mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2401922 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | FARYSSY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 mai 2024, Mme B A épouse C, représentée par Me Faryssy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de Vaucluse de modifier sa carte de séjour à compter de la notification du jugement à intervenir, sous peine d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- la décision de refus de titre de séjour méconnait les dispositions de l'article L. 423-1 du code d'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L 423-23 de ce même code ;
- elle ne peut se voir opposer la condition de visa long séjour étant conjointe d'un français et vivant avec son époux depuis plus de six mois ;
- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet ne pouvait lui opposer l'article L. 611-1 du code d'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile dans sa décision, étant entrée régulièrement sur le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2024, le préfet de Vaucluse conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour Mme A épouse C a été enregistré le 31 août 2024, postérieurement à la clôture d'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées, a été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Hoenen.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A épouse C, ressortissante marocaine, née le 12 janvier 1981, déclare être entrée en France en 2019. Suite à son mariage avec un ressortissant français, le 13 mai 2023, elle a sollicité, le 19 février 2024, auprès des services de la préfecture de Vaucluse, son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa qualité d'épouse de ressortissant français. Par un arrêté du 24 avril 2024, le préfet de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination duquel elle pourra être éloignée. Mme A demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.
2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé pour le préfet de Vaucluse par Mme Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture, qui disposait, en vertu d'un arrêté préfectoral du 4 mars 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, d'une délégation à l'effet de signer tout arrêté relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figure pas la mesure d'éloignement en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de son auteur manque en fait et doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision mentionne les circonstances de fait propres à la situation de la requérante et à raison desquelles le préfet de la Vaucluse a estimé devoir refuser son titre de séjour, en indiquant notamment que l'intéressée est entrée en France dans des circonstances inconnues et s'y est maintenue sans en justifier, qu'elle ne justifie pas être titulaire d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à 3 mois, qu'elle ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français. La décision mentionne également le mariage, du 23 mai 2023 avec un ressortissant français. Il ressort également des termes de l'arrêté litigieux que le préfet de Vaucluse a visé les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales applicables à la situation de l'intéressée. L'arrêté attaqué contient ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour de Mme A n'a pas été présentée sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, les motifs de l'arrêté contesté font apparaître que le préfet de Vaucluse n'a pas examiné d'office si l'intéressée pouvait prétendre à la délivrance d'une carte de séjour temporaire sur ce fondement. Dans ces conditions, Mme A ne peut utilement invoquer le moyen tiré de ce que cette autorité aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire () est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Selon l'article L. 423-1 du même code : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies :/ 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ;/ 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ;/ 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état-civil français. ".
6. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme A en sa qualité de conjointe d'un ressortissant français, le préfet de Vaucluse a notamment relevé que l'intéressée ne justifiait pas être titulaire d'un visa de long séjour. Il ressort des pièces du dossier que la requérante, n'établit pas, ni même n'allègue être titulaire d'un visa de long séjour, par suite, le moyen, tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point précédent ne peut qu'être écarté.
7. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-2 du code d'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". L'article L. 312-2 de ce code dispose : " Tout étranger souhaitant entrer en France en vue d'y séjourner pour une durée supérieure à trois mois doit solliciter auprès des autorités diplomatiques et consulaires françaises un visa de long séjour dont la durée de validité ne peut être supérieure à un an () ". Aux termes de l'article L. 312-3 du même code : " Le visa de long séjour est délivré de plein droit au conjoint de ressortissant français. Il ne peut être refusé qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre public.
8. D'autre part, aux termes de l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 : " 1. Les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'une des Parties contractantes sont tenus de se déclarer, dans les conditions fixées par chaque Partie contractante, aux autorités compétentes de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils pénètrent. Cette déclaration peut être souscrite au choix de chaque Partie contractante, soit à l'entrée, soit, dans un délai de trois jours ouvrables à partir de l'entrée, à l'intérieur du territoire de la Partie contractante sur lequel ils pénètrent. () ". Aux termes de l'article R. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des dispositions de l'article R. 621-4, l'étranger souscrit la déclaration d'entrée sur le territoire français mentionnée à l'article L. 621-3 auprès des services de la police nationale ou, en l'absence de tels services, des services des douanes ou des unités de la gendarmerie nationale. A cette occasion, il lui est remis un récépissé qui peut être délivré par apposition d'une mention sur le document de voyage. / Les modalités d'application du présent article, et notamment les mentions de la déclaration et son lieu de souscription, sont fixées par arrêté conjoint du ministre de l'intérieur et du ministre chargé de l'immigration ". Aux termes de l'article R. 621-4 du même code : " N'est pas astreint à la déclaration d'entrée sur le territoire français l'étranger qui se trouve dans l'une des situations suivantes : / 1° N'est pas soumis à l'obligation du visa pour entrer en France en vue d'un séjour d'une durée inférieure ou égale à trois mois ; / 2° Est titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, d'une durée supérieure ou égale à un an, délivré par un Etat partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 ; toutefois un arrêté du ministre chargé de l'immigration peut désigner les étrangers titulaires d'un tel titre qui demeurent astreints à la déclaration d'entrée ".
9. En application de ces dispositions, la souscription de la déclaration prévue par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen, et dont l'obligation figure à l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est une condition de la régularité de l'entrée en France de l'étranger soumis à l'obligation de visa et en provenance directe d'un Etat partie à cette convention qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire. Les dispenses à cette obligation déclarative sont fixées par les dispositions précitées de l'article R. 621-4 du même code.
10. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par Mme A, le préfet de Vaucluse s'est fondé sur le motif tiré de ce que l'intéressée ne pouvait pas bénéficier des dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, le préfet mentionnant notamment le défaut, sur le passeport de l'intéressée, du tampon d'entrée sur le territoire national tel que prévu par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen.
11. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée régulièrement en Espagne le 28 septembre 2019 sous couvert d'un visa C d'une durée de 30 jours valable du 6 septembre 2019 au 20 octobre 2019, ce visa lui ayant été délivré par les autorités espagnoles. Toutefois, au regard des dispositions précitées au point 9, la circonstance que l'intéressée soit titulaire d'un tel visa, ne la dispensait pas de l'obligation de déclaration d'entrée sur le territoire français qu'exigent les dispositions de l'article R. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle ne conteste, par ailleurs, pas qu'elle ne disposait pas d'un visa d'une durée de validité supérieure à trois mois. De la même manière, Mme A ne justifie pas être entrée régulièrement en France dès lors que son passeport ne comporte aucun tampon d'entrée sur le territoire français, et qu'elle n'allègue pas avoir souscrit à la déclaration d'entrée sur le territoire français, qui constitue une condition de régularité de l'entrée en France de l'étranger soumis à l'obligation de visa et dont il n'était pas dispensé en vertu des dispositions précitées. Par suite, et dès lors que Mme A ne justifie pas avoir effectué cette formalité déclarative et ne se prévaut d'aucune dispense à cette obligation, c'est à bon droit que le préfet de Vaucluse a pu considérer que l'intéressée n'était pas entrée de manière régulière en France et a pu rejeter, pour ce seul motif, la demande d'admission au séjour présentée par Mme A. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de Vaucluse aurait méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a vécu jusqu'à l'âge de 38 ans au moins au Maroc, où elle n'établit pas être isolée. Si elle peut se prévaloir d'un mariage en mai 2023 avec un ressortissant français, au demeurant récent, les pièces produites, à savoir principalement une attestation de souscription d'un contrat de fourniture d'énergie aux noms des deux époux, une facture de facture de téléphone de décembre 2022, des ordonnances médicales ainsi qu'une attestation d'inscription à des ateliers de français à compter de mars 2022 datée de mai 2022, ne démontrent toutefois ni la réalité et l'ancienneté d'une vie commune ni une insertion particulière de la requérante en France. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour litigieuse porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
14. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () "
15. Il ressort des pièces du dossier que Mme A s'est vue refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjointe de ressortissant français, le préfet de Vaucluse pouvait donc légalement l'obliger à quitter le territoire en application des dispositions précitées. Le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait entachée la décision contestée doit donc être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de Vaucluse.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Lahmar, conseillère,
Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
A-S. HOENEN
La présidente,
C. BOYERLa greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026