jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2401708 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | MISSLIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 avril 2024 et 27 juin 2024, M. C, représenté par Me Misslin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 mars 2024 par lequel le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Gard de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation de séjour provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser, à titre principal, à son conseil sous réserve de la renonciation de celui-ci à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle ou, à titre subsidiaire, au requérant.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée est signée par une autorité non habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 233-1, L. 233-2, L. 200-4 et L. 200-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation et des ressources financières suffisantes de sa mère ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est signée par une autorité non habilitée ;
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est privée de base légale par suite de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2024, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une décision du 23 avril 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Céline Chamot, présidente de la formation,
- les observations de Me Misslin, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant togolais né le 15 mars 1986, déclare être entré en France le 26 décembre 2017 muni d'un visa Schengen valable du 15 décembre 2017 au 15 janvier 2018 pour rendre visite à sa famille. Le 10 juillet 2018, M. B sollicite le bénéfice de l'asile, qui lui est refusé par une décision du 29 janvier 2019 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et confirmé par une décision du 4 janvier 2021 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Après une première mesure d'éloignement prise à son encontre par un arrêté du préfet de l'Hérault du 26 janvier 2021, il s'est vu délivrer, le 28 octobre 2021, un titre de séjour d'un an en qualité d'étranger malade valable jusqu'au 29 septembre 2022. Le renouvellement de son titre de séjour lui a été refusé par un arrêté du 6 février 2023 par lequel le préfet du Gard l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Nîmes par un jugement n° 2300994 rendu le 15 septembre 2023. Le 27 novembre 2023, M. B sollicite la délivrance d'un titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne et sur l'existence de liens personnels et familiaux en France. Par un arrêté du 6 mars 2024, dont M. B demande l'annulation, le préfet du Gard a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant trois ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui le moyen commun aux décisions attaquées:
2. L'arrêté attaqué a été signé pour le préfet du Gard par M. Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture du Gard, lequel disposait, en vertu d'un arrêté préfectoral du 6 novembre 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Gard, d'une délégation à l'effet de signer tous actes relevant des attributions de l'Etat dans le département du Gard, à l'exception des réquisitions prises en application du code de la défense, de la réquisition des comptables publics régie par le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable public et des arrêtés de conflit.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté en litige que le préfet du Gard, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation du requérant, a examiné la demande d'admission au séjour de M. B au regard des dispositions des articles L. 423-23, L. 435-1, L. 233-1, L. 233-2, L. 200-4 et L. 200-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionné l'ensemble des circonstances de fait qui en constituent le fondement, qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen réel et complet de la situation du requérant.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / () ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / () 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; / 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ". Aux termes de l'article L. 233-2 du même code : " Les ressortissants de pays tiers, membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° ou 2° de l'article L. 233-1, ont le droit de séjourner sur le territoire français pour une durée supérieure à trois mois. / Il en va de même pour les ressortissants de pays tiers, conjoints ou descendants directs à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne satisfaisant aux conditions énoncées au 3° de l'article L. 233-1 ". Aux termes de l'article L. 200-4 dudit code : " Par membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne, on entend le ressortissant étranger, quelle que soit sa nationalité, qui relève d'une des situations suivantes : () 3° Descendant direct à charge du citoyen de l'Union européenne ou de son conjoint ;() ". Aux termes de l'article L. 200-5 du même code : " Par étranger entretenant des liens privés et familiaux avec un citoyen de l'Union européenne on entend le ressortissant étranger, quelle que soit sa nationalité, ne relevant pas de l'article L. 200-4 et qui, sous réserve de l'examen de sa situation personnelle, relève d'une des situations suivantes : / 1° Étranger qui est, dans le pays de provenance, membre de famille à charge ou faisant partie du ménage d'un citoyen de l'Union européenne ; / 2° Étranger dont le citoyen de l'Union européenne, avec lequel il a un lien de parenté, doit nécessairement et personnellement s'occuper pour des raisons de santé graves ; / 3° Étranger qui atteste de liens privés et familiaux durables, autres que matrimoniaux, avec un citoyen de l'Union européenne ".
5. M. B fait valoir qu'il est à la charge de sa mère, Mme A, ressortissante belge, qui bénéficie de ressources mensuelles d'un montant de 1 012 euros. Cependant, il ressort des pièces du dossier que Mme A n'exerce pas d'activité professionnelle en France et bénéficie de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) délivrée par la mutualité sociale agricole (MSA) du Languedoc, qui ne revêt pas le caractère d'une pension de retraite contributive mais d'une allocation assurée par le système d'assistance sociale français. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant n'exerce pas d'activité professionnelle. Dans ces conditions, les revenus du foyer demeurent insuffisants au regard des dispositions des articles L. 233-1, L. 233-2, L. 200-4 et L. 200-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et M. B ne remplit pas les conditions d'attribution d'un titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen européen.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
7. Célibataire et sans charge de famille, M. B se prévaut de sa présence en France depuis le 26 décembre 2017, de la présence de sa famille en France et en Europe et de son état de santé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) rendu le 26 décembre 2022, que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais, qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Si M. B se borne à soutenir que le traitement qu'il suit est indisponible au Togo, il ne l'établit pas. Par ailleurs, même s'il aide quotidiennement sa mère, qui souffre de plusieurs problèmes de santé et de difficultés de mobilité, ainsi que sa sœur en allant récupérer ses trois enfants, dont un est en situation de handicap, à la sortie de l'école, le requérant ne démontre pas être reconnu comme aidant familial auprès de la maison départementale des personnes handicapés du Gard, ni qu'une autre personne ne puisse apporter à Mme A l'assistance requise par sa situation. Au surplus, M. B a fait l'objet de deux arrêtés portant obligation de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutés. Dans ces conditions, le requérant n'entre pas dans le champ d'application des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
8. En quatrième lieu et pour les mêmes motifs, le préfet du Gard n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'admettre au séjour le requérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. D'une part, l'obligation de quitter le territoire français, dont la motivation se confond avec le refus de titre de séjour qui la fonde, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen réel et complet de la situation du requérant. Par suite, la décision est suffisamment motivée.
10. D'autre part, il ressort de ce qui a été dit au point 7 que le préfet du Gard n'a pas méconnu le droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garantit par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. Pour prononcer à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, le préfet du Gard s'est fondé sur les seules circonstances qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne justifie pas de l'ancienneté de ses attaches en France. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 7, M. B est présent depuis six ans sur le territoire français sur lequel résident sa mère et sa sœur avec lesquelles il entretient des liens quotidiens. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir qu'en fixant à trois ans la durée de son interdiction de retour le préfet du Gard a entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 mars 2024 du préfet du Gard qu'en tant qu'il lui interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard au motif d'annulation retenu par le présent jugement concernant seulement l'interdiction de retour sur le territoire français, les conclusions aux fins d'injonction présentées par le requérant et tendant à la délivrance d'un titre de séjour ou au réexamen de sa situation doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 6 mars 2024 est annulé en tant qu'il interdit le retour de M. B sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C, à Me Misslin et au préfet du Gard.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeait :
Mme Chamot, présidente,
Mme Sarac-Deleigne, première conseillère,
M. Cambrezy, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 19 septembre 2024.
La présidente-rapporteure,
C. CHAMOT
L'assesseure la plus ancienne,
B. SARAC-DELEIGNE
La greffière,
B. MAS-JAY
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026