mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2402909 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2024, Mme A C demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle lui est refusé un droit de parloir pour M. B C.
Elle soutient que :
- son permis de visite a été supprimé puis suspendu pour une durée de 9 mois compte tenu de son comportement envers la surveillante ;
- elle a besoin de garder contact avec son frère détenu ;
- elle s'excuse pour les désagréments causés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d' en apprécier le bien-fondé () ".
2. Pour contester la décision du 5 juin 2024 par laquelle le ministre de la justice a rejeté sa demande d'annulation de la décision l'interdisant de parloir pour visiter M. B C, son frère, pour une durée de 9 mois, Mme C soutient regretter les actes ayant entraîné l'édiction de la décision qu'elle conteste et reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Dès lors, à la requête de Mme C, qui ne conteste pas le fondement de la décision qu'elle conteste et dont aucun des moyens n'est assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, est entachée d'une irrecevabilité manifeste qui n'est plus susceptible d'être régularisée et doit, pour ce motif, être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n°2402909 de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.
Fait à Nîmes, le 1er octobre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
P. PERETTI
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2402909
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