Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement de M. et Mme E..., qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Monoblet. Ce désistement fait suite au retrait du permis de construire litigieux par la commune, intervenu le 16 mai 2024 à la demande du bénéficiaire. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête en annulation. Chaque partie a conservé la charge de ses propres frais d'instance, aucune somme n'étant accordée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2024, M. A... E... et Mme D... C... épouse E..., représentés par Me Mahistre, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 5 juillet 2023 par lequel le maire de la commune de Monoblet a délivré à M. F... B... un permis de construire, ensemble la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Monoblet et de M. B... une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2024, la commune de Monoblet, représentée par Me Audouin, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à la mise en œuvre des dispositions des articles L.600-5 et L.600-5-1 du code de l’urbanisme et à ce qu’une somme de 3 600 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 10 octobre 2025, M. A... E... et Mme D... C... épouse E..., représentés par Me Mahistre concluent au non-lieu à statuer sur leurs conclusions en annulation et au maintient de leur demande au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que postérieurement à l’introduction de la requête en recours pour excès de pouvoir, le Maire de la Commune de Monoblet a procédé au retrait du permis de construire litigieux par décision du 16 mai 2024, sur demande du bénéficiaire et qu’il n’y a donc plus lieu de statuer dans ce dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) » ;
2. Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2025, M. A... E... et Mme D... C... épouse E..., concluent au non-lieu à statuer sur leurs conclusions en annulation de l’arrêté du 5 juillet 2023 et de la décision rejetant leur recours gracieux dès lors que cet arrêté a été retiré à la demande de son bénéficiaire. Ils doivent ainsi être regardés comme s’étant désistés de leur requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Pour l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de laisser à chacune des parties la charge de ses frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. et Mme E....
Article 2 : Les conclusions présentées par les parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administratives sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A... et D... E... et à la commune de Monoblet.
Fait à Nîmes, le 5 janvier 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.