LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303993

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303993

mardi 23 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303993
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP MASSAL VERGANI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de Barjac a refusé de lui délivrer un permis de construire un hangar agricole. Le tribunal estime que le refus est fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le projet étant situé en zone d'aléa feu de forêt (modéré et faible) et de nature à porter atteinte à la sécurité publique, en l'absence de dispositifs de lutte contre l'incendie. Le juge écarte les moyens tirés de l'erreur d'appréciation, de la rupture d'égalité et de l'atteinte au droit de propriété. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 octobre 2023, 25 janvier et 10 avril 2024 et 22 octobre 2025, dont le dernier n’a pas été communiqué, M. A... B..., représenté par Me Vergani, demande au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Barjac a refusé de lui délivrer un permis de construire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Barjac la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté est entaché d’une erreur d’appréciation dans l’application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme caractérisant une rupture d’égalité et une atteinte disproportionnée à son droit de propriété en méconnaissance des articles 17 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 544 du code civil et 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le motif tiré de l’absence de nécessité du bâtiment à l’exploitation agricole est illégal.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 décembre 2023, 22 mars et 21 juin 2024 et 27 octobre 2025, dont le dernier n’a pas été communiqué, la commune de Barjac conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Les parties n’étant ni présentes ni représentées, ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Vosgien, conseillère,
- les conclusions de Mme Poullain, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

Le 21 juin 2023 M. B... a déposé une demande de permis de construire un bâtiment agricole avec une couverture photovoltaïque destiné au stockage de matériels, de fourrage, de céréales à plats et de stabulations pour bovins avec une partie bergerie sur la parcelle cadastrée section E n° 206 sise Lacombe à Barjac. Par sa requête, l’intéressé demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Barjac a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ».

Il ressort de la carte d’aléas feu de forêt annexée au porter-à-connaissance du 17 septembre 2021, accessible sur le site internet de la préfecture du Gard ainsi que dans le système d’information géographique (SIG) publié sur le site internet de la commune de Barjac, dont les données ne sont pas sérieusement contestées par le requérant, qu’une partie de la parcelle d’assiette du projet est située en zone d’aléa modéré à l’est, en limite de la parcelle voisine n° 207, en zone d’aléa faible à l’ouest et au sud avec une zone, relativement réduite, au centre de la parcelle non concernée par cet aléa. Il ressort également des plans de masse annexés au dossier de demande de permis de construire que, contrairement à ce que soutient le requérant, l’implantation du hangar, compte tenu de ses dimensions et de sa surface, ne se situe pas uniquement sur cette dernière zone non concernée par l’aléa incendie, mais également, pour partie, sur les zones d’aléa faible et modéré situées au-dessus de celle-ci. Cette parcelle se situe, en outre, en zone agricole, avec très peu de constructions alentours et limitrophes de plusieurs parcelles, elles-mêmes situées en aléa feu de forêt très élevé, avec des espaces boisés principalement au nord et à l’est, dans une région marquée par une sécheresse estivale très prononcée et accentuée par les vents fréquents et violents tels que le mistral, ainsi que le rappelle le porter-à-connaissance susvisé. Dans ces conditions, le projet consistant en la construction d’un hangar destiné notamment à accueillir du fourrage ou du bétail sur des aires paillées en lisière de forêt alors qu’aucune interface aménagée n’est prévue entre celle-ci et le bâtiment, ni aucun autre dispositif de lutte contre l’incendie, la notice se bornant à évoquer la possibilité d’implanter une poche souple en guise de réserve incendie et de mettre en œuvre d’éventuelles prescriptions du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), est de nature à porter atteinte à la sécurité publique. Enfin, le requérant ne peut utilement soutenir que le maire de la commune de Barjac aurait dû assortir le permis de prescriptions particulières sur ce point. Par suite, ce dernier, qui n’était pas tenu de saisir pour avis le SDIS, a pu, sans entacher son arrêté d’erreur d’appréciation dans l’application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, et pour ce seul motif, refuser le permis de construire sollicité. Ce refus ne caractérise pas davantage une rupture d’égalité ou une atteinte disproportionnée au droit de propriété du requérant, qui ne peut utilement se prévaloir de l’autorisation accordée à un autre projet à proximité concernant un camping dont les caractéristiques, les aménagements prévus et la situation du terrain concerné ne sont en tout état de cause pas précisés.

Il résulte de tout ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Barjac a refusé de lui délivrer un permis de construire. Ses conclusions tendant à cette fin doivent, ainsi, être rejetées.


Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Barjac, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que M. B... demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.



DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la commune de Barjac.

Délibéré après l’audience du 2 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,
Mme Vosgien, première conseillère,
Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 décembre 2025.


La rapporteure,

S. VOSGIEN

La présidente,

C. BOYER






La greffière,




N. LASNIER



La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

← Retour aux décisions

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026