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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2401591

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2401591

jeudi 25 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2401591
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 avril 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 19 avril 2024 par lequel le président de l'Université d'Avignon lui a interdit l'accès à l'enceinte de l' Université pour une durée de 30 jours.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que l'arrêté attaqué porte atteinte au bon déroulement de sa scolarité en l'empêchant de se rendre à la faculté pour passer ses examens ;

- l'administration a commis une voie de fait administrative ;

- l'arrêté attaqué porte atteinte à son " droit à un recours effectif ", à la " présomption d'innocence " et à la " liberté d'expression ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, étudiant à l'université d'Avignon, a fait l'objet d'une décision prise le 19 avril 2024 par le directeur de l'Université d'Avignon lui interdisant l'accès à l'enceinte et aux locaux de l'Université pour une durée de trente jours suite à son comportement et aux propos qu'il a tenu à l'égard du personnel. Par la présente requête, il demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. M. B n'établit pas en quoi la décision litigieuse lui interdisant l'accès à l'enceinte et aux locaux de l'Université d'Avignon pour une durée de 30 jours porterait atteinte à son " droit à un recours effectif ", à la " présomption d'innocence " et à sa " liberté d'expression ". Dans ces conditions, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence, il y a lieu de rejeter sa requête sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à l'université d'Avignon.

Fait à Nîmes, le 25 avril 2024.

Le juge des référés,

P. PERETTI

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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