LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303887

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303887

vendredi 2 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303887
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Gard du 21 septembre 2023 refusant son titre de séjour. La requérante invoquait sa situation familiale (conjoint espagnol, enfants scolarisés) et son état de santé (diabète). Le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas d'une intégration sociale ou professionnelle, ni de la réalité de ses problèmes de santé, et qu'elle disposait d'un titre de séjour espagnol valide. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'erreur manifeste d'appréciation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2023, Mme B A épouse C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour.

Elle soutient que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mesure où elle s'est déjà vu délivrer un récépissé par les autorités espagnoles, elle est présente en France depuis deux ans et demi où elle a subi une opération médicale, étant par ailleurs diabétique de type 2, son état de santé nécessite des traitements quotidiens, elle n'a commis aucune infraction pénale, son conjoint, présent sur le territoire depuis trois ans, est de nationalité espagnole comme ses deux enfants à charge qui sont scolarisés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2025, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête Mme A épouse C.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Les parties n'étant ni présentes ni représentées, a été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Vosgien, conseillère.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A épouse C, ressortissante marocaine née le 1er janvier 1969, a sollicité le 20 août 2021 la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjointe d'un ressortissant de l'Union européenne. L'intéressée demande l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour.

2. Il ressort des pièces du dossier que Mme A épouse C, présente sur le territoire depuis le 26 juin 2021, selon ses déclarations, y réside depuis avec son conjoint, de nationalité espagnole, travaillant comme ouvrier à temps partiel depuis au moins janvier 2021, avec des revenus inférieurs à 10 000 euros par an, ainsi qu'avec leurs deux derniers enfants à charge, sur une fratrie de six enfants, tous de nationalité espagnole. Toutefois, la requérante ne produit aucun élément attestant d'une quelconque preuve d'intégration sociale ou professionnelle la concernant, ni de la scolarité ou la poursuite d'études supérieures de ses deux enfants restés à charge ni enfin de la situation au regard du droit au séjour de ses deux autres enfants résidant en France. Si elle se prévaut également de son état de santé, en tant que diabétique de type 2, qui nécessite des soins quotidiens, elle ne produit, là encore, aucune pièce pour en justifier et n'a, en tout état de cause, pas sollicité son admission au séjour en qualité d'étranger malade alors qu'elle dispose par ailleurs d'une carte de séjour valable jusqu'en décembre 2027 délivrée par les autorités espagnoles. Par suite, eu égard à la durée relativement récente et aux conditions de son séjour en France, Mme A épouse C n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Gard, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle et familiale.

3. Il résulte de ce qui précède que Mme A épouse C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme A épouse C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A épouse C et au préfet du Gard.

Délibéré après l'audience du 10 avril 2025, à laquelle siégeaient :

M. Ciréfice, président,

Mme Vosgien, première conseillère,

Mme Béréhouc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2025.

La rapporteure,

S. VOSGIEN

Le président,

C. CIREFICELa greffière,

B. ROUSSELET-ARRIGONI

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions