vendredi 5 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2400017 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | GATHELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 janvier 2024, Mme C A B, représentée par Me Gathelier, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Vaucluse d'exécuter l'ordonnance du juge des référés du 29 décembre 2023 lui enjoignant, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'assurer son hébergement d'urgence dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la décision à intervenir, et ce sous astreinte de 250 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- en dépit de l'ordonnance du 29 décembre 2023, aucune offre d'hébergement ne lui a été proposée par le SIAO de Vaucluse ;
- la condition d'urgence est remplie eu égard à son état de santé marqué par une précarité extrême et une rupture de traitement contre la tuberculose et le VIH ;
- la carence de l'Etat porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un hébergement d'urgence prévu par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles sans que puisse lui être opposée par principe sa situation irrégulière.
La requête de Mme A B a été communiquée à la préfète de Vaucluse qui n'a pas produit de mémoire en défense
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Chamot pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été convoquées à l'audience publique qui s'est tenue le 5 janvier 2024 en leur absence et au cours de laquelle a été entendu le rapport de Mme Chamot.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante ivoirienne née le 10 décembre 1975, a vainement sollicité le 21 décembre 2023 son hébergement d'urgence auprès des services du 115/SIAO de Vaucluse. Sa demande ayant été rejetée au motif de l'irrégularité de sa situation administrative, elle a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de Vaucluse d'assurer son hébergement adapté à sa situation de détresse physique et médicale. Par une ordonnance rendue le 29 décembre 2023 sous le numéro 2304839, le juge des référés du tribunal a enjoint à cette autorité de faire droit à la demande d'hébergement d'urgence de Mme A B en assurant sa mise à l'abri continue dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 911-1 et 3 du code de justice administrative :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
3. Il résulte des dispositions précitées, combinées avec celles des articles L. 911-1, L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative, que le juge des référés statuant en application de l'article L. 521-2 est compétent pour connaître de conclusions qui tendent au prononcé d'une injonction, sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-2 du même code, ou d'une astreinte, sur le fondement de l'article L. 911-3, et s'il y a lieu pour liquider ultérieurement l'astreinte prononcée.
4. Il résulte de l'instruction que l'ordonnance du juge des référés du 29 décembre 2023 numéro 2304839 a été mise à la disposition des parties le même jour sur l'application Télérecours. Mme A B soutient sans être contestée n'avoir eu aucune proposition d'hébergement d'urgence de la part des services de la préfecture de Vaucluse, qu'elle justifie avoir contactés par courriel les 2 et 3 janvier 2024. Dans ces conditions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir l'injonction tendant à la prise en charge de Mme A B dans le cadre de l'hébergement d'urgence avec mise à l'abri continue, d'une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de 24 heures suivant la notification de la présente ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du second alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
5. Il y a lieu, compte tenu de l'urgence, d'admettre à titre provisoire Mme A B au bénéfice de l'aide juridictionnelle et, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat et au bénéfice du conseil de la requérante, la somme de 800 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et sous réserve du respect des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de Vaucluse de faire droit à la demande d'hébergement d'urgence de Mme A B en lui assurant une mise à l'abri continue, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de 24 heures suivant la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'Etat versera à Me Gathelier, conseil de Mme A B, et sous réserve du respect des prescriptions de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, la somme de 800 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B, à Me Gathelier et à la préfète de Vaucluse.
Fait à Nîmes le 5 janvier 2024.
La juge des référés,La greffière,
C. CHAMOT A. NOGUERO
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2400017
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026