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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2400854

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2400854

jeudi 5 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2400854
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’absence d’information préalable aux retraits de points. En cours d’instance, le ministre a retiré la décision contestée et rétabli trois points sur le permis de M. A. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, et a rejeté la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 mars 2024, M. B, Marcel A, représenté par Me Marmillot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 19 décembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul ;

2°) d'enjoindre au ministre de 'intérieur et des outre-mer de lui restituer son permis de conduire dans un délai de douze mois ;

3°) de mettre à la charge du ministre de l'intérieur et des outre-mer la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision 48 SI est entachée d'illégalité externe dès lors qu'elle a été signée par une autorité incompétente ;

- les décisions successives de perte de points n'ont été précédées d'aucune information préalable.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ainsi qu'au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Une demande de maintien de la requête a été adressée à M. A le 11 juin 2024 en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 17 juin 2024, M. A a informé le tribunal de son souhait de maintenir sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort du relevé intégral de M. A, édité le 7 juin 2024, que postérieurement à l'introduction de l'instance, la décision " 48 SI " prononçant l'invalidation de son permis de conduire a été retiré et que le solde de points affectés à son permis de conduire est de trois points. Dès lors, ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A sur le fondement dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, Marcel A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Nîmes, le 5 septembre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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