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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403031

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403031

mercredi 20 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403031
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP PENARD OOSTERLYNCK BEVERAGGI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Orange ordonnant la fermeture des épiceries de nuit en centre-ville de 22h à 7h du 1er avril au 31 octobre. Le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune d’Orange a été condamnée à verser 2 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, M. B A, représenté par Me Carole Beveraggi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le maire de la commune d'Orange a décidé de la fermeture des épiceries de nuit du 1er avril au 31 octobre entre 22 heures et 7 heures du matin dans le centre-ville, à compter de la publication de l'arrêté qui sera reconduit chaque année ;

2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2025, la commune d'Orange conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 8 août 2025, M. A doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'annulation et maintenant ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par un acte, enregistré le 8 août 2025, M. A doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin à fin d'annulation. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à hauteur de la somme de 2 000 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le maire de la commune d'Orange a décidé de la fermeture des épiceries de nuit du 1er avril au 31 octobre entre 22 heures et 7 heures du matin dans le centre-ville.

Article 2 : La commune d'Orange versera à M. A la somme de 2 000 euros.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune d'Orange.

Fait à Nîmes, le 20 août 2025.

Le président de la 3ème chambre,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentée décision.

N°2403031

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