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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2400392

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2400392

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2400392
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur de la CPAM de Vaucluse soumettant ses prescriptions d’arrêts de travail à un accord préalable du contrôle médical pour une période de cinq mois. En cours d’instance, la CPAM a annulé cette décision par une nouvelle décision du 18 juin 2024, devenue définitive. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a également rejeté la demande de M. B au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 janvier 2024, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le directeur de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Vaucluse a soumis ses prescriptions d'arrêts de travail à l'accord préalable du service du contrôle médical pour une durée de 5 mois du 29 janvier 2024 au 28 juin 2024 ;

2°) de mettre à la charge de la CPAM de Vaucluse la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, régularisé le 2 septembre suivant par sa production dans l'application " télérecours ", la CPAM de Vaucluse conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 18 juin 2024, devenue définitive, la caisse primaire d'assurance maladie de Vaucluse a annulé sa décision de mise sous dispositif MSAP du docteur B pour la période en litige. Par suite, les conclusions de la requête aux fins d'annulation sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la caisse primaire d'assurance maladie de Vaucluse.

Fait à Nîmes, le 13 septembre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentée décision.

N°240039

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