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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2402341

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2402341

mardi 25 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2402341
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. A B demande au tribunal de suspendre l'exécution de l'arrêté du maire de la commune de Nîmes du 11 juin 2024, pour une durée de deux mois, ordonnant l'exécution d'office de travaux de débroussaillement réglementaire contre le risque feu de forêt sur la parcelle cadastrée BT0410.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".

2. Tout d'abord, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".

3. M. B sollicite la suspension de l'arrêté du maire de la commune de Nîmes du 11 juin 2024 ordonnant l'exécution d'office de travaux de débroussaillement réglementaire contre le risque feu de forêt sur la parcelle cadastrée BT0410. Toutefois, hors le cas des référés, il n'appartient pas au juge administratif, qui ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation d'une personne publique au versement d'une somme d'argent, de suspendre l'exécution d'une décision administrative. A supposer même que M. B ait ainsi entendu former un recours en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, il n'a pas introduit de requête distincte à fin d'annulation ou de réformation contre l'arrêté qu'il conteste, conformément à l'article R. 522-1 précité. Par suite, ses conclusions à fin de suspension sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C peut, dans son ensemble, être rejetée par ordonnance en application des dispositions susvisées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête n°2402341 de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Copie en sera adressée à la commune de Nîmes.

Fait à Nîmes, le 25 juin 2024.

Le président de la 3ème chambre,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2402341

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