortir, si besoin, cette injonction d'une astreinte, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Gard de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter du jugement à venir, en application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 le versement à son conseil, qui s'engage dans ce cas à ne pas percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, la somme de 1 800 euros.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le préfet du Gard a produit la fiche AGDREF de la requérante enregistrée le 23 mai 2024.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 25 septembre 2023 fixant la contribution de l'Etat à 55%.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier et notamment de la fiche AGDREF produite par le préfet que la requérante s'est vue délivrer, postérieurement à l'enregistrement de la requête, une carte de séjour temporaire valable du 30 janvier 2024 au 29 janvier 2025, qui lui a été remise le 22 février 2024. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de Mme B, dirigées contre la décision implicite de refus de délivrance de titre de séjour, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55%. Dès lors, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le paiement d'une somme de 550 euros à Me Bautes, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée et une somme de 450 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme B tendant, d'une part, à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour et, d'autre part, à la délivrance d'une carte de séjour temporaire ou, à défaut, au réexamen de sa demande.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 550 euros à Me Bautes, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée et 450 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au préfet du Gard et à Me Bautes.

Fait à Nîmes, le 30 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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