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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2401207

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2401207

lundi 3 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2401207
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLAURENT-NEYRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2024, M. B A, représenté par Me Laurent-Neyrat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet du Gard a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard, sous astreinte de 50 euros par jour de retard en application des dispositions des articles L. 911 et suivants du code de justice administrative, de lui délivrer une carte de résident ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

La fiche AGDREF du requérant produite par le préfet du Gard a été enregistrée le 23 mai 2024.

Par un acte, enregistré le 28 mai 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, mais maintient ses conclusions formulées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 23 janvier 2024 fixant la contribution de l'Etat à 55%.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par l'acte, enregistré le 28 mai 2024 au greffe du Tribunal, M. A déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction compte tenu de la décision du préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de sa demande. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.

3. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55%. Dès lors, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le paiement d'une somme de 550 euros à Me Laurent-Neyrat, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée et une somme de 450 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la requête de M. A.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 550 euros à Me Laurent-Neyrat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée et 450 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Laurent-Neyrat et au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 3 juin 2024.

Le président,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La Greffière,

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