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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2401775

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2401775

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2401775
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant équatorien, qui contestait le refus du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour en tant qu'ascendant d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que l'unique moyen soulevé par le requérant, selon lequel les pièces fournies prouvaient son lien de parenté, était sans incidence sur la légalité des motifs du refus, fondés sur l'insuffisance de ressources et l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mai 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité équatorienne, a déposé auprès des services de la préfecture du Gard une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en qualité d'ascendant direct d'un citoyen de l'Union européenne. Par l'arrêté du 5 mars 2024 dont il demande l'annulation, le préfet du Gard lui a opposé un refus aux motifs, d'une part, que les documents produits à l'appui de sa demande, relatifs à des emplois saisonniers et des embauches de courtes durées déjà terminées, ne permettaient pas de justifier des droits dont il bénéficierait au regard de la situation et des ressources de son fils ou de sa fille à la date du dépôt de la demande et, d'autre part, de l'absence d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

3. La requête de M. B est soutenue par un unique moyen tiré de ce que les pièces qu'il a annexées à sa demande de titre de séjour certifient qu'il est père d'un citoyen de l'Union européenne. Le délai de recours contentieux étant expiré et ce moyen étant sans incidence sur la légalité des motifs qui fondent l'arrêté du préfet du Gard, la requête doit être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 30 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La Greffière,

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