LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2401062

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2401062

mardi 28 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2401062
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 mars et 20 avril 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 février 2024 par lequel la préfète de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.

Il soutient que l'arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu des circonstances exceptionnelles dont il fait état, tenant notamment à sa présence en France pendant 19 années, ainsi que des considérations humanitaires résultant de son état de santé, affecté par une pathologie pulmonaire (tuberculose) qui nécessite un suivi médical mensuel.

La requête a été communiquée au préfet de Vaucluse le 20 mars 2024, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Galtier.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant marocain né le 15 avril 1989, a sollicité le 2 août 2023 son admission exceptionnelle au séjour en raison de son état de santé. Par la présente requête, il doit être regardé comme sollicitant l'annulation de l'arrêté du 21 février 2024 par lequel la préfète de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.

2. Pour solliciter l'annulation de l'arrêté litigieux, M. B se prévaut de circonstances exceptionnelles tenant notamment à sa présence en France depuis dix-neuf années, ainsi que des considérations humanitaires résultant de son état de santé, affecté par une pathologie pulmonaire (tuberculose) qui nécessite un suivi médical mensuel. Par les pièces qu'il produit, M. B, qui déclare s'être maintenu en France de manière stable et continue depuis son entrée irrégulière sur le territoire en 2003 avec son père, alors qu'il était mineur, justifie en effet de sa présence du mois de septembre 2003 au mois de juin 2006, période au cours de laquelle il était scolarisé. En revanche, les pièces qu'il communique pour la période postérieure au mois de juin 2006, consistant en trois attestations établies en 2015 et 2017, une attestation de droits à l'aide médicale de l'Etat valable du 6 avril 2016 au 5 avril 2017, treize pièces médicales pour les années 2016 à 2022, établissent au mieux une présence ponctuelle de l'intéressé sur le territoire national. Par ailleurs, la circonstance que ses parents sont décédés ne suffit pas à établir des circonstances exceptionnelles alors que, célibataire et sans charge de famille, il ne démontre nullement être dépourvu d'attaches familiales au Maroc où résident ses frères et sœurs. De même, le requérant n'apporte aucun élément de nature à contredire l'appréciation de la préfète de Vaucluse, fondé sur l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 27 novembre 2023, lequel a considéré que sa maladie pulmonaire invalidante pouvait faire l'objet d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et ne démontre ainsi pas de circonstances humanitaires justifiant que l'autorité préfectorale fasse usage de son pouvoir de régularisation. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en édictant l'arrêté litigieux, la préfète de Vaucluse a commis une erreur manifeste d'appréciation.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Vaucluse.

Délibéré après l'audience du 14 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Chamot, présidente,

Mme Galtier, première conseillère,

M. Aymard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.

La rapporteure,

F. GALTIER La présidente,

C. CHAMOT

La greffière,

B. MAS-JAY

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions