vendredi 13 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2403323 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GILLIOEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 août 2024, Mme A B, représentée par Me Gillioen, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite née le 20 août 2024 par laquelle le préfet du Gard a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " ;
2°) d'enjoindre au préfet du Gard de procéder à un nouvel examen de sa demande de carte de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande ou une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de cette notification et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est présumée remplie s'agissant d'une décision refusant le renouvellement de son titre de séjour et, en tout état de cause, cette décision la place dans une situation de précarité sur les plans familiaux et financiers, la privant notamment de la possibilité de poursuivre l'exécution de son contrat de travail à durée indéterminée ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation puisqu'elle remplit les conditions du renouvellement sollicité et d'obtention d'une carte de résident valable dix ans, notamment du fait de son statut de conjoint de français ;
- le préfet a méconnu l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors notamment que la communauté de vie avec son conjoint français n'a jamais cessé depuis leur mariage ;
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet du Gard a produit une pièce enregistrée le 5 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 12 septembre 2024 à 14 heures en présence de Mme Noguero, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de M. Roux, juge des référés ;
- les observations de Me Stadler, représentant Mme B qui a repris les moyens invoqués dans ses écritures en précisant que la délivrance d'une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour la maintenait dans une précarité administrative permettant de regarder la condition d'urgence à prononcer la suspension du refus implicite en litige comme étant remplie.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante américaine, est entrée régulièrement en France en 2021 suite à son mariage avec un ressortissant français et s'est vue délivrer à ce titre une carte de séjour pluriannuelle d'une durée de validité de deux ans qui expirait le 3 juillet 2024. Elle a déposé une demande de renouvellement de ce titre le 20 avril 2024 à laquelle le préfet du Gard pas répondu. Elle demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de sa carte de résident, née le 20 août 2024 du silence gardé par le préfet du Gard durant quatre mois.
2. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité.
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Gard a délivré à Mme B, le 5 septembre 2024, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de sa carte de résident, maintenant l'ensemble des droits attachés à sa précédente carte de résident jusqu'au 4 décembre 2024. La délivrance de ce document a implicitement mais nécessairement eu pour effet de retirer le refus implicite attaqué et de prolonger l'instruction de la demande de renouvellement de la carte de résident de la requérante. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme B tendant à la suspension de l'exécution du refus de séjour implicite et à ce qu'il soit enjoint sous astreinte au préfet du Gard de procéder à un nouvel examen de sa demande en lui délivrant, dans l'attente, un récépissé de dépôt de sa demande ou une attestation de prolongation de son instruction.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B aux fins de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande, née le 20 août 2024, et d'injonction sous astreinte.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 13 septembre 2024.
Le juge des référés,
G. ROUX
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026